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Terre

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Terre Terre : symbole astronomique
Photographie de la Terre prise depuis Apollo 17[Note 1].

Photographie de la Terre prise depuis Apollo 17[Note 1].
Caractéristiques physiques
Rayon Ă©quatorial 6 378,137 km
Rayon polaire 6 356,7523142 km
PĂ©rimètre Ă©quatorial 40 075,017 ;
pĂ©rimètre mĂ©ridional "polaire" = 40 007,864 km
Superficie 510 067 420 km²
Volume 1,08321Ă—1012 kmÂł
Masse 5,9736Ă—1024 kg
Masse volumique moyenne 5,515Ă—103 kg/mÂł
Gravité à la surface 9,780 m/s²
(0,99732 g)
Vitesse de libération 11,186 km/s
Période de rotation
(jour sidéral)
0,99726949 d
(23 h 56 min 4,084 s)
Vitesse de rotation
(à l’équateur)
1 674,364 km/h
Inclinaison de l’axe 23,4388°
Albédo moyen 0,367
Température de surface
Caractéristiques orbitales
(Époque J2000.0)
Demi-grand axe 149 597 887,5 km
(1,0000001124 ua)
AphĂ©lie 152 097 701 km
(1,0167103335 ua)
PĂ©rihĂ©lie 147 098 074 km
(0,9832898912 ua)
CirconfĂ©rence orbitale 924 375 700 km
(6,1790699007 ua)
Excentricité 0,01671022
PĂ©riode de rĂ©volution 365,25696 d
PĂ©riode synodique — d
Vitesse orbitale moyenne 29,783 km/s
Vitesse orbitale maximale 30,287 km/s
Vitesse orbitale minimale 29,291 km/s
Inclinaison (par définition) 0°
NĹ“ud ascendant 174,873°
Argument du pĂ©rihĂ©lie 288,064°
Satellites 1, la Lune
Caractéristiques de l’atmosphère
Pression atmosphĂ©rique 101 325 Pa
Diazote N2 78,11 %
Dioxygène O2 20,953 %
Argon Ar 0,934 %
Vapeur d'eau H2O 0 Ă  7 %
Dioxyde de carbone CO2 ~0,038 % en 2006.
~0,028 % avant 1850.




Découverte
Découvreur —
Date —

La Terre est une planète tellurique du système solaire, la troisième par ordre croissant de distance la séparant du Soleil.

Couramment appelée en français Terre, planète Terre, planète bleue ou encore Monde[Note 2], c'est une planète à manteau actif, dotée d'une atmosphère comportant de l'oxygène, recouverte d'eau liquide, et protégée des radiations solaires par une magnétosphère. Elle est actuellement la seule planète de l'Univers connue pour abriter la vie.

La Terre tourne autour d'elle même en un jour sidéral de 23h56', et autour du soleil en une année d'environ 365 jours. Son axe de rotation est incliné par rapport à l'écliptique, ce qui produit l'alternance de quatre saisons sur la surface du globe.

Selon les connaissances scientifiques actuelles, la planète s'est formée il y a environ 4,5 milliards d'années[3],[4],[5], et la vie y est apparue à sa surface en moins d'un milliard d'années. Depuis ce temps, la biosphère de la Terre a grandement modifié l'atmosphère et d'autres conditions abiotiques. La photosynthèse oxygénique a créé, en plus de trois milliards d'années, l'atmosphère de dioxygène et de diazote qui existe aujourd'hui. Ce changement a permis la prolifération d'organismes aérobies tout comme la formation de la couche d'ozone qui, avec le champ magnétique de la Terre, filtre les radiations venant de l'espace permettant ainsi la vie sur Terre.

La surface externe de la Terre est divisĂ©e en plusieurs segments rigides, ou plaques tectoniques, qui migrent graduellement sur la surface sur une durĂ©e de plusieurs millions d'annĂ©es. Environ 71 % de la surface est couverte d'ocĂ©ans d'eau salĂ©e, le reste, 29 %, consistant en continents et Ă®les. L'eau liquide, nĂ©cessaire pour la forme de vie telle que nous la connaissons, est prĂ©sente sur la Terre, et aucune autre planète n'a encore Ă©tĂ© dĂ©couverte avec des Ă©tendues d'eau liquide (lacs, mers, ocĂ©ans) Ă  sa surface.

L'intĂ©rieur de la Terre est composĂ© d'une croĂ»te lithosphĂ©rique ayant deux compositions principales, continentale (socle granitique) et ocĂ©anique (socle basaltique), du manteau terrestre formĂ© de roches (oxydes mĂ©talliques) Ă  haute tempĂ©rature (plus de 1 200 Â°C Ă  son sommet, Ă  plus de 3 000 Â°C Ă  sa base), d'un noyau externe liquide qui gĂ©nère le champ magnĂ©tique et d'un noyau interne, ces deux noyaux Ă©tant composĂ©s d'un mĂ©lange de fer et de nickel.

La Terre interagit avec des objets de l'espace, incluant le Soleil et la Lune.

La périodicité des saisons se mesure, elle, au moyen de l'année tropique, légèrement plus courte de l'année sidérale de la valeur annuelle de la précession de l'axe de rotation. La période du passage aux points de l'ellipse de l'orbite comme le périhélie, est l'année anomalistique, légèrement plus longue de l'année sidérale de la valeur annuelle de la récession du périhélie.

