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La télévision numérique terrestre (TNT) en France exploite les normes DVB-T, MPEG-2 pour la résolution d'image standard ou « SD » et H.264 (également appelé MPEG-4 AVC) pour la « haute définition » (TVHD). Son lancement commercial est intervenu le 31 mars 2005.
Au total en 2011, on dénombre une soixantaine de chaînes tous genres confondus parmi lesquelles 19 chaînes nationales ainsi qu'une quarantaine de chaînes locales ne nécessitant aucun abonnement. En complément, 11 chaînes nationales payantes sont autorisées à diffuser en définition standard (SD) sur le réseau TNT français depuis mars 2006. Le lancement de la TNT HD sans abonnement[Note 1] adopte la norme DVB-T et H.264 / MPEG-4 AVC à compter du 30 octobre 2008.
La France métropolitaine a achevé son basculement depuis la télévision analogique (Sécam L') vers la télédiffusion numérique, à compter du 30 novembre 2011. Selon le gouvernement français, dès le 30 novembre 2011, plus aucun français ne sera plus en mesure de regarder d'autre source analogique que les chaînes de télévision numérique[1], toutes les émissions analogiques ayant théoriquement cessé à cette date. Toutefois, certains réseaux câblés métropolitains ainsi que certaines installation collectives de réception par satellite exploitent toujours une modulation analogique, le plus souvent à la norme PAL BG, au lieu de la norme numérique DVB-T.
Sur un plus long terme, la télédiffusion devrait adopter la norme de DVB-T2, ce qui obligerait à un renouvellement des équipements de réception[2]. Toutefois en 2011, cette mesure a été reportée afin de ne pas affecter la majorité du parc d'équipements et téléviseurs non compatibles.
Pour recevoir la télévision numérique terrestre dite « gratuite », il convient d'utiliser une antenne recevant la bande UHF associée à un équipement adapté, capable de capter et interpréter les signaux numériques à la norme DVB-T. Ce type de démodulateur peut soit être intégré au téléviseur, soit être relié indépendamment (adaptateur TNT ou satellite) à l'écran. Les offres payantes nécessitent un terminal de réception intégrant un accès conditionnel fourni avec l'abonnement auprès de l'opérateur. Il n'existe pas d'antenne spéciale DVB-T puisque cette norme a été conçue pour être totalement compatible avec les antennes existantes permettant de capter les signaux TV analogiques.
L'arrêt de la télévision analogique en France est effectif depuis le 29 novembre 2011, conforme à la directive de l'Union européenne ayant fixé un arrêt total des émissions analogiques en Europe au 1er janvier 2012. Cette date marque ainsi l'abandon officiel de l'exploitation en modulation analogique à la norme « L » et du standard de couleurs SÉCAM. Cette évolution doit permettre d'allouer les fréquences libérées à d'autres modes de télécommunication (radio numérique, télévision mobile personnelle, Internet sans fil, télécommunications professionnelles, téléphonie, etc.). En France, le basculement vers le tout numérique a été progressif, région par région.
Le 29 novembre 2011 marque également l'abandon définitif du standard couleurs historique, le SÉCAM qui avait déjà été abandonné pour la plupart des autres modes de diffusion (satellite, xDSL, web TV) à l'exception notable du câble.
Ces équipements sont reliés à prise dite « antenne TV ». Trois types d'équipements sont distingués, selon le type d'offre qu'ils permettent de capter et restituer :
Si l'équipement n'est pas intégré à la télévision, il se présente sous la forme d'un boîtier autonome (récepteur ou adaptateur TNT) externe à relier au téléviseur ou sous forme de cartouche ou clé, à introduire dans un port d'extension du téléviseur (ou de l'ordinateur multimédias).
En France, en 1999, neuf millions d'antennes collectives sont installées, et le parc de logements alimentés par antenne individuelle ou d'antennes individuelles est estimé à douze millions[3].
En métropole, la TNT exploite principalement la bande de fréquences UHF (bandes IV et V). Les « aériens » (comme les classiques antennes « râteau ») peuvent parfois permettre de capter ces fréquences. Lors de l'arrêt de l'analogique, certains téléviseurs ne fonctionnent parfois plus avec les antennes intérieures.
En 1999, 60 à 70 % des ventes annuelles d'antennes est constitué d'antennes « large bande » couvrant les bandes IV et V, les 30 à 40% restant sont des antennes «bande étroite» avec une largeur de bande de 140 MHz[3].
D'après une étude de TDF de 1999, dans les copropriété, le passage au numérique nécessite dans 92% à 98% des installations des modification sur les filtres de la station de tête de l'antenne, pour un coût d'environ 50 francs de l'époque par prise[3], soit environ dix euros.
D'après cette même étude de TDF de 1999, dans 10% des copropriétés, le passage au numérique nécessite des modifications importantes pour un coût d'environ 1 600 francs de l'époque par prise[3], soit environ trois cents euros.
Toutefois, certains éléments doivent être attentivement sélectionnés pour garantir une réelle efficacité pour la captation et la télédistribution des signaux TNT :
Le récepteur ou adaptateur (démodulateur numérique ou tuner) TNT adapté à la norme DVB-T doit également répondre à des spécificités concernant sa sensibilité et ses performances, notamment dans le traitement des signaux et la correction d'erreurs.
En réception collective, les principaux problèmes rencontrés concernent :
La réception des signaux DVB-T peut être sensiblement affectée par plusieurs phénomènes. Le choix des équipement et leur emplacement sont déterminants. Il est nécessaire de surveiller certains aspects tels que :
Concernant le récepteur (adaptateur) TNT, il est conseillé de ne pas l'installer à trop grande proximité d'un téléviseur de type cathodique, d'un appareil vidéo ou multimédias (magnétoscope, DVDscope, Numériscope…), d'un téléphone portable ou sans fil ou de toute source de chaleur. Il doit être installé dans un endroit frais, aéré et isolé, à l'abri de l'humidité et des rayons solaires.
Pour des motifs comparables, l'utilisation d'antennes intérieures (sauf à proximité d'un site d'émission) est déconseillée. Une antenne intérieure est toujours moins performante et plus sensible aux perturbations domestiques (sonnette, parasites provoqués par un téléphone portable, un four à micro ondes, un ordinateur…). Pour ce type d'équipements, les mentions commerciales (« spéciale TNT »), notamment pour les antennes avec amplification électroniques ne garantissent absolument pas une captation satisfaisante des signaux DVB-T à l'intérieur d'un édifice.
Il est fréquent de rencontrer des mentions commerciales ou publicitaires faisant état d'antennes « spéciales TNT » ou « adaptées spécifiquement au numérique » Ces formules ne reposent sur aucun élément technique car la norme de diffusion DVB-T est plus performante que l'ancien système analogique (Sécam L) et est justement conçue pour être compatible avec les installations pré-existantes.
Une série de sigles commerciaux ont été exploités depuis 2005, période de lancement de la TNT. Les mentions ou logos et labels européens sur la TV HD, tels que HDTV (TVHD), HD Ready (« prêt pour la Haute Définition »), Full HD (« Haute Définition Totale » ou « pleine résolution ») et HDTV 1080p (TVHD 1080p ou TVHD à résolution 1080 lignes au mode progressif) se sont multipliés, apposés sur les téléviseurs, vidéoprojecteurs, DVDscopes et autres récepteurs ou adaptateur TNT. Entre 2004 et fin 2008, une grande confusion a été entretenue par la distribution et les marques d'électronique afin de ne pas freiner leurs ventes avant le lancement effectif de la TNT HD (gratuite). Ainsi, la plupart des téléviseurs ou écrans même haut de gamme TVHD « Full HD » commercialisés avant l'automne 2008, ne disposent pas des circuits de réception adaptés à la « TNT HD ».
La loi 2007-309 du 5 mars 2007 (article 19) a permis de clarifier la situation pour le public. Elle établit le calendrier rendant obligatoire le tuner DVB-T intégré aux téléviseurs neufs vendus au public :
Les chaînes retenues pour émettre sur la TNT l'ont été en 2002 et mai 2005 par le CSA. Les sept premiers canaux correspondent aux mêmes chaînes gratuites encore en diffusion terrestre analogique (et suivent la même numérotation en diffusion numérique terrestre), toutefois France 5 et Arte bénéficient chacune d'un canal à part entière pour une diffusion numérique en continu (au lieu de partager le temps d'antenne sur la cinquième chaîne en diffusion terrestre analogique).
