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Roumoules

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43° 49′ 35″ N 6° 07′ 50″ E / 43.8263888889, 6.13055555556

Roumoules
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Digne-les-Bains
Canton Riez
Code commune 04172
Code postal 04500
Maire
Mandat en cours
Gilles Megis
2008-2014
Intercommunalité sans
Démographie
Population 711 hab. (2009)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 49′ 35″ Nord
       6° 07′ 50″ Est
/ 43.8263888889, 6.13055555556
Altitudes mini. 545 m — maxi. 783 m
Superficie 26,04 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Roumoules (Roumoulo en occitan provençal selon la norme mistralienne et Romolas selon la norme classique) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Roumoulins.

Sommaire

[modifier] Économie

[modifier] Histoire

Roumoules tire son origine d’un établissement romain périphérique de Riez. La présence romaine sur la commune est attestée par trois découvertes : en 1957, une sépulture antique appartenant certainement à une nécropole a été découverte au Play, elle contenait probablement les restes d’un centurion et pourrait dater du Ier ou IIe siècle après Jésus-Christ[1]. En 1965, on a découvert à proximité un fer de pilum.

Un peu plus au nord, au lieu dit "Verdillon", a été découverte en 1964 une sépulture à incinération constituée d’un vase en tôle de bronze et contenant des ossements humains incinérés.

Enfin, la troisième trace de la présence de Romains est une inscription antique connue depuis le XVIe siècle mais non visible du fait des transformations de l’église. Elle a peut-être été réemployée dans la construction de l’autel. Il s’agit d’une épitaphe datée du Ier siècle av. J.‑C., de Marcus Annius Severus à son épouse Julia Tessallys.

Roumoules dépend de Saint-Martin-le-Rimat (village disparu) et devient une co-seigneurie qui appartient successivement à de nombreuses familles nobles. La seigneurie est érigée en baronnie pour les Grimaldi en 1649[2]. Elle passe ensuite aux Régusse puis, au XVIIIe siècle, à la famille de Clérissy qui est à l'origine de la réputation des faïences de Moustiers-Sainte-Marie.[réf. nécessaire]

La communauté de Saint-Martin-le-Rimat ou Saint-Martin-d’Alignosc, qui comptait 24 feux en 1315, est fortement dépeuplée par la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans) et annexée par celle de Roumoules au XVe siècle[2].

La Réforme connaît un certain succès à , et une partie des habitants se convertissent. Malgré les guerres de religion, une communauté protestante se maintient au XVIIe siècle autour de son temple, grâce à l’édit de Nantes (1598). Mais l’abolition de l’édit de Nantes (1688) lui fut fatale, et elle disparut, ses membres émigrant ou étant convertis de force[3]. Le fief de Roumoules est érigé en marquisat en 1649[4].

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[5]. Saint-Martin-le-Rimat, qui forme une commune de manière éphémère au début de la Révolution, est rattaché à Roumoules avant 1794[6].

[modifier] Toponymie

Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois vers 1020 (in villa Romules), est interprété comme tiré d’un nom propre romain, Romulus[7],[8].

[modifier] Héraldique

Blason Roumoules.svg

Blasonnement :
D'azur à deux lions affrontés d'or soutenant de leurs pattes de devant une meule de moulin d'argent[9]

[modifier] Géographie

Le village est situé à 600 m d’altitude[10] dans la vallée que le Colostre, affluent du Verdon, a creusé dans le plateau de Valensole. Il se trouve à 15 km à l’ouest de Moustiers-Sainte-Marie et à 3 km à l’est de Riez sur la route départementale 952. Sept kilomètres plus au nord se trouve Puimoisson, et à peu près à même distance, au sud, le lac et le village de Sainte-Croix-du-Verdon.

[modifier] Communes limitrophes[11]

[modifier] Administration

[modifier] Intercommunalité

Roumoules ne fait actuellement partie d'aucune communauté de communes. Mais devrai le 1er janvier 2013 faire partie de la communauté d'agglomération du Pays de Manosque[12].

