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| Stanley Milgram | |
| Biographie | |
| Naissance | 15 août 1933 |
|---|---|
| Décès | 20 décembre 1984 |
| Nationalité | Américaine |
| Vie universitaire | |
| Approche disciplinaire | psychologie sociale |
| Principaux travaux | |
| Expérience de Milgram, Étude du petit monde | |
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Stanley Milgram (15 août 1933 à New York - 20 décembre 1984 à New York) est un psychologue social américain. Il est principalement connu pour l'expérience de Milgram (sur la soumission à l'autorité) et l'expérience du petit monde. Il est considéré comme l'un des psychologues les plus importants du XXe siècle[1].
Sommaire |
Il obtient son diplôme de science politique au Queens College de New York en 1954. Il s'inscrit à l'université Harvard pour rédiger une thèse en psychologie sociale, demande qui lui a été initialement refusée à cause d'un manque d'études en psychologie. Il est accepté en 1954 après avoir suivi six cours de psychologie, et obtient finalement sa thèse en 1960. Son mentor à Harvard fut le psychologue Solomon Asch.
Par la suite, il travaille surtout à l'université Yale, où il fera ses découvertes majeures.
C'est de 1960 à 1963 que Milgram mène une série d'expériences, avec plusieurs variantes, visant à estimer à quel point un individu peut se plier aux ordres d'une autorité qu'il accepte, mais qui entre en contradiction avec sa conscience. En 1962, l'American Psychological Association suspend son adhésion à cause de questions concernant l'éthique de ses expériences. Les résultats surprenants et assez inquiétants, mais aussi la méthode, ont provoqué de nombreux remous au sein de la communauté des psychologues et de l'opinion publique.
En 1967, Milgram reprend une idée développée en 1929 par Frigyes Karinthy : la théorie des six degrés de séparation. Milgram essaie de démontrer que tout être humain peut assez facilement être relié à un autre par une chaîne de relations sociales : il s'agit de l'expérience du petit monde.
En 1974, Milgram publie Obedience to Authority.
Il est décédé à New York d'une crise cardiaque à l'âge de 51 ans.
Son apport principal est l'étude de la soumission à l'autorité et la chaîne des relations sociales.
Sa fameuse expérience, l'expérience de Milgram, devient largement connue à partir de 1963.
On parle plus volontiers dans la Francophonie de « soumission à l'autorité », probablement parce qu'il s'agit là d'une attitude qui va largement au-delà de l'obéissance consentie, et de la simple notion d'obéissance telle que consentie en début d'expérience et qu'il y a un net écrasement du domaine des valeurs : on retrouve la problématique évoquée largement au procès d'Adolf Eichmann, qui articulait sa défense sur le thème « J'ai obéi aux ordres » (voir l'analyse de Hannah Arendt et la banalité du mal). Rappelons que la convention de Genève exige de chacun le refus d'exécution des ordres qui la violeraient.
Pour cette expérience, un agent de change de Boston est choisi comme « individu-cible », et trois groupes de départ d'une centaine de personnes chacun sont constitués aléatoirement, l'un composé d'habitants de Boston choisis au hasard, le deuxième d'habitants du Nebraska choisis au hasard, et le troisième d'habitants du Nebraska aussi, mais qui présentent la particularité d'être détenteurs d'actions. Chaque individu de ces groupes de départ reçoit un dossier décrivant l'expérience et l'individu-cible (son lieu de résidence et sa profession en particulier), et a pour mission de faire parvenir ce dossier par la poste, soit directement à l'individu-cible s'il le connaît personnellement, soit à une personne qu'il connaît personnellement et qui a une plus grande probabilité de connaître personnellement l'individu-cible.
Sur les 296 individus des groupes de départ, 217 ont accepté de participer à l'expérience et ont expédié le dossier à une de leurs connaissances, et finalement, 64 dossiers sont parvenus jusqu'à l'individu-cible, au terme de chaînes de connaissances de longueurs variables, mais dont la longueur moyenne était de 5,2 intermédiaires.
Un passage du film I... comme Icare met en scène l’expérience de Milgram.
Dans son album de 1986 So, Peter Gabriel a écrit une chanson, We Do What We're Told (Milgram's 37), faisant référence à l'expérience de Milgram, qui dans une de ses variantes a vu 37 participants sur 40 infliger la décharge maximale.
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