Depuis le 13 septembre 2007, plusieurs chaînes locales ont fait leur apparition sur la TNT française.
| Canal | Chaîne | Type | Accès | Groupe | Notes | Multiplex | Format image |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | TF1 | Généraliste | Gratuite | Groupe TF1 | Première et la plus ancienne chaîne de télévision nationale, généraliste française, aujourd'hui privée. | 6e réseau | 16/9 ou 4/3 |
| 2 | France 2 | Généraliste | Gratuite | France Télévisions | Chaîne de télévision généraliste de service public créée en 1963. | 1er réseau | 16/9 |
| 3 | France 3 | Généraliste | Gratuite | France Télévisions | Chaîne publique généraliste à tendances régionales avec décrochages régionaux. Inclut sur ce canal le décrochage régional principal du site d’émission ; certains sites utilisant des émetteurs puissants couvrant des régions étendues diffusent simultanément deux ou trois décrochages régionaux, en utilisant sur des numéros de chaines supplémentaires pour les décrochages des régions voisines couvertes par le même émetteur. | 1er réseau | 16/9 |
| 4 | Canal+ | Généraliste | Plages en clair en SD | Groupe Canal+ | Canal + émet en Haute Définition durant les programmes cryptés depuis octobre 2008.
Chaîne sport, cinéma, série, (talk-shows et information pour les plages en claire). Nécessite un décodeur TNT Canal+ et un abonnement pour les tranches horaires payantes. Les adaptateurs standards vendus sans abonnement ne permettent de recevoir que les tranches horaires en clair. |
3e réseau | 16/9 ou 4/3 |
| 5 | France 5 | Semi-Généraliste | Gratuite | France Télévisions | Chaîne publique de la découverte, de la connaissance et du savoir. Canal non partagé avec Arte à l'inverse de la diffusion analogique. | 1er réseau | 16/9 ou 4/3 |
| 6 | M6 | Généraliste | Gratuite | Groupe M6 | Chaîne de télévision généraliste française commerciale privée qui émet depuis le 1er mars 1987. | 4e réseau | 16/9 |
| 7 | Arte | Culturelle | Gratuite | Groupe Arte | Chaîne publique bilingue franco-allemande. Canal non partagé avec France 5 à l'inverse de la diffusion analogique. | 6e réseau | 16/9 ou 4/3 |
| 8 | Direct 8 | Généraliste | Gratuite | Groupe Canal+ / Groupe Bolloré | Chaîne de télévision généraliste française créée en 2005. | 2e réseau | 16/9 |
| 9 | W9 | Généraliste-Musicale | Gratuite | Groupe M6 | Chaîne semi-généraliste à tendance musicale. Anciennement M6 Music. | 4e réseau | 16/9 |
| 10 | TMC | Généraliste | Gratuite | Groupe TF1 / Principauté de Monaco | Candidature défendue par Pathé qui était, lors de l’attribution des fréquences, l’actionnaire majoritaire de la chaîne. | 6e réseau | 16/9 ou 4/3 |
| 11 | NT1 | Généraliste | Gratuite | Groupe TF1 | Chaîne de télévision généraliste française commerciale privée appartenant initialement au Groupe AB. | 4e réseau | 16/9 ou 4/3 |
| 12 | NRJ 12 | Généraliste | Gratuite | NRJ Group | Chaîne généraliste française commerciale privée. | 6e réseau | 16/9 |
| 13 | LCP et Public Sénat |
Thématiques | Gratuite | Parlement français | Canal unique partagé entre les deux chaînes publiques parlementaires (qui diffusent séparément dans les autres modes de diffusion numérique par câble, ADSL ou satellite). | 1er réseau | 16/9 |
| 14 | France 4 | Généraliste | Gratuite | France Télévisions | Chaîne publique dédiée aux divertissements. Chaîne initialement diffusée sur le multiplex du 1er réseau national public. Anciennement Festival. | 2e réseau | 16/9 |
| 15 | BFM TV | Information | Gratuite | NextRadioTV | Chaîne d'information en continu. Présente sur la TNT depuis le 28 novembre 2005. | 2e réseau | 16/9 |
| 16 | I>Télé | Information | Gratuite | Groupe Canal+ | Chaîne d'information en continu. Présente sur la TNT depuis octobre 2005. | 2e réseau | 16/9 |
| 17 | Direct Star | Généraliste-Musicale | Gratuite | Groupe Canal+ / Groupe Bolloré | Chaîne semi-généraliste à tendance musicale. Présente sur la TNT depuis octobre-novembre 2005. Anciennement Europe 2 TV puis Virgin 17. | 2e réseau | 16/9 |
| 18 | Gulli | Enfants et Familles | Gratuite | Lagardère Active / France Télévisions | Chaîne thématique semi-publique dédiée aux enfants et à la famille. Présente sur la TNT depuis le 18 novembre 2005. | 2e réseau | 16/9 ou 4/3 |
| 19 | France Ô | Généraliste | Gratuite | France Télévisions | Chaîne publique généraliste nous mettant en relation avec l'outre-mer. Présente sur la TNT nationale à partir du 15 juin 2010 (et sur tout le territoire le 14 juillet 2010). | 1er réseau | 16/9 |
| 30 | TPS Star | Thématique | Plages en clair en SD | Groupe Canal+ | Chaîne thématique cinéma et sport (séries, jeunesse, magazines pour les plages en clair). Les adaptateurs standards vendus sans abonnement ne permettent de regarder que les tranches horaires en clair. norme MPEG-2 | 3e réseau | 16/9 |
| 31 | Paris Première | Généraliste | Plages en clair en SD | Groupe M6 | Chaîne généraliste avec des talk-shows, séries pour les plages en clair. Les adaptateurs standards vendus sans abonnement ne permettent de regarder que les tranches horaires en clair. norme MPEG-2 | 4e réseau | 16/9 |
| 32 | Canal+ Sport | Sport | Plages en clair (décodeur HD) | Groupe Canal+ | Chaîne thématique d'actualité sportive (accessible seulement pour les terminaux supportant le MPEG-4, compatibles HD). Les adaptateurs standards vendus sans abonnement ne permettent pas de décrypter cette chaîne. Les plages en clairs ne sont accessibles qu'avec un décodeur MPEG-4. Bien qu'encodée en MPEG-4, la chaîne est en SD. | 3e réseau | 16/9 |
| 33 | Canal+ Cinéma | Thématique | Payante | Groupe Canal+ | Chaîne thématique dédiée au cinéma. Les adaptateurs standards vendus sans abonnement ne permettent pas de décrypter cette chaîne. | 3e réseau | 16/9 |
| 34 | CFoot | Thématique | Plages en clair (décodeur HD) | Ligue de football professionnel | Chaîne thématique dédiée au football. Les adaptateurs standards vendus sans abonnement ne permettent pas de décrypter cette chaîne. Les plages en clairs ne sont accessibles qu'avec un décodeur MPEG-4. Bien qu'encodée en MPEG-4, la chaîne est en SD. | 3e réseau | 16/9 |
| 35 | Planète+ | Thématique | Payante | MultiThématiques | Chaîne thématique dédiée aux documentaires. Les adaptateurs standards vendus sans abonnement ne permettent pas de décrypter cette chaîne. | 3e réseau | 16/9 |
| 36 | TF6 | Thématique | Payante | Groupe TF1 / Groupe M6 | Chaîne thématique de divertissement, série, fictions. Les adaptateurs standards vendus sans abonnement ne permettent pas de décrypter cette chaîne. | 6e réseau | 16/9 |
| 38 | LCI | Information | Payante | Groupe TF1 | Chaîne d'information en continu. Les adaptateurs standards vendus sans abonnement ne permettent pas de décrypter cette chaîne. | 6e réseau | 16/9 |
| 39 | Eurosport | Sport | Payante | Groupe TF1 | Chaîne thématique dédiée au sport. Les adaptateurs standards vendus sans abonnement ne permettent pas de décrypter cette chaîne. | 6e réseau | 16/9 |
| 51 | TF1 HD | Généraliste | Gratuite | Groupe TF1 | TF1 émise en Haute Définition. Diffusion depuis le 30 octobre 2008. | 5e réseau | 16/9 |
| 52 | France 2 HD | Généraliste | Gratuite | France Télévisions | France 2 émise en haute définition. Diffusion depuis le 30 octobre 2008. | 5e réseau | 16/9 |
| 56 | M6 HD | Généraliste | Gratuite | Groupe M6 | M6 émise en haute définition. Diffusion depuis octobre 2008. | 5e réseau | 16/9 |
| 57 | Arte HD | Culturelle | Gratuite | Groupe Arte | Arte émise en haute définition. Diffusion depuis octobre 2008. | 4e réseau | 16/9 |
* Depuis octobre 2008, une partie des émissions est proposée en haute définition (HD). Sur les appareils équipés pour recevoir la HD, les chaînes 51, 52, 56 et 57 sont automatiquement implantées sur les canaux 1, 2, 6 et 7. Le canal 4 attribué à CANAL+ est passé en HD, tout en ayant l'obligation de proposer les plages en clair en SD. La part de la haute définition devrait s'accroître au fil des mois. Certains décodeurs TNT ou téléviseurs permettent de basculer automatiquement les numéros de chaînes HD sur le numéro de canal le plus faible à la place du signal SD, quand les deux canaux sont reçus simultanément, tout en offrant la possibilité de sélectionner le signal sur ces chaînes en cas de mauvaise qualité de réception du signal HD.