[modifier] Municipalité

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 réélu en 2008[13] Gilles Megis DVD  

[modifier] Démographie

Évolution démographique
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
82 44 710 640 609 621 534 584 607 650
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
587 571 551 525 519 507 480 439 446 410
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
384 350 352 323 266 257 233 238 216 223
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 2011 2012
163 214 249 301 469 631 714 711 722 711
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
Sources : Base Cassini de l'EHESS jusqu'en 1962[14], base Insee à partir de 1968[15],[16],[17].
Courbe d'évolution démographique de Roumoules depuis 1793

[modifier] Lieux et monuments

Le château de Campagne est le principal monument de la commune. Situé dans la vallée du Colostre entre Riez et Roumoules, la terre de Campagne est, selon l’inventaire de production du 28 novembre 1618, l’un des plus anciens domaines seigneuriaux de Provence. On sait qu’en 1324 il appartenait à la famille de Podio, coseigneurs de Riez et de Roumoules. Le château actuel a été construit vers 1680-1690. Il a eu de nombreux propriétaires dont la famille Grimaldi en faveur de qui la seigneurie de Roumoules est érigée en baronnie. Il est finalement acheté en 1782 par Pierre Joseph Clérissy, célèbre faïencier de Moustiers-Sainte-Marie.

De plan rectangulaire, il est encadré par deux pavillons carrés, qui sont eux-mêmes encadrés de tours rondes. Sa toiture en faïences multicolores est classée monument historique[18],[19]. C’est le plus grand toit de tuiles émaillées de Provence, avec 42 000 tuiles de 25 cm sur 13, formant des motifs géométriques (losanges et chevrons)[20]. Son vestibule est dallé de carreaux émaillés vert ou jaune[21].

Le château de Saint-Martin-d’Alignosc, ou de Saint-Martin-le-Rimat, domine la vallée du Colostre. Le bâtiment principal date de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe. Il est précédé par une terrasse encadrée de deux tourelles, et de jardins offrant des jets d’eau. Il a également appartenu à Pierre Clérissy[22].

L’église paroissiale Saint-Pierre-ès-Liens est un ancien prieuré de l’abbaye de Lérins. Sa nef à deux travées est accostée de bas-côtés ; nef et bas-côtés sont plafonnés. Le bas-côté nord débouche sur une chapelle d’architecture gothique, voûtée sous croisée d'ogives, qui date du XVIe siècle[23]. L’abside est voûtée sous croisée d’ogives et ornée de peintures du XIXe siècle[24]. À part la chapelle gothique, l’église, qui a dû être voûtée en plein cintre, date du XVIIe siècle[25]. Sa crèche date d’avant 1850[26].

[modifier] Personnalités liées à la commune

  • L'abbé Charles Léon Spariat (1860-1936), prêtre et écrivain

[modifier] Évènements

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles de Wikipédia

[modifier] Liens externes

[modifier] Sources

[modifier] Bibliographie

  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p.
  • Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969

[modifier] Notes

  1. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p., p 21
  2. a et b Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 193
  3. Édouard Baratier, « Les protestants en Provence », cartes 118 et 119 et commentaire in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  4. Édouard Baratier et Ernest Hildesheimer, « Les fiefs provençaux au XVIIIe siècle », carte 111 et commentaire in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  5. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
  6. EHESS, notice communale de Roumoules sur la base de données Cassini, consultée le 31 juillet 2009
  7. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares, Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p 376
  8. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume I : Formations préceltiques, celtiques, romanes, § 10521, p 635
  9. Banque du Blason
  10. Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 (non-paginé) p. (ISBN 2-7399-5004-7) 
  11. Magazine Conseil général, juillet-août 2008, p 7
  12. ledauphine.com Intercommunalité des Alpes-de-Haute-Provence
  13. Site de la préfecture des AHP
  14. Notice communale de Roumoules sur la base Cassini. Consulté le 1er janvier 2012.
  15. Résultats du recensement de la population - Roumoules sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  16. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  17. Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  18. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p., p 263-264
  19. Arrêté du 30 janvier 1992, notice de la Base Mérimée, consultée le 7 décembre 2008
  20. Raymond Collier, op. cit., p 514
  21. Raymond Collier, op. cit., p 513
  22. Raymond Collier, op. cit., p 267
  23. Raymond Collier, op. cit., p 176
  24. Raymond Collier, op. cit., p 488
  25. Raymond Collier, op. cit., p 231
  26. Raymond Collier, op. cit., p 532
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