Enfin, dans les calculs astronomiques, on utilise l'année julienne valant exactement 365,25 jours.

Le seul satellite naturel de la Terre, la Lune, qui commença à orbiter il y a plus de 4,53 milliards d'années, crée les marées, stabilise l'axe de rotation de la Terre et ralentit la rotation de la planète. Un large bombardement de comètes durant les premiers temps de la planète a joué un rôle important dans la formation des océans. Plus tard, les impacts d'astéroïdes ont causé de nombreux changements sur l'environnement à la surface. Des changements périodiques à long terme de l'orbite de la Terre, causés par l'influence gravitationnelle des autres astres, sont probablement une des causes des glaciations qui ont couvert une bonne partie de la planète.

Sommaire

[modifier] Histoire

Article dĂ©taillĂ© : Histoire de la Terre.

La Terre ainsi que les autres planètes du système solaire se sont formĂ©es il y a 4,57 milliards d'annĂ©es Ă  partir d'une nĂ©buleuse solaire, masse de poussières et de gaz en forme de disque dĂ©tachĂ©e du Soleil en formation. Initialement en fusion, la couche externe de la Terre s'est refroidie pour former une croĂ»te solide et l'eau a commencĂ© Ă  s'accumuler dans l'atmosphère. La Lune s'est formĂ©e peu de temps après, sans doute Ă  la suite d'une collision avec un objet de la taille de Mars (quelquefois appelĂ© ThĂ©ia). Une partie de cet objet se serait agglomĂ©rĂ©e avec la Terre, tandis qu'une autre portion, mĂŞlĂ©e avec peut-ĂŞtre 10 % de la masse totale de la Terre, aurait Ă©tĂ© Ă©jectĂ©e dans l'espace, oĂą elle aurait formĂ© la Lune.

L'activitĂ© volcanique a produit une atmosphère primitive. De la vapeur d'eau condensĂ©e, mĂŞlĂ©e Ă  de la glace apportĂ©e par des comètes, a produit les ocĂ©ans. On suppose qu'une activitĂ© chimique intense dans un milieu hautement Ă©nergĂ©tique a produit une molĂ©cule capable de se reproduire, il y a environ 4 milliards d'annĂ©es. La vie elle-mĂŞme serait apparue 500 000 ans plus tard.

L'apparition de la photosynthèse met ensuite l'énergie solaire au service de la vie. Il en résulte en effet à la fois une accumulation de dioxygène dans l'atmosphère, favorisant la vie animale, et le développement d'une couche d'ozone[Note 3] dans la haute atmosphère, protégeant la surface de la planète de l'agression des rayons ultraviolets. Dans ce nouveau cadre, la vie évolue de plus en plus vite vers des formes toujours plus complexes.

La surface du globe se transforme continuellement, sur des périodes de plusieurs centaines de millions d'années. Des continents ou supercontinents se forment puis se divisent. C'est ainsi qu'il y a environ 750 millions d'années, le plus vieux des supercontinents connus, Rodinia, commença à se disloquer. Les continents entre lesquels il s'était divisé se recombinèrent plus tard pour former Pannotia, il y a 650-540 millions d'années, puis finalement Pangée, au Permien, qui se fragmenta il y a 180 millions d'années.

Depuis les annĂ©es 1960, de nombreuses hypothèses ont Ă©tĂ© Ă©mises dont une qui affirme qu'une (ou une sĂ©rie) de grande(s) glaciation(s) eut lieu il y a 750 et 580 millions d'annĂ©es, pendant le NĂ©oprotĂ©rozoĂŻque, et qui couvrit la planète d'une couche de glace. Cette hypothèse a Ă©tĂ© nommĂ©e Snowball Earth (« Terre boule de neige Â»), et est d'un intĂ©rĂŞt particulier parce qu'elle prĂ©cède l'explosion cambrienne, quand des formes de vies multicellulaires commencèrent Ă  prolifĂ©rer.

Ă€ la suite de l'explosion cambrienne, il y a 535 millions d'annĂ©es, 5 extinctions massives eurent lieu. La dernière extinction majeure date de 65 millions d'annĂ©es, quand une prĂ©sumĂ©e mĂ©tĂ©orite est entrĂ©e en collision avec la Terre, exterminant ainsi les dinosaures et d'autres grands reptiles, Ă©pargnant de plus petits animaux comme les mammifères, oiseaux, lĂ©zards, etc. Dans les 65 millions d'annĂ©es qui se sont Ă©coulĂ©es depuis, les mammifères se sont diversifiĂ©s, et il y a quelques millions d'annĂ©es, en Afrique, une espèce proche du singe a Ă©voluĂ© et dĂ©veloppĂ© l'aptitude de se tenir droit. Ceci lui permit l'emploi d'outils et encouragea la communication que demandait nutrition et stimulation pour un cerveau plus dĂ©veloppĂ©. Le dĂ©veloppement de l'agriculture, et ensuite des civilisations, permit aux humains de modifier la surface de la Terre dans une courte pĂ©riode de temps, comme aucune autre espèce avant lui ; affectant la nature tout comme les autres formes de vies.

