A la recherche d'informations sur Serge Quadruppani ? Vous êtes ici : recherche >> Encyclopédie » Serge Quadruppani
| Serge Quadruppani | |
|
Serge Quadruppani à New Delhi en novembre 2005
|
|
|
|
|
| Activités | Romancier, traducteur, éditeur |
|---|---|
| Naissance | 6 janvier 1952 |
Serge Quadruppani (né le 6 janvier 1952 à La Crau, Var) est un écrivain, traducteur, essayiste, journaliste et éditeur littéraire français. Il est notamment l'auteur de plusieurs romans policiers et est le traducteur en français de la série des Commissaire Montalbano de Andrea Camilleri.
Sommaire |
Serge Quadruppani naît le 6 janvier 1952 à La Crau dans le Var. D'origine très modeste et italienne par ses grands parents immigrés, il est un des quatre enfants élevés par sa mère seule. Élève au lycée à Hyères il se fait renvoyer l'année du baccalauréat auquel il est reçu en tant que candidat libre avec la mention « très bien ». Il est ensuite admis en hypokhâgne au lycée Louis-le-Grand de Paris qu'il quitte avant la deuxième année. Il entre alors dans la marginalité et fait ses premières expériences militantes radicales.
Après une période où il exerce plusieurs petits boulots (ramoneur par exemple) il commence à écrire et à traduire dans les années 1980.
Il commence sa carrière d'écrivain en publiant, entre 1991 et 1994 une trilogie de romans noirs aux Éditions Métailié : Y, Rue de la Cloche et La Forcenée. Des deux premiers romans, Jean-Patrick Manchette dira qu'« ils annoncent probablement une nouvelle période du polar français agressif et critique », considérant que c'est ce qu'il a « lu de plus intéressant ces dernières années »[1]. En 1995 il initie avec Jean Bernard Pouy et Patrick Raynal, la série de romans Le Poulpe dont il écrit le n° 2 Saigne-sur-Mer. Il a également créé la collection Alias au Fleuve noir.
Serge Quadruppani commence également une carrière de traducteur avec les traductions de Stephen King, Philip K. Dick ainsi que des mémoires de Margaret Thatcher. Depuis 1999, il a accentué son travail de traducteur en faisant connaître d'autre auteurs italiens en France tels que Valerio Evangelisti, Sandrone Dazieri, Massimo Carlotto, Marcello Fois, Giuseppe Montesano et Eraldo Baldini. Il est également l'un des traducteurs en français des romans de Andrea Camilleri, et notamment de la série des Commissaire Montalbano, pour lesquels doit être rendu un usage très particulier du dialecte et de régionalismes siciliens.
En tant qu'éditeur il a dirigé la collection aujourd'hui disparue « Italies » aux éditions Anne-Marie Métailié, mais reste responsable de la « Bibliothèque italienne » chez le même éditeur. Il a dirigé pour Fleuve noir les anthologies « Portes d’Italie » en 2001 (dix-huit nouvelles d’auteurs italiens), puis « Bleu, blanc, sang » en 2002 (vingt-cinq nouvelles d’auteurs français).
Dans le domaine de la presse écrite, il a animé au début des années 1990 en tant que directeur de publication le mensuel d'extrême gauche Mordicus. Il a également travaillé à deux livres d'enquête sur l'antiterrorisme en France (1989) et sur Roger Knobelspiess (1986). Entre 1988 et 1996, il a collaboré, d'abord régulièrement puis épisodiquement, à la revue La Quinzaine littéraire. En 1998 et durant deux ans, il a publié des chroniques et des nouvelles dans un quotidien génois, Il Secolo XIX et, en 2007-2008, a écrit pour divers journaux italiens : Il manifesto, L'Unità, Liberazione. Publie aussi sur carmillaonline.com, site italien voué à la « littérature de genre » et à la « culture d'opposition ». Il a collaboré à partir de sa création (en 2008) au journal Siné Hebdo, dans lequel il publiait Les Furieuses, un roman sous forme de feuilleton hebdomadaire[2]. Depuis 2010, il publie articles et fictions sur le site Article11[3] et sur le bimestriel du même nom.
En février 2011, il publie un essai, La Politique de la peur, dans lequel il dénonce l'idéologie de sécurité et le danger qui en découle pour la démocratie[4]. En mars de la même année, il reçoit le prix des lecteurs Quais du polar-20 minutes pour son roman Saturne[5].
Serge Quadruppani écrit aussi occasionnellement pour Le Monde diplomatique, ainsi que plus régulièrement pour Article 11 (version papier).
Sur son site il écrit: « Depuis l’âge de 20 ans, mes convictions me situent au carrefour de ce qu’on appelle aujourd’hui les "libertaires" et les "ultra-gauche"[6] ».
Cet auteur considéré comme engagé se sert du roman noir pour aborder de grandes questions de société[7] et dénonce volontiers dans ses ouvrages la répression policière, les staliniens et ce qu'il perçoit comme les excès de la lutte anti-terroriste.