La chaîne dédiée à l'outre-mer France Ô, qui était initialement diffusée sur la TNT gratuite locale dans les départements et collectivités d’outre-mer et en Île-de-France, est passée sur la TNT gratuite nationale à partir du 15 juin 2010 (effectif sur tout le territoire à partir du 14 juillet 2010)[4]. Pour cette extension de diffusion, ARTE a été déplacée le 8 juin 2010 sur le multiplex R6 (suite à l’abandon de ce dernier multiplex de la TNT par les chaînes payantes AB1 et Canal J) afin de libérer le canal retenu sur le multiplex R1 pour France Ô[5].
La chaîne Canal+ est majoritairement cryptée, normalement classée dans les chaînes payantes. Le PAF ne propose donc « que » 18 canaux gratuits, ce qui correspond à 19 chaînes (cas de La Chaîne Parlementaire Assemblée Nationale/Public Sénat partageant un même canal). Le numéro d'ordre, 1 à 19, correspond au numéro de la présélection automatique sur l'adaptateur (attribué par tirage au sort pour les nouvelles chaînes TNT).
Pour les chaînes payantes, un adaptateur spécifique généralement fourni avec l’abonnement à un bouquet de programmes est nécessaire (cet adaptateur permet la réception des chaînes gratuites). Pour des motifs techniques et de coûts de diffusion (MPEG-2 en clair + MPEG-4 payant), la majorité (8/11) des chaînes payantes ne proposent pas de "fenêtres" gratuites principalement destinées à leur promotion.
Le CSA a autorisé, le 24 août 2010, le Réseau Outre-Mer 1ère à devenir opérateur du multiplex TNT ROM 1 pour chaque département et collectivité ultramarine[6]. La diffusion débute fin 2010 avec des déclinaisons pour chaque territoire de ce bouquet :
| Zone de diffusion | Canal | Chaîne | Type | Accès | Groupe | Notes | Multiplex | Format image |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Chaînes locales | ||||||||
| 1 | Guadeloupe 1ère | Généraliste | Gratuite | France Télévisions (Réseau Outre-Mer 1ère) | Chaîne de télévision généraliste locale de service public | ROM 1 | 16:9 | |
| 2 | GTV | Généraliste | Gratuite | Nouvelle Société TCI-La Une Guadeloupe | Chaîne de télévision généraliste privée de proximité | ROM 1 | 16:9 | |
| 3 | Canal 10 | Généraliste | Gratuite | Canal 10 Guadeloupe Télévision SARL | Chaîne de télévision généraliste privée de proximité | ROM 1 | 16:9 | |
| 1 | Guyane 1ère | Généraliste | Gratuite | France Télévisions (Réseau Outre-Mer 1ère) | Chaîne de télévision généraliste locale de service public | ROM 1 | 16:9 | |
| 1 | Martinique 1ère | Généraliste | Gratuite | France Télévisions (Réseau Outre-Mer 1ère) | Chaîne de télévision généraliste locale de service public | ROM 1 | 16:9 | |
| 2 | ATV | Généraliste | Gratuite | Holding Radio Télévision SAS | Chaîne de télévision généraliste privée de proximité | ROM 1 | 16:9 | |
| 3 | KMT | Généraliste | Gratuite | Association pour le développement des techniques modernes de communication | Chaîne de télévision généraliste privée de proximité | ROM 1 | 16:9 | |
| 1 | Mayotte 1ère | Généraliste | Gratuite | France Télévisions (Réseau Outre-Mer 1ère) | Chaîne de télévision généraliste locale de service public | ROM 1 | 16:9 | |
| 2 | Kwezi TV | Généraliste | Gratuite | Groupe local privé | Chaîne de télévision généraliste privée de proximité | ROM 1 | 16:9 | |
| 1 | Nouvelle-Calédonie 1ère | Généraliste | Gratuite | France Télévisions (Réseau Outre-Mer 1ère) | Chaîne de télévision généraliste locale de service public | ROM 1 | 16:9 | |
| 1 | Polynésie 1ère | Généraliste | Gratuite | France Télévisions (Réseau Outre-Mer 1ère) | Chaîne de télévision généraliste locale de service public | ROM 1 | 16:9 | |
| 2 | Tahiti Nui TV | Généraliste | Gratuite | Groupe local privé | Chaîne de télévision généraliste privée de proximité | ROM 1 | 16:9 | |
| 1 | Réunion 1ère | Généraliste | Gratuite | France Télévisions (Réseau Outre-Mer 1ère) | Chaîne de télévision généraliste locale de service public | ROM 1 | 16:9 | |
| 2 | Antenne Réunion | Généraliste | Gratuite | ASDL | Chaîne de télévision généraliste privée de proximité | ROM 1 | 16:9 | |
| 3 | Télé Kréol | Généraliste | Gratuite | Groupe local privé | Chaîne de télévision généraliste privée de proximité | ROM 1 | 16:9 | |
| 1 | Guadeloupe 1ère | Généraliste | Gratuite | France Télévisions (Réseau Outre-Mer 1ère) | Chaîne de télévision généraliste locale de service public | ROM 1 | 16:9 | |
| 2 | Carrib’INTV | Généraliste | Gratuite | Productions des îles | Chaîne de télévision généraliste privée de proximité | ROM 1 | 16:9 | |
| 1 | Saint-Pierre et Miquelon 1ère | Généraliste | Gratuite | France Télévisions (Réseau Outre-Mer 1ère) | Chaîne de télévision généraliste locale de service public | ROM 1 | 16:9 | |
| 1 | Wallis-et-Futuna 1ère | Généraliste | Gratuite | France Télévisions (Réseau Outre-Mer 1ère) | Chaîne de télévision généraliste locale de service public | ROM 1 | 16:9 | |
| Chaînes nationales | ||||||||
| France 2 | Généraliste | Gratuite | France Télévisions | Chaîne de télévision généraliste de service public créée en 1963. | ROM 1 | 16:9 | ||
| France 3 | Généraliste | Gratuite | France Télévisions | Chaîne de télévision généraliste de service public créée en 1972. Version nationale (France 3 Sat). | ROM 1 | 16:9 | ||
| France 4 | Généraliste | Gratuite | France Télévisions | Chaîne de télévision de service public dédiée aux divertissements. | ROM 1 | 16:9 | ||
| France 5 | Semi-Généraliste | Gratuite | France Télévisions | Chaîne publique de la découverte, de la connaissance et du savoir. | ROM 1 | 16:9 ou 4:3 | ||
| France Ô | Généraliste | Gratuite | Réseau Outre-Mer 1ère | Chaîne publique généraliste nous mettant en relation avec l'outre-mer. | ROM 1 | 16:9 | ||
| France 24 | Information | Gratuite | Société de l'audiovisuel extérieur de la France | Chaîne d'information en continu. | ROM 1 | 16:9 | ||
| Arte | Culturelle | Gratuite | Groupe Arte | Chaîne publique bilingue franco-allemande. | ROM 1 | 16:9 ou 4:3 | ||
La diffusion numérique débute le 30 novembre 2010 dans les territoires disposant jusque là de la chaîne Tempo. L'arrêt de sa diffusion, analogique, rend possible en effet la numérisation de ses anciennes fréquences pour y installer le multiplex ROM 1. Les collectivités de Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon et Wallis-et-Futuna, ne disposant pas de la chaîne Tempo, achèvent leur passage à la télévision numérique terrestre fin décembre 2010[8].