[modifier] Composition et structure

La Terre est une planète tellurique, ou en d'autres mots une planète solide, contrairement aux géantes gazeuses comme Jupiter.

Il s'agit de la plus grande des quatre planètes telluriques du système solaire, que ce soit en termes de grandeur ou masse. De ces quatre planètes, la Terre a aussi la plus grande densitĂ©, la plus forte gravitĂ© et le plus puissant champ magnĂ©tique. Cependant, plusieurs planètes telluriques plus grandes que la Terre ont Ă©tĂ© dĂ©couvertes en dehors du système solaire. Parmi laquelle l'exoplanète Gliese 581 c, qui possède un diamètre 50 % supĂ©rieur Ă  celui de la Terre. Plusieurs missions sont en cours, ou prĂ©vues afin de dĂ©couvrir de nouvelles planètes similaires Ă  la Terre, appelĂ©e exoterres.

[modifier] Composition chimique

La masse de la Terre est d'approximativement 5,98Ă—1024 kg. Elle est composĂ©e principalement de fer (32,1 %[6]), d'oxygène (30,1 %), de silicium (15,1 %), de magnĂ©sium (13,9 %), de soufre (2,9 %), de nickel (1,8 %), de calcium (1,5 %) et d'aluminium (1,4 %), le 1,2 % restant consistant en de lĂ©gères traces d'autres Ă©lĂ©ments. Ă€ cause de l'attirance des Ă©lĂ©ments plus lourds vers le centre de gravitĂ© de la Terre, le cĹ“ur de la Terre est cru ĂŞtre composĂ© majoritairement de fer (88,8 %), avec une plus petite quantitĂ© de nickel (5,8 %), de soufre (4,5 %) et moins de 1 % d'autres Ă©lĂ©ments.

Oxyde Pourcentage

(pondéral)

Silice (SiO2) 59,71
Oxyde d'aluminium (Al2O3) 15,41
Oxyde de calcium (CaO) 4,90
Oxyde de magnésium (MgO) 4,36
Oxyde de sodium (Na2O) 3,55
Oxyde de fer II (FeO) 3,52
Oxyde de potassium (K2O) 2,80
Oxyde de fer III (Fe2O3) 2,63
Eau (H2O) 1,52
Dioxyde de titane (TiO2) 0,60
Pentoxyde de phosphore (P2O5) 0,22
Total 99,22

Le gĂ©ochimiste F. W. Clarke a calculĂ© que 47 % (en poids) de la croĂ»te terrestre est faite d'oxygène prĂ©sent principalement sous forme d'oxydes, dont les principaux sont les oxydes de silicium, aluminium, fer, calcium, magnĂ©sium, potassium et sodium. La silice est le constituant majeur de la croĂ»te sous forme de pyroxĂ©noĂŻdes, les minĂ©raux les plus communs des roches magmatiques et mĂ©tamorphiques. Après une synthèse basĂ©e sur l'analyse de 1 672 types de roches, Clarke a obtenu les pourcentages prĂ©sentĂ©s dans le tableau ci-contre.

[modifier] Structure géologique

Article dĂ©taillĂ© : Structure interne de la Terre.
Structure de la Terre. 1. croĂ»te continentale, 2. croĂ»te ocĂ©anique, 3. manteau supĂ©rieur, 4. manteau infĂ©rieur, 5. noyau externe, 6. noyau interne,
A : DiscontinuitĂ© de Mohorovicic,
B : DiscontinuitĂ© de Gutenberg,
C : DiscontinuitĂ© de Lehmann.

La Terre est constituĂ©e de plusieurs couches internes identifiables Ă  peu près concentriques : la croĂ»te terrestre (ocĂ©anique ou continentale), le manteau supĂ©rieur, le manteau infĂ©rieur, le noyau externe et interne. La lithosphère est constituĂ©e de la croĂ»te et de la zone supĂ©rieure du manteau supĂ©rieur. L'asthĂ©nosphère est la zone infĂ©rieure du manteau supĂ©rieur (en dessous de la lithosphère).

La croûte terrestre de la Terre est relativement jeune, par rapport à la Terre elle-même. Pendant la période relativement courte de 500 millions d'années environ où l'érosion et les processus tectoniques ont détruit, puis recréé la plupart des couches superficielles de roches à la surface de la Terre, la presque totalité des traces de l'histoire géologique de sa surface (cratères d'impact, par exemple) ont disparu.

Plus de 99 % de la surface terrestre aurait moins de 2 milliards d'annĂ©es.

Cette structure est connue au moyen de l'étude de la propagation des ondes sismiques entre une source et différents points de la surface terrestre.

La vitesse d'une onde sismique change en effet assez brutalement au passage entre deux couches de composition ou phase minérale différentes. Ces limites ont parfois reçu des noms particuliers, tels que la discontinuité de Mohorovicic, la discontinuité de Lehmann ou la discontinuité de Gutenberg.

La constitution de la Terre s'explique par son mode de formation, par accrétion de météorites, qui a produit une stratification en phase fluide par masse volumique décroissante depuis les couches internes vers les couches externes.

La plus grande partie de la chaleur interne de la Terre (87 %), est produite par la radioactivitĂ© des roches qui constituent la croĂ»te terrestre : radioactivitĂ© naturelle produite par la dĂ©sintĂ©gration de l'uranium, du thorium et du potassium.