En 1983, il participe avec Gilles Dauvé et une dizaine de personnes à la création de la revue La Banquise, dont il devient directeur de publication pour les derniers numéros. La même année un article intitulé « Ami(e)s pédophiles, bonjour! » paraît dans le n°2 de cette revue. Serge Quadruppani replace aujourd'hui cet article dans son contexte de l'époque et considère qu'il s'agissait d'une provocation pour moquer l'hystérie moralisatrice qui régnait en 1983 suite à une affaire de satyres. On peut lire dans l'article : « (...) combien de meurtres commis par des pédophiles auraient pu être évités, si la pédophilie, « épisode particulier des relations adultes-enfants » était moins dramatisée ? ». Le même article précisait : « Un pédagogue libéral américain n'explique-t-il pas que le principal traumatisme que subit l'enfant "victime" d'un satyre provient de ses parents qui en font tout un plat, alors que lui, s'il n'y a pas eu violence, aurait plutôt tendance à s'en foutre ? »[8].
Le dernier numéro de La Banquise paraît en 1986. En 1988, Serge Quadruppani fonde avec Gilles Dauvé Le Brise-glace (1988-1990) avant de participer à la création de Mordicus (1990-1994). Après l'expérience du bar La Bonne descente (1994-1997), Serge Quadruppani s'éloigne de l'ultra gauche. En 1997, il publie ainsi plusieurs articles dans la revue antifasciste No pasaran.
Dans les années 2000, Serge Quadruppani apporte publiquement son soutien à Cesare Battisti menacé d'extradition. Au-delà du cas particulier il dénonce notamment la remise en question de la « doctrine Mitterrand » qui accordait l'asile en France aux Italiens engagés dans les violences des années de plomb, en échange de leur renoncement à la lutte armée[9] et voit dans l'arrestation de Battisti un « coup électoraliste »[10]. Dans un article du Monde diplomatique de juillet 2008, il regrette l'occultation par les média de la répression judiciaire « exhorbitante » qui s'est abattue sur les milieux d'extrême gauche italiens dans les années 1970, ainsi que l'oubli de la responsabilité de certains milieux fascistes liés au pouvoir politique dans l'expression de la violence de ce qui fut, selon lui, « le plus vaste mouvement social anticapitaliste après la seconde guerre mondial »[11]. Il est également signataire en février 2008 d'un « Appel pour la libération des prisonniers d’Action directe »[12].
En juillet 2006, à la suite de l'accueil accordé par Jacques Chirac à l'Équipe de France de football et à Zidane en particulier, de retour de la Coupe du monde dans la finale de laquelle il a été exclu pour un coup de tête, il écrit une « Lettre ouverte à Zinedine Zidane », publiée par Libération, et dans laquelle il demande une amnistie pour les émeutiers de novembre 2005 ainsi que pour les manifestants des mouvements anti-CPE et contre les lois Fillon[13],[14].
En 2008 il dénonce l'attitude de la presse et du pouvoir politique français, qui assimile les actes de sabotage sans victimes contre les lignes de la SNCF à du terrorisme. Il voit dans cette affaire la fabrication d'un « épouvantail médiatique »[15],[16]. À la libération de Julien Coupat le 28 mai 2009, il dénonce les mass médias : « On peut quand même s'interroger sur cette tendance récurrente de ce qui se prétend "le quatrième pouvoir" à se faire porte-parole de l'Intérieur. Directement dépendantes de cette oligarchie financière dont Sarkozy est le fondé de pouvoir, les directions des grands journaux sont tout naturellement portées à relayer la parole du gouvernement ou celle de ses opposants institutionnels[17]. »
En août 2009 il participe aux obsèques de Thierry Jonquet au funérarium du cimetière du Père-Lachaise avec d'autres (femme et enfants, membres des différentes maisons d'éditions successives de l'écrivain et des amis dont d'anciens membres de la LC puis de la LCR) et y prononce quelques phrases en hommage à un écrivain largement engagé contre l'antisémitisme.
Accusé dans les années 1990 par Didier Daeninckx de soutenir la liberté d'expression des négationnistes et notamment de Robert Faurisson, Serge Quadruppani a été signataire d’un texte diffusé en 1993 dans les revues et les milieux de gauche et libertaires et dirigé contre les négationnistes, qualifiés d’« ennemis ». En 1996, encore, dans Libertaires et ultra-gauche contre le négationnisme, aux éditions antifascistes Reflex, il revenait sur ses erreurs dans une contribution clairement anti-négationniste. Un texte de 1997 cosigné par un grand nombre d’auteurs, dont Pierre Vidal-Naquet, le dédouane de l’accusation de négationnisme. La revue La Banquise, que Quadruppani codirigeait, écrivait également que Faurisson était « indéfendable » en raison de son « argumentation antisémite ». Par la suite plusieurs écrivains dont Quadruppani, ainsi que Maurice Rajsfus finissent par accuser Didier Daenickx de « tirer contre son propre camp » et de faire des « procès en sorcellerie »[18].
Le contenu de cette page (Serge Quadruppani) est un minuscule extrait de l'encyclopiédie gratuite en ligne WIKIPEDIA
le webmaster de ce site n'est pas l'auteur de cet article (Serge Quadruppani). Vous pouvez retrouver l'original de cet article (Serge Quadruppani) à cette adresse et la liste des auteurs
ici
Vous pouvez modifier ou compléter cet article mais également discuter de son contenu (Serge Quadruppani) sur le site de WIKIPEDIA France - Contenu (Serge Quadruppani) disponible sous GNU Free Documentation License.