A Saint-Pierre-et-Miquelon, le signal TNT est crypté pour des questions liées au droit d'auteur. Il faut donc disposer d'un terminal numérique ou d'un téléviseur équipé d'un lecteur de carte d'accès (gratuite mais dont la distribution est réservée aux résidents)[8].
La diffusion analogique des chaînes publiques locales et des chaînes privées de proximité se poursuivra un an sur leurs fréquences respectives jusqu'à extinction de tous les signaux analogiques en France, le 30 novembre 2011 au plus tard. Cela laisse le temps aux ultramarins de s'équiper en adaptateurs TNT. Contrairement à la métropole, seule la norme de diffusion MPEG-4 est employée. « Les adaptateurs MPEG-2, que l’on trouvait majoritairement dans les commerces en métropole, ne peuvent donc pas fonctionner dans les DOM COM »[9]. Toutefois des générations plus récentes de décodeurs et de téléviseurs sont maintenant vendus et compatibles avec la diffusion en clair en MPEG-4, y compris en métropole depuis l’ouverture de la TNT HD.
Pour le lancement de la TNT, les autres chaînes nationales et La Chaîne Parlementaire (Assemblée Nationale et Public Sénat) ne sont pas diffusées en dehors de la métropole. Selon Alain Méar, membre du CSA en 2010, la diffusion outre-mer coûte 2 millions d'euros par chaîne et par an[10]. Les grands groupes télévisuels privés ont choisi le satellite pour leur couverture.
Les seconds multiplexes arriveraient fin 2011 ou en 2012, ils apporteraient entre autres la haute définition et les programmes de La Chaîne Parlementaire[10].
Depuis le 13 septembre 2007, plusieurs chaînes régionales et départementales ont fait leur apparition sur la TNT française. Dans les autres régions, où des chaînes locales ne sont pas diffusées sur leur émetteur principal, c’est le programme régional de France 3 d’une région voisine qui occupe le canal disponible sur le multiplex public (chaîne numéro 22 de la TNT), afin d’augmenter la couverture effective des régions à qui elles sont destinées.
| Zone de diffusion[11] | Canal | Chaîne | Notes | Multiplex | Format image |
|---|---|---|---|---|---|
| Annecy Chambéry |
21 | TV8 Mont-Blanc | R1 | 16:9 | |
| Bar-le-Duc St-Dizier |
23 | Territorial TV | R1 | 4:3 | |
| Bayonne | 20 | TVPI | R1 | 4:3 | |
| Bordeaux Arcachon |
20 | TV7 Bordeaux | R1 | 4:3 | |
| Brest | 21 ou 800 | Tébéo | R1 | 16:9 | |
| Caen | 20 | Normandie TV | R1 | 4:3 | |
| Cholet | 23 | TLC | Anciennement Canal Cholet | L8 | 4:3 |
| Clermont-Ferrand | 20 | Clermont Première | R1 | 4:3 | |
| Dijon | 21 | Voo TV | R1 | 4:3 | |
| Épinal | 21 | Vosges télévision Images plus | R1 | 16:9 | |
| Grenoble | 20 | téléGrenoble Isère | Anciennement TéléGrenoble | R1 | 4:3 |
| Issoudun | 20 | BIP TV | R1 | 4:3 | |
| Lille | 20 | Wéo | R1 | 16:9 | |
| Lille | 21 | Grand Lille TV | L8 | 16:9 | |
| Lorient Vannes |
23 | Ty télé | 4:3 | ||
| Lyon | 20 | TLM | R1 | 4:3 | |
| Manosque Sisteron |
21 | Télévision Locale Provence | R1 | 4:3 | |
| Le Mans | 23 | LM TV | R1 | 4:3 | |
| Marseille | 20 | LCM | R1 | 4:3 | |
| Meaux | 20 | TV77 | 4:3 | ||
| Metz | 23 | Mirabelle TV | R1 | 4:3 | |
| Montpellier | 21 | TV SUD | Décrochage local pour Montpellier. Anciennement 7L TV. | R1 | 4:3 |
| Nantes | 21 | TéléNantes | R1 | 16:9 | |
| Nîmes | 23 | TV SUD | Décrochage local pour Nîmes. Anciennement Télé Miroir. | 4:3 | |
| Orléans | 25 | Orléans TV | R1 | 4:3 | |
| Paris | 21 | BDM TV Cinaps TV Demain IDF Télé Bocal |
Canal en temps partagé | L8 | 4:3 |
| Paris | 22 | IDF1 | L8 | 16:9 | |
| Paris | 23 | NRJ Paris | Anciennement LTF | L8 | 16:9 |
| Paris | 24 | BFM Business Paris | Anciennement Côté Seine puis Cap 24 | L8 | 16:9 |
| Poitiers | 20 | Villages TV | R1 | 4:3 | |
| Rennes | 20 | TVR | R1 | 16:9 | |
| Rouen | 23 | La Chaîne Normande | 16:9 | ||
| La Roche-sur-Yon | 24 | TV Vendée | L8 | 4:3 | |
| La Roche-sur-Yon | 25 | C15 Vendée | A cessé de diffuser vers août 2011 | L8 | 4:3 |
| Les Sables-d'Olonne | 24 | Télé 102 | 4:3 | ||
| Saint-Étienne | 21 | TL7 | R1 | 4:3 | |
| Strasbourg Mulhouse |
20 | Alsace 20 | Anciennement Alsatic TV | R1 | 16:9 |
| Toulouse | 20 | TLT | R1 | 4:3 | |
| Tours Blois | 21 | TV Tours | Diffuse depuis 2010 en Indre-et-Loire et dans le Loir-et-Cher | R1 | 4:3 |
| Troyes | 20 | Canal 32 | L8 | 4:3 |
En zone côtière du Nord-Pas-de-Calais : Channel 4, ITV et Euronews
En région Nord-Pas-de-Calais : La Une, La Deux, La Trois, Een, Canvas, Ketnet, Euronews
En région Lorraine : La Une, La Deux, La Trois, Euronews
En région Lorraine :
Au nord de la Lorraine et en régions Alsace : ZDF, Das Erste, KI.KA, SR Fernsehen, HR Fernsehen, SWR Fernsehen et bien d'autres sont également reçues
Sur la zone frontalière : les chaînes de la Télévision suisse romande (TSR1 et TSR2)
Les 18 canaux gratuits et les 10 canaux payants proposées initialement ont été pourvus par le Conseil supérieur de l'audiovisuel suite à un appel à candidature et à audition des groupes candidats. Les sept premiers canaux gratuits ont été attribuées d'office aux chaînes existantes qui diffusaient en analogique, un huitième à la chaîne publique parlementaire et un dernier réservé à France Télévisions.
Certaines des chaînes candidates disposent déjà d’autorisations et émettent sur le câble ou le satellite (ou sont reprises sur les bouquets TV des offres ADSL), d’autres sont des montages créés spécifiquement lors de la candidature à la TNT (et ont été reprises sur les autres accès). Aucune chaîne associative ne fut retenue par le CSA pour l'offre TNT proposée le 9 mai 2005. Deux chaînes associatives s'étaient présentées, Zaléa TV, dans le secteur des chaînes payantes et une télévision citoyenne et de proximité créée par la Fédération des Vidéos des Pays et des Quartiers.
Le CSA lance un premier appel à candidatures en 2001-2002 pour sélectionner 6 nouvelles chaînes gratuites et 14 chaînes payantes en plus des six chaînes nationales de l'époque (TF1, France 2, France 3, Canal+, France 5/Arte, et M6, et des chaînes publiques supplémentaires retenues (Festival et La Chaîne Parlementaire). Les projets sont analysées lors d'auditions publiques réalisées entre le 17 juin 2002 et le 1er juillet 2002. ([S]: Sélectionnée).