[modifier] Plaques tectoniques

Selon la thĂ©orie de la tectonique des plaques, la partie supĂ©rieure de l'intĂ©rieur de la Terre est composĂ©e de deux couches : la lithosphère, comprenant la croĂ»te, et la partie solide du manteau. Au-dessous de la lithosphère se trouve l'asthĂ©nosphère, qui forme le cĹ“ur du manteau. L'asthĂ©nosphère ressemble Ă  du liquide extrĂŞmement chaud et visqueux.

La lithosphère flotte essentiellement sur l'asthĂ©nosphère et est brisĂ©e en pièces qui sont appelĂ©es plaques tectoniques. Ces plaques sont des segments rigides qui bougent en relation avec les autres de trois façons : en convergence, en divergence, et par transcurrence. C'est ainsi que sont créés les tremblements de terre, l'activitĂ© volcanique ainsi que les montagnes.

Certaines plaques ont une plus petite superficie comme la plaque indienne, la plaque arabique, la plaque caraïbe et la plaque de Nazca à l'ouest de la côte de l'Amérique du Sud. La plaque australienne s'est fusionnée quelque peu à la plaque indienne il y a 50 à 55 millions d'années. Les plaques les plus rapides dans leur mouvement sont les plaques océaniques, bougeant à environ 70 millimètres par an. À l'opposé, la plaque la plus lente est la plaque eurasienne, progressant à environ 21 millimètres par an.

Les plaques principales sont :

Carte Nom de la plaque Aire totale, en (106 km2) Couvre
Carte des plaques tectoniques terrestres. Les flèches indiquent les mouvements relatifs de chaque plaque.
Plaque africaine 61,3 Afrique
Plaque antarctique 60,9 Antarctique
Plaque australienne 47,2 Australie
Plaque eurasienne 67,8 Asie et l'Europe
Plaque nord-américaine 75,9 Amérique du Nord et Nord-Est de la Sibérie
Plaque sud-américaine 43,6 Amérique du Sud
Plaque pacifique 103,3 Océan Pacifique

[modifier] Forme de la Terre

La forme de la Terre est modĂ©lisĂ©e par un ellipsoĂŻde, une forme ronde[rĂ©f. nĂ©cessaire] lĂ©gèrement aplatie aux pĂ´les, et plus prĂ©cisĂ©ment par le gĂ©oĂŻde. Le diamètre approximatif de rĂ©fĂ©rence est de 12 742 km.

La rotation de la Terre crĂ©e un lĂ©ger bourrelet Ă©quatorial, ce qui fait en sorte que le diamètre Ă  l’équateur est 43 km plus long que le diamètre polaire (du pĂ´le Nord au pĂ´le Sud). Les plus grandes dĂ©nivellations du sol de la Terre sont l'Everest (8 848 m au-dessus du niveau de la mer) et la fosse des Mariannes (10 911 m sous le niveau de la mer). Par contre, Ă  cause de l’aplatissement, l’objet le plus Ă©loignĂ© du cĹ“ur de la Terre est en fait le volcan Chimborazo en Équateur.


Comparaison de quelques caractéristiques physiques des quatre planètes telluriques
Planète Rayon équatorial Masse Gravité Inclinaison de l’axe
Mercure[7] 2 439,7 km (0,383 Terre) e23/3.3023,302Ă—1023 kg (0,055 Terre) 3,701 m/s² (0,377 g) ~0,01°
VĂ©nus[8] 6 051,8 km (0,95 Terre) e24/4.86854,8685Ă—1024 kg (0,815 Terre) 8,87 m/s² (0,904 g) 177,36°[Note 4]
Terre[9] 6 378,14 km e24/5.97365,9736Ă—1024 kg 9,780 m/s² (0,99732 g) 23,45°
Mars[10] 3 402,45 km (0,533 Terre) e23/6.41856,4185Ă—1023 kg (0,107 Terre) 3,69 m/s² (0,376 g) 25,19°
Photomontage comparatif des tailles des planètes telluriques (de gauche Ă  droite) : Mercure, VĂ©nus, la Terre et Mars.


La conception sphĂ©rique de la Terre remonte Ă  l'antiquitĂ© grecque, vers le Ve siècle av. J.-C., et plus spĂ©cifiquement aux pythagoriciens. On retrouve cette conception chez ParmĂ©nide, Platon ou Aristote. Elle s'appuie sur le fait que, lors des Ă©clipses de Lune, l'ombre de la Terre est sphĂ©rique, et sur le fait que les constellations varient lorsqu'on se dĂ©place du Nord au Sud[11]. Au IIIe siècle av. J.-C., Ératosthène donna une estimation du rayon terrestre que nous supposons[Note 5] très proche de la rĂ©alitĂ©, ainsi que Posidonios, au Ie siècle av. J.-C.. Vers la mĂŞme Ă©poque, ClĂ©omède dĂ©finit les notions d'Ă©quateur, de tropiques, d'arctique et d'antarctique. Reprenant ces notions, le gĂ©ographe PtolĂ©mĂ©e fournit au IIe siècle des informations gĂ©ographiques qui furent utilisĂ©es jusqu'Ă  la Renaissance.

