Thomas-Robert Bugeaud sur l'encyclopédie Recherche.fr


A la recherche d'informations sur Thomas-Robert Bugeaud ? Vous êtes ici : recherche >> Encyclopédie » Thomas-Robert Bugeaud

Proposer un site sur Thomas-Robert Bugeaud

Femmes russes
Eurochallenges : agence matrimoniale russe.
Eurochallenge arnaque : la meilleure protection anti arnaque.
Eurochallenge arnaques : la méthode anti-arnaque eurochallenge.
Arnaque eurochallenge russie : la protection anti arnaques femmes russes.
Forum eurochallenge arnaque : avis et conseils sur l\'agence matrimonale eurochallenge.
Eurochallenges arnaque : guide anti-arnaque eurochallenges.
Euro-challenges arnaque : anti arnaque eurochallenges, le guide.
Tarif eurochallenges : infos, forum et tarifs eurochallenges.
Prix et tarif eurochallenges : toutes les infos sur les tarifs eurochallenges.
Anti-arnaque femme russe : le guide anti arnaque femme russe.
Anti arnaques femme russe : informations sur les arnaques femmes russes
Arnaque femme russe : conseils pour éviter l\'arnaque femme russe.
Arnaques femmes russes : témoignages pour éviter l\'arnaque ŕ la femme russe.
Anti-arnaque eurochallenges : protection anti-arnaque eurochallenges


Sur le web Dans le classement

 
Web Recherche.fr
    

Ressources pour l'expression "Thomas-Robert Bugeaud" :                                               2500 jeux gratuits



Thomas-Robert Bugeaud

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Aller Ă  : Navigation, rechercher
Thomas-Robert Bugeaud
Thomas-Robert Bugeaud
Naissance 15 octobre 1784
Limoges, France
Décès 10 juin 1849 (à 64 ans)
Paris, France
Allégeance France Empire français
Flag of Royalist France.svg Royaume de France
France IIe République française
Grade Maréchal de France (1843)
Service 1804 - 1849
Conflits Guerres napoléoniennes
Conquête de l'Algérie
Image : Portrait par Charles Philippe Larivière. Château de Versailles

Thomas Robert Bugeaud, marquis de La Piconnerie, duc d'Isly, maréchal de France, né à Limoges le 15 octobre 1784, mort à Paris le 10 juin 1849. Il figure dans la célèbre chanson militaire intitulée La casquette au père Bugeaud[1].

Sommaire

[modifier] Biographie

[modifier] Origine

Issu d'une branche noble d'une ancienne famille du Périgord vert, il est né de messire Ambroise Bugeaud, seigneur, chevalier de la Piconnerie, et de dame Françoise de Sutton de Cléonard, d'une famille illustre d'Irlande.

[modifier] Guerres Napoléoniennes

Bugeaud s'engage à l'âge de 20 ans, dans l'armée en 1804, comme vélite dans les grenadiers à pied de la garde impériale. Il est promu caporal à Austerlitz et servit ensuite comme sous-lieutenant dans les campagnes de Prusse et de Pologne (1806-1807), il est blessé à la Bataille de Pułtusk.

Il combat ensuite en Espagne où il sert dans le corps d'armée de Suchet, puis dans la division Lamarque.

Caporal Ă  Austerlitz, sous-lieutenant, puis lieutenant au 64e de Ligne dans la campagne de Pologne, capitaine au 116e de Ligne, le 2 mars 1809 ; il Ă©tait chef de bataillon en Espagne, en 1811, oĂą il se montra avec Ă©clat aux sièges de LĂ©rida, de Tortose et de Tarragone.

Il gagne le grade de capitaine au second siège de Saragosse et lutte contre les guérilleros. Il est promu au grade de lieutenant-colonel après la bataille d'Ordal en Catalogne (14 septembre 1813) où avec un seul bataillon, il met en déroute un régiment anglais. Il est promu colonel à son retour en France.

Pendant la Restauration, le colonel Bugeaud célébra les Bourbons dans quelques pièces de vers, n'en retourna pas moins près de l'Empereur pendant les Cent-Jours.

[modifier] Seconde Restauration

Il rejoignit, durant les Cent-Jours, le parti de Napoléon Ier qui l'envoya dans l'armée des Alpes, à la tête du 14e de Ligne toujours sous les ordres de Suchet et participa à la bataille de Conflans sur les Autrichiens.

Le 27 juin 1815, il Ă©tait Ă  MoĂ»tiers, sur la Haute-Isère, lorsqu'il apprit le dĂ©sastre de la bataille de Waterloo et l'arrivĂ©e de 10 000 Autrichiens ; il n'avait, lui, que 1 700 hommes.[2]

LicenciĂ© de l'armĂ©e Ă  la seconde Restauration, il se retire dans sa propriĂ©tĂ© de La Durantie Ă  Lanouaille, près de Payzac et d'Excideuil en PĂ©rigord, et s'occupe d'amĂ©liorer l'exploitation de ses terres dans les propriĂ©tĂ©s de son père, marquis de Faverolle et seigneur de la Piconnerie ; il s'occupa aussi Ă©galement de l'Ă©tude des belles-lettres. En 1825 il sera Ă©lu maire d'Excideuil poste qu'il occupera jusqu'en 1830.

