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| Saint-Riquier | |
|---|---|
L'abbatiale |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Picardie |
| Département | Somme |
| Arrondissement | Abbeville |
| Canton | Ailly-le-Haut-Clocher |
| Code commune | 80716 |
| Code postal | 80135 |
| Maire Mandat en cours |
Yves Monin 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Haut Clocher |
| Site web | Site officiel de la ville |
| Démographie | |
| Population | 1 246 hab. (2006) |
| Densité | 86 hab./km2 |
| Gentilé | Centulois |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 19 m — maxi. 97 m |
| Superficie | 14,48 km2 |
Saint-Riquier est une commune française située dans le département de la Somme et la région Picardie.
Ses habitants sont appelés les "Centulois" (ancien nom de la ville : Centule)
Sommaire |
Saint-Riquier se trouve à 10 km d’Abbeville, 35 km à l’ouest d’Amiens et 160 km au nord de Paris.
L'accès par le chemin de fer est assuré par la ligne Paris-Calais (arrêt à Abbeville).
Le territoire de Saint-Riquier est borné par 7 communes :
Au nord : Gapennes; au nord-est et à l'est : Oneux; au sud-est : Yaucourt-Bussus; au sud Buigny-l'Abbé et Bellancourt; au sud-ouest : Neufmoulin; au nord-ouest : Millencourt-en-Ponthieu.
Liste des Maires successifs de la Révolution à nos jours
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| 1129[2] | 1176 | 1205 | 1165 | 1166 | 1186 | 1246 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Saint-Riquier, autrefois appelé « Centule » (la ville aux cent tours[3]) est une ancienne cité monastique qui s’est développée autour du monastère fondé au VIIe siècle, en 625, par Riquier, propriétaire terrien converti au catholicisme qui évangélisa le Nord de la France. L’abbaye connut son apogée à l’époque de Charlemagne et comptait, en l’an 800, plus de 300 moines et une école réputée.
La ville de Centule, qui bénéficiait de cette prospérité et s’était protégée par des fortifications, aurait abrité jusqu’à 15 000 habitants ; elle fut capitale du Ponthieu aux Xe et XIe siècles, avant d’être supplantée par Abbeville (Abbatis Villa ou domaine des Abbés) où un port avait été créé.
Au Moyen Âge, Centule prend le nom de Saint-Riquier en raison de la ferveur des pèlerinages aux reliques du saint, mais les habitants conservent le nom de Centulois. Longtemps ville fortifiée du Royaume de France, dont elle possède les armes, Saint-Riquier a subi de nombreuses invasions et destructions.
La Province de Picardie fut rattachée au domaine royal tout à la fin du Moyen Âge, une première fois en 1477 sous le règne de Louis XI et son rattachement fut confirmé une seconde fois, et définitivement, en 1482, après la victoire de ce dernier sur le Duc de Bourgogne Charles le Téméraire. En 1524, il faut citer les noms de deux centuloises : Becquestoile et Bellegueule qui entraînent à la résistance de la cité encore entourée de remparts contre une attaque surprise des troupes d'un lieutenant de Charles Quint.Dès lors, Saint-Riquier va jouer le rôle de place forte, réputée quasi-imprenable à la frontière nord du royaume, face à la Province d’Artois, possession de la Maison d’Autriche jusqu’en 1659. François Ier viendra en personne la conforter dans ce rôle stratégique.
Si la commune ne compte aujourd’hui que 1 200 habitants environ, elle conserve néanmoins un riche patrimoine historique et touristique.