La civilisation arabo-musulmane conserva la connaissance d'une Terre sphĂ©rique et au IXe siècle, le calife Al-Mamun, Ă  Bagdad, fit procĂ©der Ă  une mesure d'une partie d'un mĂ©ridien, conduisant Ă  une bonne approximation de la circonfĂ©rence de la Terre. Plus explicite encore est qu'une figure comme Abou HanĂ®fa, fondateur de l'une des quatre Ă©coles de jurisprudence musulmane, avait foi dans la sphĂ©ricitĂ© de la Terre.[12] Dans le monde chrĂ©tien, cette idĂ©e fut parfois remise en cause, par exemple au VIe siècle par Cosmas Indicopleustès. En effet, les Pères de l'Église ne pouvaient concilier la vision du monde sphĂ©rique d'Aristote constituĂ© de deux zones polaires et deux zones tempĂ©rĂ©es, sĂ©parĂ©es par une zone torride infranchissable, avec l'universalitĂ© du message du Christ, ce message ne pouvant parvenir Ă  d'hypothĂ©tiques[Note 6] habitants des antipodes. Jusqu'au XIIe siècle, on s'attacha donc Ă  reprĂ©senter le monde sous forme symbolique, mais des philosophes ou des religieux tels Isidore de SĂ©ville, Bède le VĂ©nĂ©rable, Jean Scot Erigène, Gerbert d'Aurillac, Thomas d'Aquin, Albert le Grand ou Roger Bacon avaient très bien intĂ©grĂ© la reprĂ©sentation sphĂ©rique. Vers 1150, le livre De imagine mundi, dont l'auteur prĂ©sumĂ© est Honorius d'Autun, dĂ©crit l'univers de façon plus mythologique que scientifique, mais dans lequel la Terre est une sphère d'environ 35 000 km de circonfĂ©rence. Charlemagne est d'ailleurs reprĂ©sentĂ© sur quelques enluminures comme tenant Ă  la main une reprĂ©sentation d'un petit globe terrestre surmontĂ© d'une croix.

Position et taille du continent asiatique selon Christophe Colomb.

Les rĂ©cits de voyages de missionnaires, de Marco Polo et de l'explorateur Jean de Mandeville (avec son Livre des merveilles du monde) diffusaient dans la sociĂ©tĂ© l'image d'une terre sphĂ©rique, qui pouvait thĂ©oriquement faire l'objet d'une « circumnavigation Â». L’Imago mundi du cardinal Pierre d'Ailly retenait cette reprĂ©sentation sphĂ©rique. On sait que Christophe Colomb a Ă©tĂ© influencĂ© par le Livre des merveilles du monde de Mandeville, et qu'il possĂ©dait un exemplaire de l’Imago mundi abondamment annotĂ© et commentĂ© par ses soins. En sous-estimant grandement le rayon terrestre et en imaginant un continent asiatique trois fois plus Ă©tendu vers l'Est qu'il ne l'est en rĂ©alitĂ©, Colomb a pu envisager de façon raisonnable la possibilitĂ© de rejoindre les Indes par l'Ouest. Une connaissance plus prĂ©cise des distances aurait dĂ©couragĂ© toute tentative de traversĂ©e de l'OcĂ©an avec les moyens de l'Ă©poque.

Les voyages des Portugais dès le dĂ©but du XVe siècle pour rejoindre les Indes en contournant l'Afrique, la redĂ©couverte des textes grecs Ă  la Renaissance, en particulier la GĂ©ographie de PtolĂ©mĂ©e, leur diffusion au moyen de l'imprimerie ont Ă©galement largement contribuĂ© Ă  propager les reprĂ©sentations modernes de la Terre, avec le Nord vers le haut des cartes, les mĂ©ridiens, les parallèles, l'Ă©quateur et les deux tropiques. Le plus ancien globe terrestre connu est fabriquĂ© par Martin Behaim vers la fin du XVe siècle, peu avant que Vasco de Gama, Christophe Colomb ou Magellan entreprennent leurs voyages. On y voit l'Europe, l'Afrique et l'Asie, mais bien entendu, ni les AmĂ©riques, ni l'OcĂ©anie.

Mercator a, en dessinant ses cartes, mentionnĂ© et dessinĂ© un Ă©norme continent austral : Terra incognita australis (terre australe (du sud) inconnue). Cette « terre australe inconnue Â» a Ă©tĂ© dessinĂ©e au Sud car Mercator pensait, Ă  la suite des Grecs, que sans ce poids la Terre n'Ă©tait pas Ă©quilibrĂ©e. Les rĂ©flexions et travaux en gĂ©ographie (relevĂ©s cartographiques, projection de Mercator) au XVIe siècle ont permis de faire Ă©voluer la connaissance de la Terre.

C'est au XVIIIe siècle que l'aplatissement des pĂ´les est reconnu, avec les expĂ©ditions menĂ©es au PĂ©rou et en Laponie.

[modifier] Atmosphère

Schéma des couches de l'atmosphère

La Terre est entourĂ©e d'une enveloppe gazeuse qu'elle retient par attraction gravitationnelle : l'atmosphère. Cette atmosphère donne Ă  la planète un reflet bleutĂ© depuis l'espace, d'oĂą son surnom de « planète bleue Â». La constitution et la densitĂ© de l'atmosphère sont telles que la lumière incidente du Soleil et la lumière rĂ©flĂ©chie par les continents et les mers sont diffractĂ©es ; donnant sa couleur au ciel, et par rĂ©flexion, aux Ă©tendues d'eau.

