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Un schiste est une roche qui a pour particularité d'avoir un aspect feuilleté, et de se débiter en plaques fines ou « feuillet rocheux ». On dit qu'elle présente une schistosité. Il peut s'agir d'une roche sédimentaire argileuse, ou bien d'une roche métamorphique. Quand celle-ci est uniquement sédimentaire, les géologues canadiens préfèrent utiliser le terme « shale »[1].
Cette dernière distinction est importante pour les géologues et les ingénieurs, car une roche métamorphique ne peut pas contenir une quantité significative d'hydrocarbures puisque la température lors de la formation de ces roches dégrade ce type de molécules. Il serait donc plus précis de parler de gaz de shale bien que le terme gaz de schiste ait été popularisé (ce qui est faux, puisque le schiste est une roche métamorphique ayant pour origine le shale, qui est une roche sédimentaire).
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Il s'agit d'une roche formée d'argile ayant sédimenté au fond d'une eau calme. Elle peut s'être formée en milieu marin, comme les schistes-carton datant du toarcien du sud de la France.
Les schistes argileux sont les seuls qui peuvent contenir des gaz combustibles : les gaz de schiste (également nommés gaz de shale dans certains milieux techniques).
Les géologues canadiens préfèrent utiliser le terme shale, le mot officiellement reconnu par Ressources naturelles Canada, pour parler spécifiquement de ce type de schiste, et utilisent habituellement le terme schiste pour parler du schiste métamorphique en accord avec l'usage aux États-Unis (ce qui explique que le terme schist gas soit pratiquement inexistant en anglais). En France, le mot shale est cependant considéré comme étant un anglicisme à éviter, bien qu'aucun mot au sens identique n'existe en français, et le terme schiste argileux est le seul officiellement reconnu par le gouvernement français depuis le 22 septembre 2000.
À noter que les européens utilisent souvent le terme schiste pour désigner par abus de langage un schiste argileux, alors que les géologues et ingénieurs canadiens, également par abus de langage, utilisent habituellement le terme schiste pour désigner un shale qui s'est transformé en schiste métamorphique[2]. Ces nuances entre les termes techniques en usage au Canada et en France sont assez fréquents.
Les argilites sont des roches détritiques qui ont sédimenté dans des eaux argileuses, ils sont composé de mica, quartz et d'argile.
Les schistes d’alun sont des schistes argileux mêlés de pyrite de fer (FeS2) et de charbon. Leur couleur les fait classer dans les schistes noirs. Cette roche est formé par l'érosion d'alun, un mélange de sulfate de potassium et de sulfate d'aluminium, naguère très utilisé en tannerie[3]. Les schistes d’alun furent de 1500 à 1800 la principale source de sels d'alun. Plusieurs schistes d'alun présentent aussi des concentrations importantes en sulfate de cuivre et de zinc.
Le schiste métamorphique provient d'une argile qui sous l'action de la pression et de la température présente un feuilletage régulier en plans parallèles : la « schistosité ». Le plan de schistosité est oblique à la direction d'aplatissement (la stratification). Deux épisodes de déformation de directions différentes conduisent à la formation de deux directions de schistosité différentes, et à la création de "frites" (morceaux de roche allongés, de section assez petite, typiquement 1 cm ou moins).
Seules quelques espèces d'arbres adaptés à ces conditions peuvent y évoluer. C'est le cas, par exemple, du bouleau pubescent, qui peut pousser dans un sol de ce type.
Parmi les schistes notables, l'ardoise, très plane et de schistosité marquée, se débite en fines dalles servant à la couverture des toitures. On peut aussi utiliser la lauze de schiste, plus épaisse. On parle de micaschiste dans le cas d'un métamorphisme de plus haut grade, qui conduit à la présence de micas blancs (muscovite) ou noirs (biotite) dans le plan de schistosité.
Les schistes tirés des terrils houillers (du Nord-Pas-de-Calais et de la Loire notamment), servent à la réalisation des assises de chaussées. Il en existe deux types :
Il existe aussi de la cornéenne, un autre type de schiste, obtenu par métamorphisme à partir de roches sédimentaires. Il se trouve souvent au contact d'intrusions magmatiques, par exemple en Normandie.
Au XVe siècle en Italie, en particulier, le schiste argileux à grain serré, était utilisé à la manière d'un crayon qui donne un trait dont la teinte varie du noir au gris pour le rendu des modelés, des volumes et par voie de conséquence pour l'étude de la figure humaine. Deux autres techniques sont venues le supplanter[réf. nécessaire], le fusain et la mine de plomb.
Outre l'emploi de l'ardoise comme matériau de couverture ou de bardage, le schiste est utilisé comme moellon en maçonnerie (voir par exemple le château d'Angers).
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