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D'azur semé de fleurs de lys d'or, au chef d'argent. Les armoiries de la ville se présentent sous la forme d’un semis de fleurs de lys d’or sur champ d’azur, le tout couronné de murailles. Saint-Riquier a le rare privilège de pouvoir arborer les couleurs et attributs de la royauté française. La cité doit cette distinction à son long et riche passé, à sa fidélité aux princes du Royaume de France, aux prix de ses sacrifices pour en assurer la protection et la puissance. |
Le chapitre mettant en présence saint Riquier et deux chevaliers 'bretons' rentrant en Grande Bretagne a fait l'objet d'un plagiat au profit d'un prétendu saint breton Riok (Riocatus), qui met celui-ci aussi en présence de deux chevaliers bretons insulaires, Derrien et Néventer qui sont devenus par la suite les éponymes des paroisses de Saint-derrien et de Plounéventer. (cf. Genèse de la Bretagne armoricaine. JC Even).
Construite à l’emplacement de l’église carolingienne détruite par les invasions normandes et les incendies, cet édifice du XIIIe siècle est l’œuvre de restauration de 4 abbés entre 1257 et 1536 et a connu les différentes étapes du gothique. Longue de 96 mètres, large de 27 mètres et haute de 50 mètres, elle possède une façade de style gothique flamboyant du XVe siècle.
À l’intérieur, le style est plutôt classique, dans les boiseries, les grilles et la décoration en marbre du XVIIe siècle sous l’influence de l’abbé Charles d’Aligre.
On peut également y admirer les tableaux de peintres du XVIIe siècle (Jouvenet, Bon Boullongne, Hallé…),un Christ de Girardon, ainsi que la salle du Trésor, où est contée (lors de visites guidées) l’une des plus extraordinaires légendes du Moyen Âge : le Dit des trois morts et des trois vifs.
L’évocation la plus ancienne de cette institution remonte à 1199. Il fut à l’origine dirigé par des Frères et des Sœurs, puis par les Sœurs Augustines qui restèrent à Saint-Riquier jusqu’en 1963. À la Révolution l’Hôtel-Dieu devient un hospice civil.
Les bâtiments actuels ont été construits de 1688 à 1704. On remarque surtout le cloître en briques et pierre et la chapelle dédiée à Saint-Nicolas[5], élevée de 1717 à 1719, et consacrée en 1720 par l’évêque d’Amiens. Cette chapelle s’enrichit au cours du XVIIIe siècle de précieuses ornementations, la plupart de style baroque-rocaille (tableaux de Parrocel, grilles de fer forgé attribuées à Vivarais). Cette décoration a été complétée en 1753 par un autel monumental orné de statues, le tout en bois sculpté exécuté par Pfaffenhoffen dit Pfaff.
Il est le symbole de l’indépendance municipale car Saint-Riquier a obtenu en 1126 une des premières chartes communales de France. Le premier beffroi étant trop près de l’abbaye, les puissants abbés exigèrent en 1283 qu’un nouveau beffroi soit construit à l’endroit actuel. Édifié au XIIIe siècle, il fut presque totalement détruit en 1475, sur ordre de Louis XI revanchard pour le soutien de la ville aux Bourguignons, puis reconstruit et terminé en 1528. Imposante tour carrée de pierres blanches haute de 18 mètres, large de 9,4 mètres et posée sur un soubassement de grès, le beffroi est flanqué de 4 tourelles d’angle à clocheton pour le guet. Il doit son aménagement actuel à de grands travaux de réhabilitation en 1788 et 1789 où l’on perce sa grande entrée nord. Il devient alors Hôtel de Ville et abrite jusqu’en 2005 les réunions et les mariages. Il possède deux entrées opposées l’une pour la tour de guet, l’autre pour la prison (où se trouve actuellement le Syndicat d’initiative).
Depuis juillet 2005, il est classé au Patrimoine mondial de l’Unesco avec 22 autres beffrois du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie.
Cette maison, près de la place (au 3, rue du Général de Gaulle), se signale par une curiosité architecturale. Son pignon, épousant la forme du bicorne de l'Empereur Napoléon 1er, est surmonté de sa statue.