[modifier] Constitution

Cette enveloppe, dont la masse globale est de l'ordre de 5Ă—1018 kg (un millionième de la masse de la Terre), est contenue Ă  99 % dans les 30 premiers kilomètres (50 % dans les 5 premiers kilomètres).

La basse atmosphère (du niveau de la mer jusqu'Ă  environ 45 km) est composĂ©e de gaz « permanents Â», gaz dont les proportions restent constantes, et de gaz de concentration variable avec l'altitude.

  • Le diazote, le dioxygène et l'argon constituent, en volume, 99,997 % des gaz permanents (voir tableau ci-dessus) ; le brassage vertical de l'air permet de conserver une rĂ©partition constante Ă  tous les niveaux, mĂŞme pour les gaz les plus lĂ©gers, tels que l'hĂ©lium ou l'hydrogène.

L'atmosphère terrestre peut être considérée, à un instant donné, comme un mélange thermodynamique d'air sec et de vapeur d'eau.

Les particules liquides, solides, ou mixtes, en suspension dans l'atmosphère constituent l'aérosol atmosphérique.

Ces particules jouent un rĂ´le primordial dans les phĂ©nomènes de condensation (nuages) et de formation de cristaux de glace, ainsi qu'Ă  diffĂ©rents processus physico-chimiques dans l'atmosphère. Leur concentration varie de plusieurs puissances de 10 (de plusieurs ordres de grandeurs) en fonction du lieu et du temps ; en concentration Ă©levĂ©e, elles constituent un facteur de pollution. Les particules se classent en  :

  • particules d'Aitken : 1 nm < d < 0,1 µm
  • grosses particules : 0,1 µm < d < 5 µm
  • particules gĂ©antes : 5 µm < d < 50 µm environ

L'atmosphère attĂ©nue de façon importante le rayonnement solaire reçu au sol ; suivant l'importance de la couverture nuageuse, le sol reçoit de 68 % Ă  28 % (ou moins) du rayonnement solaire parvenant Ă  l'atmosphère, un flux solaire initial de 1 370 W/m2.

[modifier] Structure de l'atmosphère

La composition chimique de l'atmosphère, sa tempĂ©rature, ou les phĂ©nomènes qui y sont observĂ©s prĂ©sentent des discontinuitĂ©s marquĂ©es lorsque l'altitude augmente. Ces discontinuitĂ©s correspondent Ă  des couches homogènes dont les propriĂ©tĂ©s Ă©voluent de façon continue ; ce sont (par altitude croissante) :

Les limites de ces couches (d'altitude variable) ont reçu des dĂ©signations particulières : tropopause, stratopause, mĂ©sopause et thermopause.

[modifier] Satellites de la Terre

Article connexe : Lune.
Représentation à l'échelle de la taille et de la distance de la Terre et de la Lune

La Lune est un satellite naturel, situĂ© Ă  environ 380 500 km de la Terre. Relativement grand, son diamètre est environ le quart de celui de la Terre. Au sein du système solaire, c'est l'un des plus grands satellites naturels (après Ganymède, Titan, Callisto et Io), le plus grand d'une planète non gazeuse. Elle est relativement proche de la taille de la planète Mercure. Les satellites naturels orbitant autour des autres planètes sont communĂ©ment appelĂ©s « lunes Â» en rĂ©fĂ©rence Ă  la Lune de la Terre.

L'attraction gravitationnelle entre la Terre et la Lune cause les marées sur Terre. Le même effet a lieu sur la Lune, faisant en sorte que sa période de rotation est identique au temps qu'il lui faut pour orbiter autour de la Terre, présentant ainsi toujours la même face vers notre planète. En orbitant autour de la Terre, différentes parties du côté visible de la Lune sont illuminées par le Soleil, causant les phases lunaires.

Ă€ cause du couple des marĂ©es, la Lune s'Ă©loigne de la Terre Ă  un rythme d'environ 38 mm par an, produisant aussi l'allongement du jour terrestre de 23 microsecondes par an. Sur plusieurs millions d'annĂ©es, l'effet cumulĂ© de ces petites modifications produit d'importants changements. Durant la pĂ©riode du DĂ©vonien, Ă  approximativement 410 millions d'annĂ©es d'aujourd'hui, il y avait 400 jours dans une annĂ©e, chaque jour durant 21,8 heures.

Vue de la Terre, la Lune est assez éloignée pour avoir la même taille apparente que le Soleil. La taille angulaire des deux corps est quasiment égale car même si le diamètre du Soleil est 400 fois plus grand que celui de la Lune, celle-ci est 400 fois plus rapprochée de la Terre que ce dernier. Ceci permet encore tout juste les éclipses totales sur Terre.

La théorie acceptée sur les origines de la Lune est celle d'un impact géant entre un planètoïde de la taille de Mars, appelé Théia, et la Terre nouvellement formée. Cette hypothèse explique en partie le fait que la composition de la Lune ressemble particulièrement à celle de la croûte terrestre.