Suite au succès du lancement de la TNT le 31 mars 2005, le CSA lance un nouvel appel à candidatures pour accueillir 4 nouvelles chaînes gratuites, et de nouvelles chaînes payantes suite à l'annulation de 7 autorisations accordées lors du précédent appel à candidatures (celles des groupes Canal+, Pathé et Lagardère) (légende : chaînes gratuites/chaînes payantes, chaîne sélectionnée*).
Le 31 octobre 2008, la chaîne AB1 renonce à sa fréquence de TNT payante, en raison d'un coût trop élevé (4 millions d'euros par an) pour une audience faible. Le groupe Lagardère songe à faire de même pour sa chaîne Canal J, et les députés pourraient amender la loi sur la télévision du futur, afin de permettre aux chaînes de la TNT payante de passer sur la TNT gratuite s'ils le souhaitent.
Suite au renoncement de fréquences de Canal J et AB1, le CSA lance un appel à candidatures pour sélectionner une nouvelle chaîne payante (légende : chaîne sélectionnée*).
Suite à l'annulation de la loi sur les chaînes bonus votée en 2007, le CSA lance un nouvel appel à candidatures pour six canaux en haute définition. Pourront être retenues des chaînes existantes souhaitant passer en HD, ou de nouvelles chaînes (légende : chaîne sélectionnée*). La fin du dépôt de candidature était fixée au 10 janvier 2012 et 34 projets ont été déposés. Les candidats déclarés recevables seront auditionnés du 5 au 9 mars 2012.
Dans le cadre de l'appel à candidatures pour la télévision numérique terrestre en Île-de-France, le Conseil supérieur de l'audiovisuel, réuni en assemblée plénière le mardi 5 juin 2007, a retenu les projets suivants :
Sur un canal à temps partagé :
Sur trois canaux à temps plein :
Cette sélection traduit la volonté du Conseil de faire vivre la diversité et la créativité au sein du paysage audiovisuel de l'Ile-de-France.
Le CSA a fondé ses choix sur les caractéristiques de la programmation, les engagements en matière de production, la viabilité économique des projets, l'expérience audiovisuelle des acteurs et le respect de l'exigence de pluralisme des médias. Il a considéré que les projets retenus, en proposant une programmation ayant un fort ancrage régional et local, répondent aux attentes d'un large public et prennent en compte les centres d'intérêt des Franciliens.
Le CSA a également retenu des projets associatifs innovants en phase avec les souhaits de nos concitoyens. Il a délivré à l'opérateur de multiplex Multi 7, qui regroupe les sept chaînes locales de la TNT créées pour la région parisienne, son autorisation d'usage de la ressource radioélectrique. Il a fixé au 20 mars 2008 le début des émissions de ces chaînes.
De nombreuses difficultés sont apparues pour déployer la diffusion numérique avant l’extinction totale de la diffusion analogique. Notamment le schéma d’extinction totale, avec migration, en une seule étape a été abandonné. Il ne permettait pas de tenir le calendrier prévu d’arrêt total des émissions analogiques avant novembre 2011, que ce soit en France ou dans les pays voisins (notamment en Espagne).
Aussi le CSA a retenu une extinction zone par zone qui commença précocement dès 2009, avec un double plan de fréquences destiné à accélérer la finalisation de la couverture, et faciliter les négociations de fréquences avec les pays voisins également demandeurs de ressources pour leurs propres déploiements[12] :
Pour minimiser la gêne occasionnée auprès des spectateurs (et des chaînes qui souffriraient de réduction temporaire d’audience), un schéma ne comportant pas plus de deux plans successifs de fréquences a été retenu, et ce schéma permet d’assurer la continuité de service sur au moins 2 des multiplex, capables de relayer l’information nécessaire pour les téléspectateurs qui devront effectuer le réglage de leurs adaptateurs. De plus, ce plan maximise la compatibilité finale du déploiement car il conserve dans le plan « cible » les fréquences des trois premiers réseaux analogiques pour les multiplex numériques (donc réduira les coûts d'adaptation des installations d’antennes, notamment celles disposant de filtres).
Cette proposition du CSA fait encore l’objet de négociation, mais ne semble pas susciter d’hostilité de la part de M6 et France 5/Arte dont les fréquences analogiques actuelles seront arrêtées, puisque au contraire ces chaînes trouvent leur place dans les trois multiplex retenus et devant conserver les fréquences analogiques actuelles historiques qui seront arrêtées et converties en multiplex numérique (car ce sont ces fréquences des trois premiers réseaux analogiques qui bénéficient déjà de la meilleure couverture partout en France) ; ce schéma est aussi celui qui permettra de dégager le plus grand nombre de ressources pour le dividende numérique (dans la sous-bande basse de la bande UHF actuelle, sachant que la bande VHF encore utilisée par Canal+ en analogique sera aussi libérée dès le premier plan « d’arrivée »).
Cependant ce schéma reste conditionné par la mesure du taux d’équipement des ménages dans les zones qui seront arrêtées prématurément dès 2009 (donc avant l’extinction totale de l’analogique prévue initialement en novembre 2011). La liste des zones arrêtées prématurément doit privilégier les zones les mieux équipées en adaptateurs TNT (en fait ce sont probablement les zones qui ont la meilleure couverture et correspondant à la première tranche déployée de la TNT comprenant les émetteurs les plus puissants), faciliter les négociations d’échanges de fréquences avec les pays voisins et donc accélérer la couverture de la TNT dans les zones frontalières et finalement réduire le nombre de petits sites d’émission nécessaires, et donc le coût total de déploiement et de maintenance des nouveaux réseaux de diffusion numérique.
Aussi le schéma retenu va concerner d’abord la région de Cherbourg et l’ensemble de ses réémetteurs locaux dans le premier semestre 2009. En raison de la grande concentration en antennes collectives en Île-de-France (qui a pourtant été la première déployée, mais souffre encore de nombreux retards de couverture des foyers), cette région n’a pas été retenue. Durant le second semestre 2009, l'Alsace a été arrêtée de la même façon. En 2010, ce sera la Lorraine, Champagne-Ardenne et la Franche-Comté. Ensuite, la Bretagne, les Pays de Loire et la Basse-Normandie seront arrêtées en analogique, ainsi que l’ensemble du réseau analogique de Canal+ (libérant ainsi la totalité de la bande VHF).
En 2011, les autres zones seront arrêtées successivement à un rythme accéléré, les dernières zones étant celles comportant un grand nombre de réémetteurs locaux (principalement des zones de fort relief, mais qui incluent pourtant des zones frontalières). Le but étant que toutes les zones frontalières (constituées souvent de nombreux réémetteurs locaux de faible puissance) soient arrêtées avant la date-buttoir prévue, de faire des économies suffisantes pour les chaînes et opérateurs de multiplex leur permettant de compléter leur couverture prématurément. Ce schéma a aussi l’avantage de permettre aussi d’aller au delà même de la couverture de 85 % de la population à un coût moindre, et minimise les travaux d’adaptation nécessaire pour les antennes collectives, et permettra aussi aux pays voisins de la France d’accélérer aussi leur propre déploiement et de respecter leurs propres engagements au plan européen. En novembre 2011, toutes les zones analogiques sont arrêtées, et la migration du plan d’arrivée au plan cible de fréquences peut alors intervenir en quelques semaines sans difficultés techniques notables afin que le haut de la sous-bande UHF du « dividende numérique » soit utilisable dès janvier 2012 (et dès janvier 2011 pour la bande VHF).
Le calendrier prévoit ensuite un arrêt région par région, les régions étant celles de la chaîne de télévision régionale France 3[14] :
La réception des 6 chaînes analogiques diffusées par le satellite Atlantic Bird 3 (AB3) exploité par Eutelsat s'est arrêté depuis le 29 novembre 2011 [19].
L'autorisation nationale de diffusion hertzienne en analogique de Canal Plus est arrivée à échéance le 6 décembre 2010.
Canal Plus a donc décidé de son propre calendrier de passage au numérique, souvent en avance par rapport au calendrier général d'extinction de l'analogique et du passage à la TNT. À la date indiquée, Canal Plus a cessé d'être diffusé en analogique, la réception se faisant uniquement en numérique, soit par la TNT avec un décodeur HD, soit par satellite. Les abonnés de Canal Plus ont été informés directement par le service commercial de la chaîne, et des bandeaux spécifiques ont été diffusées par les émetteurs en phase d'extinction.