Il faut y voir l'hommage rendu à sa mémoire, vraisemblablement en 1840 à l'occasion du retour de ses cendres, par l'un de ses grognards, Louis Joseph Petit. Cette statue, récente (œuvre du sculpteur amiénois Léon Lamotte), est en fait une réplique. Sur la façade côté jardin se trouve une plaque commémorative avec l'inscription :
Que cet aspect célébratif ne fasse pas oublier le riche passé d'un des lieux les plus chargés de l'histoire locale. On retrouve des traces de la maison dans les plus anciens documents centulois, sans doute bien au-delà du XVIe siècle. La demeure s'appelait jadis "l'Hôtel du Blanc Coulon" (Blanc Colombier ?). En 1665, elle est la propriété de Jean Garin, sergent royal, qui l'a acquise des héritiers de Jean Butey, Procureur royal, lui-même la tenant de Jean Carpentier. Au XVIIIe siècle, cette demeure est passée dans la famille Judcy ou Judey, 8 générations de chirurgiens issues d'un chirurgien-major d'un régiment suisse.
Par mariage et héritage, cette propriété échoit à la famille Lefebvre, bourgeois et maire de Saint-Riquier, avant que le beau-père de Louis Joseph Petit, Angilbert Lefebvre, à l'occasion de l'élargissement, dans la traversée du bourg, de la route Le Havre-Lille, ne contribue à l'édification de ce pignon. La fille de Louis Joseph Petit se mariera en 1859 à Maître Eugène Marcassin, notaire à Saint-Riquier. Un de ses fils René Marcassin, PDG de la Compagnie de Saint-Gobain, devenait propriétaire de la demeure en 1890, après la mort de sa grand-mère Madame Petit. Il la transmettra à son décès en 1944 à sa fille Madame Lauzier. Elle la cédera à Madame Pardessus, secrétaire d'avocat, le 2 décembre 1961, date anniversaire du Sacre et d'Austerlitz. Madame Pardessus est la première propriétaire ne descendant pas de Louis Petit.
Après son bombardement en août 1944, on installa en ses murs un bureau de la Poste jusqu'en 1962. Les nouveaux propriétaires Marc et Bernadette Stubbe, d'origine belge, ont acquis la demeure en 2000. La façade et le pignon ont été ravalés en mai 2006.
Ce monument représente une pyramide d’où tombent des guirlandes avec, trônant au sommet, un coq de bronze en train de chanter. Il a été érigé grâce à l’argent d’une souscription publique. Il est l’œuvre d’Emmanuel Fontaine, sculpteur abbevillois (1856-1935) et a été inauguré le dimanche 10 octobre 1920. Trente sept noms de Centulois morts à la Grande Guerre y sont inscrits.
Dans un angle de la ferme de Drugy, reconstruite sur les fondations de l’ancien château fortifié et résidence d’été des abbés de Saint-Riquier, on montre encore une ancienne salle voûtée qui correspondrait à l’emplacement du cachot occupé par Jeanne d’Arc, une nuit de novembre 1430, alors qu’elle était conduite pour son procès et son supplice à Rouen. Le passage de Jeanne d’Arc à Drugy-lès-Saint-Riquier est relaté dans la chronique latine de Jean de la Chapelle, datée de 1492.
Saint-Riquier possédait deux enceintes fortifiées. L’enceinte interne avait 4 portes et une portelette. L’enceinte externe avait au moins sept portes ou portelettes.
Des remparts médiévaux de la ville, il ne reste que quelques débris de murailles et quelques tours en mauvais état :
Bien desservi par la route et le rail, doté d’un vaste camp d’entraînement et d’un hôpital militaire (installé dans les bâtiments de l’Abbaye), Saint-Riquier assurait un rôle essentiel dans la préparation et les soins des troupes alliées à l’arrière du Front dès 1915. Le petit cimetière communal, trop exigu et inapproprié, ce lieu de sépultures fut improvisé à la hâte au début de la Première Guerre mondiale. Y reposent 104 combattants britanniques et des colonies anglaises des deux dernières guerres.
On y trouve également la tombe familiale du Sergent Petit (de la "Maison Napoléon").
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