La Terre a aussi deux satellites co-orbitaux, l'astéroïde (3753) Cruithne et 2002 AA29, ainsi que des quasi-satellites, 2003 YN107 (jusqu'en 2006), 2001 GO2 et (164207) 2004 GU9.

[modifier] Accélération de la pesanteur

Pour consulter un article plus gĂ©nĂ©ral, voir : Pesanteur.

L'accĂ©lĂ©ration de la pesanteur (ou « champ de pesanteur Â») varie lĂ©gèrement Ă  la surface de la Terre pour trois raisons :

  • Elle dĂ©pend de l'altitude, l'accĂ©lĂ©ration Ă©tant inversement proportionnelle au carrĂ© de la distance entre le centre de gravitĂ© de la Terre et le point oĂą il est mesurĂ©.
  • La Terre n'est pas parfaitement sphĂ©rique, mais un peu aplatie aux pĂ´les, la gravitation est plus grande aux pĂ´les, pour la mĂŞme raison.
  • La Terre tourne sur elle-mĂŞme, ce qui fait qu'un objet Ă  l'Ă©quateur est un tout petit peu plus lĂ©ger (voir Force centrifuge).

D'autres facteurs peuvent influer de façon minime sur le champ de pesanteur local (Voir GravimĂ©trie) :

L'accĂ©lĂ©ration de la pesanteur peut se calculer comme suit :

g=9,780318 [m/s2] × (1 + 5,3024×10–3 × sin2(L) + 5,9×10–6 × sin2(2×L) – 3,15×10–7 × h)
oĂą :
  • L=la latitude
  • h=l'altitude en mètre.

Au niveau de la mer, h=0 m :

  • Ă  l'Ă©quateur (L=0°) : g=9,7803 m/s²
  • Ă  la latitude (L=45°) : g=9,8063 m/s²
  • aux pĂ´les (L=90°) : g=9,8322 m/s²

La force de pesanteur englobe donc Ă  la fois la gravitĂ© et la force centrifuge, qui elle provient du mouvement de rotation. Il reste une force provenant de la rotation de la Terre qui ne peut ĂŞtre incluse dans la pesanteur : la force de Coriolis, qui elle dĂ©pend de la vitesse de l'objet sur Terre. La pesanteur a Ă©tĂ© dĂ©finie pour ĂŞtre indĂ©pendante du mouvement de l'objet sur Terre.

[modifier] Position dans l'Univers

On sait aujourd'hui que la Terre tourne sur elle-même et autour du Soleil. Mais cette formulation sous-entend un certain nombre de principes liés au développement de l'astronomie et de la physique, et qui ont mis plusieurs siècles avant de s'affirmer.

La position de la Terre dans l'Univers fut la source de longs dĂ©bats opposant durant des siècles philosophes, savants et religieux de tous bords. Pendant longtemps la Terre fut considĂ©rĂ©e comme au centre de l'Univers, conception dĂ©fendue par Aristote ou PtolĂ©mĂ©e. Cette thĂ©orie, le gĂ©ocentrisme, affirmait que tous les objets cĂ©lestes, Soleil, Lune, planètes et Ă©toiles, (astres) orbitaient autour de la Terre. L'hĂ©liocentrisme prĂ©sente une Terre en orbite autour du Soleil, avec la Lune, satellite naturel de la Terre. DĂ©fendue par Aristarque de Samos, cette thĂ©orie fut oubliĂ©e jusqu'Ă  ce que Nicolas Copernic la redĂ©couvre et la complète dans son traitĂ© publiĂ© en 1543 : De revolutionibus orbium coelestium libri VI). Tycho Brahe proposa un système dans lequel le Soleil tournait autour de la Terre, et les autres planètes autour du Soleil. L'idĂ©e de Copernic fut soutenue par Johannes Kepler et GalilĂ©e. Les ellipses kĂ©plĂ©riennes y firent beaucoup en permettant des tables d'une prĂ©cision jamais Ă©galĂ©e, et en expliquant les variations de latitude des planètes par rapport au plan de l'Ă©cliptique. Ă€ la fin du XVIIème, Isaac Newton introduisit sa mĂ©canique qui explique le mouvement de la Terre par les forces s'appliquant sur elle, en se plaçant dans un espace qu'il supposait absolu. On disposait alors d'un système mĂ©canique expliquant les mouvements des planètes, conformes Ă  la thĂ©orie hĂ©liocentrique.

Dans la modélisation actuelle de la mécanique newtonienne, on ne retient plus l'idée d'espace absolu. La position des objets est définie par rapport à un référentiel, notion déjà présente chez Galilée, Huygens et Newton, et la mécanique newtonienne repose sur l'hypothèse de l'existence d'une classe de référentiels privilégiés, les référentiels galiléens. Dans un référentiel galiléen, les mouvements des planètes s'expliquent par les seules forces de gravitation.

Dans le langage courant, quand rien n'est prĂ©cisĂ©, on se rĂ©fère Ă  un rĂ©fĂ©rentiel galilĂ©en. Cela est dĂ» au statut privilĂ©giĂ© des rĂ©fĂ©rentiels galilĂ©ens en mĂ©canique. C'est pour cela que la phrase « la Terre tourne Â» n'est pas considĂ©rĂ©e comme imprĂ©cise en physique.