Voici le calendrier de l'extinction analogique de Canal Plus :
À la fin du déploiement prévu pour 2011, 95 % des téléspectateurs devraient en théorie bénéficier de la TNT en France, d'abord dans les zones les plus peuplées. Les 5 % restants situés principalement en zone rurale, vallée — hors de portée des émetteurs en raison de la courbure terrestre) devront utiliser une antenne satellite, un raccordement ADSL ou câblé, pour recevoir les chaînes et services de la TNT. En théorie, le taux de couverture de la télévision numérique (TNT + Satellite + ADSL + Câble) pourrait atteindre 100 %.
En cas d'absence d'émetteur local ou de difficulté de réception des signaux TNT, la télévision numérique par satellite représente l'alternative la plus favorable. D'une part, le satellite est le seul moyen qui permet d'approcher au taux de couverture proche de 100 %[20] et d'autre part, l'offre en clair de la TNT est disponible sans abonnement (gratuite) par satellite. Par ailleurs, les chaînes gratuites de la TNT sont disponibles sur les bouquets payants par satellite (Canalsat, ABsat, OrangeTV, BisTV…).
En mars 2006, le président de la République Jacques Chirac a souhaité que tous les français puissent bénéficier de la numérisation des signaux, en annonçant la création d'un bouquet par satellite diffusant sur 100 % du territoire l'ensemble des chaînes de la TNT, suite à l'impossibilité d'atteindre les 95 % envisagés via le réseau terrestre.
Répartition des chaînes DVB-S en clair à partir du 7 février 2009.
En mars 2007, le groupe Canal+ annonce qu'il proposera un accès libre par satellite aux 18 chaînes gratuites de la télévision numérique terrestre ainsi qu'à France Ô, permettant à 100 % des Français de les recevoir, en particulier dans les zones non couvertes en hertzien par la TNT. Les téléspectateurs qui le souhaitent peuvent acquérir (acheter) un récepteur satellite numérique associé à une carte à puce donnant accès à ce service, sans abonnement. En janvier 2007, Canal+ a annoncé sa décision de ne conserver qu'un diffuseur par satellite. Ainsi, l'opérateur Astra diffuse l'ensemble des offres françaises du groupe Canal+, après la fusion avec TPS (lequel exploitait Hot Bird d'Eutelsat). Le contrôle d'accès utilisé est le Mediaguard. En juin 2007, le bouquet TNTSAT est lancé dans plusieurs zones test. Ce n'est qu'en septembre 2007 que le service gratuit d'offre TNT par satellite de Canal+ sera officiellement lancé, avec les 24 programmes régionaux comprenant les documentaires et JT du service "Sat" de France 3. Le bouquet TNT SAT est commercialisé en France, à travers plusieurs formules commerciales (packs). Ces packs comprennent un récepteur (démodulateur satellite) et une carte à puce nécessaire pour accéder à la plupart des chaînes.
Une restriction commerciale interdit "officiellement" à un expatrié français de recevoir l'offre TNTSAT hors territoire métropolitain. Canal+ interdit également aux revendeurs situés à l'étranger, de commercialiser le récepteur et la carte.
Bien avant l'arrivée de la chaîne dans la formule payante de la TNT en 2006, soit plus exactement depuis le lancement de la Télévision numérique terrestre gratuite, le 31 mars 2005, Canal+ a pu diffuser ses plages de programmes quotidiennes non cryptées (numérique en « clair »). Dès lors, la chaîne payante a pu rattraper son « taux de pénétration » national (foyers pouvant réellement visualiser ses programmes notamment en clair) selon une problématique de parc d'équipement d'antennes.
Problématique technique : depuis sa création en 1984, Canal+ s'est vu contrainte d'exploiter l'ancien réseau et sites d'émetteurs de TF1[21] (alors en noir et blanc 819 lignes jusqu'au 19 juillet 1983). Pour ce motif technique, la gamme des fréquences le plus souvent utilisée par la chaîne payante a été la VHF au lieu de l'UHF exploitée par toutes les autres chaînes nationales. Ainsi les millions de foyers depuis le milieu des années 1980 non abonnés à Canal+ n'ont pas jugé utile de s'équiper d'une antenne VHF pour uniquement recevoir ses programmes en clair. Il faut souligner que l'acquisition et l'installation d'un tel équipement VHF représente un coût pouvant aller de 45 à 350 euros par foyer (antenne + coupleur + installation). Le déficit national du taux de pénétration de la chaîne payante a toutefois été considérablement modifié avec l'arrivée de la TNT.
À partir de 2005, en étant diffusée par le nouveau réseau d'émetteurs TNT lesquels exploitent quasi exclusivement la gamme UHF, la question de l'antenne spécifique VHF (souvent baptisée « antenne Canal+ ») a été progressivement résolu. Dès lors, pour chaque nouveau foyer équipé en réception TNT, la chaîne rattrape son retard en termes de taux de pénétration. Ainsi, mécaniquement, alors que l'audience des chaînes nationales analogiques en clair a tendance à décroître, celle de Canal+ connaît une croissance régulière, conforme à la progression du taux d'équipement TNT.
Dans un rapport du 20 octobre 2008[22], le Secrétariat d'État chargé de la prospective recommande la création d'une seconde offre TNT par satellite, destinée aux téléspectateurs regardant déjà les chaînes analogiques en clair par cette voie. Ainsi Eutelsat lance le 22 juin 2009 le bouquet FRANSAT depuis le satellite Atlantic Bird 3 (Ex. position Telecom). C'est en effet vers celui-ci qu'un million et demi de foyers, hors de portée des émetteurs terrestres, pointent depuis plus de 20 ans leur parabole pour capter les 6 chaînes nationales en analogique. FRANSAT poursuit ainsi sa mission d'intérêt général, favorisant le passage au tout numérique à moindre coût sans modification des paraboles existantes. En plus des 19 chaînes de la TNT et des 4 chaînes HD de la TNT, FRANSAT propose depuis le 28 octobre 2009 les 24 programmes régionaux de France 3 laissant à l'utilisateur la possibilité de regarder le ou les programmes régionaux de son choix.
Certains réseaux TV collectifs sont opérés et gérés techniquement par un câblo-opérateur. Les usagers doivent y accèder sans abonnement à l'ensemble des chaînes numériques gratuites.
Au lancement de la TNT, les signaux DVB-T n'étaient pas « redistribués en transparence » ; le « service antenne » délivré par l'opérateur n'exploitait strictement que la norme câble (DVB-C). Cela rendait les adaptateurs TNT du commerce totalement incompatibles. L'opérateur proposait la location ou la mise à disposition contre caution d'un terminal DVB-C pour chaque téléviseur de l'habitation. À partir de fin 2009, Numericable[23] transforme ses têtes de réseaux pour transporter conjointement à la norme DVB-C, propre au câble, les chaînes gratuites de la TNT à la norme DVB-T. Dès lors, tous décodeurs TNT, y compris ceux intégrés au téléviseur, permettent de recevoir ces chaînes via le câble.
Les images et les sons sont compressés puis transportés par le satellite Atlantic Bird 3 en direction des 115 centres de télédiffusion, ou émetteurs terrestres, équipés de paraboles et de structures de traitement (encapsuleur) professionnelles dont certaines sont incompatibles avec la réception grand public.
La TNT a été déployée en France selon la norme DVB-T. En 2011, il est envisagé de passer à la norme de diffusion DVB-T2 dans les années à venir[24]. En raison des performances accrues de cette nouvelle norme par rapport au DVB-T en termes d'occupation de spectre, il sera alors possible de générer un second dividende numérique. Cependant les téléspectateurs devront changer leur équipement car les récepteurs DVB-T actuellement diffusés (adaptateurs ou téléviseurs) sont incapables de recevoir les signaux DVB-T2.
Compresser l'information a pour intérêt de pouvoir diffuser plusieurs chaînes sur un même canal hertzien ; là où une seule chaîne analogique pouvait l'être. Un tel regroupement de chaînes sur un même canal de diffusion s'appelle un « multiplex ». Suivant les normes adoptées, chaque multiplex offre entre 3 et 10 chaînes.
En France métropolitaine, les normes retenues pour les chaînes gratuites en simple définition sont le MPEG-2/DVB-T. Pour la diffusion gratuite en haute définition et les chaînes payantes, la norme MPEG-4 est adoptée. Dans les Départements et Collectivités ultramarines, seul MPEG-4 est employé[9].
La norme de compression MPEG-4 AVC est plus évoluée que MPEG-2 Vidéo. L'adaptateur utilisé en métropole pour recevoir les chaînes gratuites en simple définition ne permet donc pas d'y recevoir les chaînes payantes ou en haute définition. Ce même adaptateur ne peut pas être employé en France d'outre-mer. En revanche, un décodeur à la norme MPEG-4 AVC permet de recevoir les chaînes gratuites en simple définition, diffusées selon la norme MPEG-2 Vidéo.
TF1, France 2, M6 et Arte sont disponibles gratuitement en haute définition (MPEG-4) à partir d'octobre 2008 en métropole, avec un adaptateur Haute Définition ou un téléviseur à la norme HD TV. Mais la majorité des adaptateurs vendus au lancement de la TNT ne permettent pas de recevoir ces chaînes ; leur remplacement est donc nécessaire. En revanche, la diffusion ultramarine débutant directement en MPEG-4, le passage à la Haute Définition y est facilitée puisque les téléspectateurs n'ont pas à changer leur adaptateur. De plus, en choisissant le MPEG-4 au lieu du 2, ce sont au moins 9 chaînes en simple definition qui peuvent être transmises au lieu de 6.
Pour la TNT payante, les programmes seront chiffrés vraisemblablement en Viaccess pour les chaînes du groupe TPS et Mediaguard pour les programmes du groupe Canal+, un terminal (décodeur) avec lecteur(s?) de carte, ou contrôle d'accès, sera requis. Le procédé employé, « multicrypt » ou « simultcrypt », n'est pas connu.
Les travaux de coordination avec les diffuseurs voisins étrangers sont donc nécessaires pour éviter les perturbations d'ailleurs déjà connues aujourd'hui. Dans les zones sensibles, les futurs émetteurs TNT seront de faible puissance (50 à 300 watts) et présenteront une zone de couverture sectorielle, évitant ainsi d'arroser les pays voisins et donc les usagers français installés dans la direction protégée. L'utilisation possible de la norme Mpeg 4 a été évoquée pour les sites à 3 fréquences et cela pour la diffusion de la TNT gratuite comme payante.
Pour les diffuseurs, les canaux et les émetteurs étant partagés, les coûts de diffusion en TNT sont réduits par rapport à la diffusion analogique.
Toutefois, certains multiplex nécessitent un traitement spécial du signal reçu par le satellite sur le site d’émission, afin d'insérer les décrochages régionaux de France 3 ou des chaînes locales. La prise en compte de ces décrochages locaux nécessite de leur allouer pratiquement en permanence (sur le multiplex commun émis sur le satellite) une bande passante fixe suffisante pour tous les décrochages qui vont venir s'y insérer localement (et légèrement supérieure à celle dédiée aux autres chaines), sans pouvoir tenir compte de contraintes de qualité demandée par les chaines (clientes des opérateurs de multiplex) uniquement pour certains types de programmes (notamment pour le cinéma et le sport) : cela permet moins de souplesse dans la gestion dynamique de la bande passante totale occupée au même moment par toutes les chaines du même multiplex.
Des solutions alternatives sont à l’étude pour alimenter dans le futur les sites d’émission à partir de réseaux optiques terrestres qui sont de plus en plus accessibles et d’un coût de mise en œuvre et d’exploitation inférieur à celui du satellite, car ces réseaux terrestres en plein développement offrent un maillage suffisant du territoire pour desservir tous les émetteurs. Dans ce cas, l'insertion de décrochages locaux sera facilitée en les produisant directement pour chaque groupe d’émetteurs régionaux depuis une même plateforme centrale gérée par l’opérateur de multiplex, et ce changement technologique permettra le développement de services plus interactifs.
La TNT est également l’occasion d’ouvrir le spectre hertzien — jusqu'ici très limité — à de nouveaux entrants. D’où l'hostilité manifestée par certaines chaînes commerciales (notamment les chaines à diffusion gratuite comme M6 et TF1) qui craignent une saturation de l’offre d’espace publicitaire et une réduction de leurs ressources de financement. Cas des frontières : la multiplication des fréquences rend difficile l'implantation de nouveaux et puissants émetteurs de télévision omnidirectionnels sur points hauts capables de desservir un ou plusieurs départements, comme il est actuellement rencontré en analogique.
En 2011, le réseau analogique (norme SÉCAM et plans de fréquences L ou L’) sera mis hors service, ses capacités seront réallouées à de nouveaux multiplex de nouvelles chaînes numériques (uniquement dans la bande UHF) ou d’autres services de communication ou de radiodiffusion. La bande VHF ne sera plus utilisée pour la télévision mais probablement pour de nouveaux services numériques de communication mobile. Les évolutions des normes de compression permettant de multiplier le nombre de chaînes diffusées ou (si une équation économique est trouvée aussi bien côté terminaux que diffuseurs), d'améliorer leur qualité (TVHD, relief, etc.).
Il n’est actuellement plus question d’augmenter le nombre d'émetteurs principaux et donc, a fortiori, les réémetteurs secondaires, eux, pour la desserte d'appoint limitée et très localisée (cependant des relais isofréquences de faible puissance peuvent combler certaines zones d’ombres au sein des régions normalement couvertes).
Toutefois, avec l'extinction anticipée de certains émetteurs analogiques stratégiques, une possibilité de leurs ressources pour diffuser des multiplex supplémentaires en TNT, diffuser davantage de chaînes payantes en qualité HD, ou pour étendre la couverture de certaines chaines à diffusion régionale locale. L’extinction anticipée rendrait également possible d'étendre la couverture des multiplex existants, notamment dans certaines zones frontalières mal desservies et où la diffusion simultanée de l'analogique et du numérique n’a pas été possible.
En France, l'architecture du réseau de télédiffusion de la TNT comprend :
La technologie numérique et la norme DVB-T peuvent permettre d'exploiter les avantages d'une diffusion isofréquence (un seul et même canal de diffusion sur une large zone à couvrir voire sur un plan national) ainsi que les répéteurs locaux à faible coût (relais de technologie gap filler).
Les réseaux TNT sont gérés par l'Agence des fréquences (ANFR) ainsi que par les opérateurs techniques tels que les deux principaux acteurs du secteur TDF(ex-TéléDiffusion de France) et Towercast.
Liste des principaux émetteurs TNT :
Le réseau reprend ainsi les installations existantes de TDF pour la diffusion analogique. Les aériens (éléments rayonnants d'émission) sont simplement installés sur les pylônes existants, quel que soit le diffuseur, TDF étant obligé d'ouvrir ses installations aux diffuseurs complémentaires.
Chaque multiplex contient un maximum de 6 canaux. Certains canaux sont partagés entre plusieurs chaînes locales ou nationales.
La composition des multiplex (R1 à R6) a été remaniée :
Trois opérateurs (au lieu de deux en analogique) entrent en jeu simultanément pour la diffusion d’une chaîne en numérique :
La société « Antalis TV » est désormais sous contrôle de son ex-concurrent TDF depuis octobre 2006 (qui faisait partie du groupe France Télécom). Toutefois, pour des motifs de respect de la concurrence équitable entre opérateurs de diffusion, certains de ses sites de diffusion ont dû être réattribués à Towercast (lequel a racheté les équipements).