Il faut remarquer qu'en vertu du principe de relativité, y compris dans la version de Galilée, les effets induits par le mouvement de la Terre sont extrèmement faibles pour ceux qui s'y trouvent. C'est pour cela que les Anciens avaient pu supposer la Terre immobile.

Plus généralement les astrophysiciens considèrent aujourd'hui que non seulement l'Univers est dépourvu de centre, mais même de tout point privilégié. Cette conjecture est appelée principe de Copernic, puisque le nom de Copernic est associé à la fin de la vision de la Terre comme centre de l'univers.

Le drapeau non-officiel du Jour de la Terre

[modifier] Jour de la Terre

Le Jour de la Terre a lieu le 22 avril, depuis 1970. Il marque la création de la mouvance écologiste.

[modifier] Notes

  1. ↑ La Bille bleue, photo prise par l'équipage d'Apollo 17 le 7 décembre 1972. L'année 2009 marque le 50eanniversaire de la première photographie couleur à avoir été envoyée de l'espace le 1er décembre(1959 en science).
  2. ↑ La Terre est la seule planète tournant autour du Soleil qui ne soit pas dotĂ©e d'un nom universel pour toutes les langues issues de la mythologie grecque ou romaine. En français toutefois, « Terre Â» s'apparente Ă  Terra, dĂ©esse romaine de la terre, GaĂŻa en grec.
  3. ↑ L'ozone est une des variante moléculaire de l'oxygène O3.
  4. ↑ La rotation de VĂ©nus Ă©tant rĂ©trograde, l’inclinaison de son axe est supĂ©rieure Ă  90°. On pourrait dire que son axe est inclinĂ© de « -2,64° Â».
  5. ↑ Il utilise en effet comme base de son calcul la distance d'Alexandrie Ă  Syène en stades, la longueur du « stade Â» Ă©tant approximative Ă  l'Ă©poque et la distance d'Alexandrie Ă  Syène ne pouvant alors s'apprĂ©cier que par une durĂ©e de marche de chameaux (Ian Stewart et Jack Cohen, The Science of Discworld)
  6. ↑ Augustin d'Hippone émet par exemple des doutes sur la possibilité que soient habitées les antipodes, ce qui montre que le concept d'antipodes était bien admis.

[modifier] Références

  1. ↑ TempĂ©rature relevĂ©e le 21 juillet 1983 Ă  Vostok, Antarctique : (ru) Budretsky, A.B., « New absolute minimum of air temperature Â», dans Bulletin of the Soviet Antarctic Expedition, Gidrometeoizdat, Leningrad, no 105, 1984 [texte intĂ©gral] 
  2. ↑ TempĂ©rature relevĂ©e Ă  El Azizia, Libye, le 13 septembre 1922 : (en) Global Measured Extremes of Temperature and Precipitation, National Climatic Data Center. Mis en ligne le 20 aoĂ»t 2008
  3. ↑ Newman, William L. (July 9, 2007) Age of Earth. Consulté le 20 septembre 2007
  4. ↑ Dalrymple, G. Brent (2001) "The age of the Earth in the twentieth century: a problem (mostly) solved". Consulté le 20 septembre 2007
  5. ↑ Stassen, Chris (September 10, 2005) The Age of Earth. Consulté le 20 septembre 2007
  6. ↑ pourcentage pondéral
  7. ↑ (en) David R. Williams, « Mercury Fact Sheet Â», novembre 2007, NASA, National Space Science Data Center.
  8. ↑ (en) David R. Williams, « Venus Fact Sheet Â», avril 2005, NASA, National Space Science Data Center.
  9. ↑ (en) David R. Williams, « Earth Fact Sheet Â», avril 2007, NASA, National Space Science Data Center.
  10. ↑ (en) David R. Williams, « Mars Fact Sheet Â», novembre 2007, NASA, National Space Science Data Center.
  11. ↑ cf par exemple Vitruve, De architectura, Livre IX, ch. VII, trad. Coignard (1673) : « J'ai parlĂ© ici des constellations dont les figures ont Ă©tĂ© formĂ©es dans le Ciel par l'esprit divin qui est auteur de la Nature, ainsi que le philosophe DĂ©mocrite les a dĂ©signĂ©es ; j'entends seulement celles qui se lèvent et qui se couchent en notre horizon. Car tout de mĂŞme que celles qui sont au septentrion, et qui, faisant leur cours autour du pĂ´le septentrional, ne se couchent point et ne passent jamais sous la terre, ainsi il y en a d'autres sous la terre qui tournent aussi autour du pĂ´le mĂ©ridional, demeurant toujours cachĂ©es sans se lever jamais sur la terre ; ce qui fait qu'on ne sait point quelle est leur figure ; comme il se prouve par l'Ă©toile appelĂ©e Canopus, que nous ne connaissons que par le rapport des marchands qui ont voyagĂ© dans les extrĂ©mitĂ©s de l'Egypte, et jusqu'au terres qui sont au bout du monde. Â»
  12. ↑ Muhammad Hamidullah. L'Islam et son impulsion scientifique originelle, Tiers-Monde, 1982, vol. 23, n° 92, pp. 789: «... Enfin, l'imam Abou Hanifah (m. 767) savait que la terre Ă©tait sphĂ©rique ... Â»


[modifier] Voir aussi

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[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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