L’autorité de gestion des fréquences peut être amené à effectuer des contrôles et régler les litiges techniques entre opérateurs de diffusion (ces missions de contrôle étaient auparavant effectuées par TDF pour le compte du CSA conformément à ses engagements légaux, mais désormais chaque opérateur de diffusion est responsable de ce contrôle (en concertation avec l'autorité des fréquences) ; mais ni l'autorité des fréquences, ni l’opérateur de diffusion, ni l'opérateur de multiplex ne traite les litiges concernant les contenus diffusés ou l’indépendance des opérateurs de services autorisés (cela reste du ressort du CSA).
| Numéro de chaîne | Nom de la chaîne |
|---|---|
| 2 | France 2 |
| 3 | France 3 (programme régional) |
| 5 | France 5 |
| 13 | LCP (Assemblée nationale) et Public Sénat |
| 19 | France Ô |
| 20 à 29 | Chaîne locale (liste ici) |
Dans certaines zones où il est possible de capter plusieurs émetteurs régionaux émettant sur des fréquences distinctes, il est possible de recevoir plusieurs des chaines régionales ou locales 20 à 25 en fonction de l’émetteur.
| Numéro de chaîne | Nom de la chaîne |
|---|---|
| 8 | Direct 8 |
| 14 | France 4 |
| 15 | BFM TV |
| 16 | i>Télé |
| 17 | Direct Star |
| 18 | Gulli |
| Numéro de chaine | Nom de la chaine |
|---|---|
| 4 | Canal+ HD |
| 30 | TPS Star |
| 32 | Canal+ Sport |
| 33 | Canal+ Cinéma |
| 34 | CFoot |
| 35 | Planète+ |
| Numéro de chaîne | Nom de la chaîne |
|---|---|
| 6 | M6 |
| 9 | W9 |
| 11 | NT1 |
| 31 | Paris Première |
| 57 | Arte HD |
Le réseau 5 est entré en service commercial depuis le 30 octobre 2008 sur un nombre limité de sites d'émission.
| Numéro de chaîne | Nom de la chaîne |
|---|---|
| 51 | TF1 HD |
| 52 | France 2 HD |
| 56 | M6 HD |
| 37 | SelecTV |
| Numéro de chaîne | Nom de la chaîne |
|---|---|
| 1 | TF1 |
| 7 | Arte |
| 10 | TMC |
| 12 | NRJ 12 |
| 36 | TF6 |
| 38 | LCI |
| 39 | Eurosport France |
Depuis le 13 septembre 2007 à 6 heures, sont intervenus les changements de multiplex de France 4 (du R1 au R2), TMC (du R2 au R6) et TPS Star (du R6 au R3) afin de dégager de l'espace sur le R1[30] pour permettre la diffusion soit d'une chaîne locale, soit d'un décrochage supplémentaire de France 3, soit de France Ô sur la quasi-totalité des émetteurs R1 d'Île de France[31], à l'exception de Mantes Maudétour et Meaux. Tous les autres sites non concernés par une chaîne locale diffusent un R1 avec seulement 5 chaînes. De nouvelles chaînes ont fait l'objet d'auditions et d'appels à candidature pour s'ajouter aux 18 chaînes locales de provinces actuelles.
| Canal | Chaîne | Départements | N° dépt. | Ville | Format image |
|---|---|---|---|---|---|
| 20 | LCM | Bouches-du-Rhône | 13 | Marseille | 4:3 |
| 20 | Normandie TV | Calvados | 14 | Caen | 4:3 |
| 21 | Voo TV | Côte-d'Or | 21 | Dijon | 16:9 |
| 20 | TV7 Bordeaux | Gironde | 33 | Bordeaux | 4:3 |
| 21 | Tébéo | Finistère | 29 | Brest | 16:9 |
| 20 | TLT | Haute-Garonne | 31 | Toulouse | 4:3 |
| 21 | 7L TV | Hérault | 34 | Montpellier | 4:3 |
| 20 | TV Rennes 35 | Ille-et-Vilaine | 35 | Rennes | 16:9 |
| 21 | TV Tours | Indre-et-Loire et Loir-et-Cher | 37 | Tours Chissay Blois | 4:3 |
| 20 | TéléGrenoble | Isère | 38 | Grenoble | 4:3 |
| 21 | TL7 | Loire | 42 | Saint-Étienne | 4:3 |
| 21 | Nantes 7 / TéléNantes (canal partagé) | Loire-Atlantique | 44 | Nantes | 4:3 |
| 25 | Orléans TV | Loiret | 45 | Orléans | 4:3 |
| 20 | Maine-et-Loire | 49 | Angers | 4:3 | |
| 20 | Wéo | Nord | 59 | Lille | 16:9 |
| 21 | Grand Lille TV | Nord | 59 | Lille | 16:9 |
| 20 | Clermont Première | Puy-de-Dôme | 63 | Clermont-Ferrand | 4:3 |
| 20 | TVPI | Pyrénées-Atlantiques | 64 | Bayonne | 4:3 |
| 20 | Alsace 20 | Bas-Rhin / Haut-Rhin | 67 / 68 | Strasbourg | 16:9 |
| 20 | TLM | Rhône | 69 | Lyon | 4:3 |
| 23 | Le Mans Télévision | Sarthe | 72 | Le Mans | 4:3 |
| 21 | TV8 Mont-Blanc | Savoie / Haute-Savoie | 73 / 74 | Chambéry / Annecy | 4:3 |
| 23 | Vendée | 85 | La Roche-sur-Yon | 4:3 | |
| 23 | Vendée | 85 | La Roche sur Yon / Chantonnay / Pouzauges | 4:3 | |
| 24 | Vendée | 85 | Les Sables-d'Olonne | 4:3 | |
| 20 | Villages TV | Vienne | 86 | Poitiers | 4:3 |
| 21 | Vosges télévision Images plus | Vosges | 88 | Épinal / Vittel | 16:9 |
| 23 | Territorial TV | Marne / Haute-Marne / Meuse | 51/52/55 | St-Dizier / Bar-le-Duc / Chaumont / Vitry-le-François / Commercy / Vaucouleurs / Saint-Mihiel | 4:3 |
| 23 | Mirabelle TV | Moselle / Meurthe-et-Moselle / Meuse | 57 / 54 / 55 | Metz / Verdun / Forbach / Longwy / Sarrebourg | 4:3 |
Certains sites de diffusion utilisant des émetteurs puissants couvrant plusieurs régions émettent sur la chaîne 22 un second décrochage régional de France 3 pour une région voisine couverte uniquement par cet émetteur, cela concerne les émetteurs du multiplex R1 émettant depuis :
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Le site de Sens (dans l’Yonne) émet également un troisième décrochage régional de France 3 sur la chaîne 23 mais dans un autre multiplex.
Le site de Troyes (dans l’Aube) émet également la chaîne locale Canal 32 sur la chaîne 20 mais dans le multiplex L8.
Le terme L8 désigne de manière générique les multiplex locaux.
Depuis l'émetteur[32] de la Tour Eiffel à Paris (canal UHF 23), ce multiplex a été autorisé à émettre depuis le 20 mars 2008 (avec une autorisation de 10 ans). Émet aussi dans le centre-ouest de la région Champagne-Ardenne, pour couvrir l’extrême sud-est de l’Île-de-France, en attendant un réaménagement des fréquences avec l’ouverture du 5e réseau multiplex. Depuis juin 2010, la chaîne France Ô n'est plus disponible sur le Multi 7 car elle est diffusée nationalement sur le R1.
Depuis le site de Paris Tour Eiffel :
| Numéro de chaîne | Nom de la chaîne |
|---|---|
| 21 | Cinaps TV / BDM TV / Demain IDF / Télé Bocal
(canal en temps partagé) |
| 22 | IDF1 |
| 23 | NRJ Paris (ex-LTF) |
| 24 | BFM Business Paris |
Depuis le site de Troyes les Riceys :
| Numéro de chaîne | Nom de la chaîne |
|---|---|
| 20 | Canal 32 |
Depuis le site d'Issoudun Le Chagnat :
| Numéro de chaîne | Nom de la chaîne |
|---|---|
| 20 | BIP TV |
Depuis l'émetteur[33] de Nantes Haute-Goulaine, ce multiplex a été autorisé à émettre à partir du 18 mai 2010 sur le canal 56[34] dans le cadre de l'arrêt de la télévision analogique en région Pays-de-la-Loire.
Le CSA a attribué par tirage au sort les canaux aux opérateurs de la façon suivante[35] :
| Numéro de chaîne | Nom de la chaîne |
|---|---|
| 23 | Télévision locale du Choletais (TLC) |
| 24 | TV Vendée |
| 25 | Canal 15 Vendée |
Depuis le 18 mai 2010, Nantes 7 et TéléNantes diffusent à partir du multiplex R1 sur lequel TV Vendée, TSV, Télé 102 et Canal 15 étaient diffusées auparavant[36].
Depuis l'émetteur de Villemus La Colle, ce multiplex a été autorisé à émettre à partir du 5 juillet 2011 sur le canal 56[37] dans le cadre de l'arrêt de la télévision analogique en région Provence-Alpes-Côte-d'Azur.
| Numéro de chaîne | Nom de la chaîne |
|---|---|
| 21 | Télévision Locale Provence (TLP) |
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