Au moment de l'invasion d'Espagne par le duc d'Angoulême, le gouvernement refuse sa demande de réintégration dans l'armée. Adhérant à l'opposition libérale, il est en vain son candidat à une élection en Dordogne en 1829.

[modifier] Monarchie de Juillet

Dès lors il entra dans l'opposition et y resta jusqu'en juillet 1831, où on l'envoya à la Chambre, élu député d'Excideuil en juillet 1831 et bientôt nommé maréchal de camp par Louis-Philippe. À la Chambre, il se fit rapidement une réputation particulière par ses excentricités et ses provocations envers les membres de l'opposition.

Le nouveau général devint l'ami du pouvoir. Attaché à une politique conservatrice, il est un défenseur intransigeant du protectionnisme douanier. Nommé gouverneur de la citadelle de Blaye, il avait la duchesse de Berry sous sa garde[3] Il fut encore chargé d'accompagner sa prisonnière jusqu'à Palerme.

Durant les dĂ©bats de la Chambre des dĂ©putĂ©s du 16 janvier 1834, Marie Denis Larabit, se plaignant de la dictature militaire du ministère Soult, Bugeaud l'interrompit par ces mots : «L'obĂ©issance est le premier devoir du soldat». Un autre dĂ©putĂ©, François-Charles Dulong, demanda, caustique : « MĂŞme si on lui demande de devenir geĂ´lier ? Â». Cet incident provoqua un duel entre Bugeaud et Dulong, dans lequel ce dernier fut tuĂ© [4]

[modifier] « Le boucher de la rue Transnonain Â»

Le massacre de la rue Transnonain (14 avril 1834), vu par Honoré Daumier.

Lors de l'insurrection parisienne des 13 et 14 avril 1834, les forces destinĂ©es Ă  rĂ©primer cette insurrection Ă©taient divisĂ©es en trois brigades dont l'une Ă©tait commandĂ©e par Bugeaud. Lors de l'attaque d'une barricade par l'armĂ©e, rue Transnonain (aujourd'hui rue Beaubourg), un officier est tuĂ© d'un coup de feu parti d'une maison voisine : les soldats pĂ©nètrent dans la maison et tuent tous les habitants (hommes, femmes, vieillards, enfants...). Bien que l'endroit ne fut pas dans la circonscription assignĂ©e Ă  la brigade de Bugeaud et que lui-mĂŞme, donc, n'y ait nullement participĂ©, la haine du peuple lia son nom Ă  ce massacre et, malgrĂ© les dĂ©clarations contraires, persista Ă  le stigmatiser comme « l'homme de la rue Transnonain Â»

Haï par la gauche et par la droite, il se consacre principalement aux affaires agricoles et propose en 1840 une loi tendant à créer des chambres d'agriculture qui n'est pas adoptée. Il est réélu député de la circonscription d’Excideuil aux élections de 1834, 1837 et 1839.

[modifier] une repression féroce en Algérie

BientĂ´t, le gĂ©nĂ©ral Bugeaud fut envoyĂ© en AlgĂ©rie (6 juin 1836) avec la double mission de combattre Abd-el-Kader et de faire la paix avec lui. Il remporte un premier succès Ă  la Sikkak le 6 juillet 1836. A l'Ă©poque du ministère MolĂ©, comme lieutenant-gĂ©nĂ©ral, la rĂ©sistance des AlgĂ©riens remet en cause tous ses projets et le contraint de signer le traitĂ© de Tafna avec L'Ă©mir Abd El-Kader le 30 mai 1837 ; par ce traitĂ© l'Ă©mir Abd El-Kader reconnait aux français la possession de quelques enclaves sur la cĂ´te AlgĂ©rienne (Alger, BĂ´ne, Oran, ..).

RentrĂ© en France, Bugeaud passe pour peu favorable Ă  l'extension de la conquĂŞte et dĂ©plore une « possession onĂ©reuse dont la nation serait bien aise d'ĂŞtre dĂ©barrassĂ©e Â».

Bugeaud, lieutenant-général, depuis le 25 août 1836, et grand officier de la Légion d'honneur est cependant nommé gouverneur général de l'Algérie par le ministre Thiers en 1840.

Il embarque à Toulon pour Alger sur le Phaéton, le 19 février 1841, en compagnie de son aide de camp Eynard, chef d'escadron, et de Louis de Rochemore, son officier d'ordonnance.

Le jour même de son arrivée à Alger, le 22 février 1841, Bugeaud adressa une proclamation aux habitants de l'Algérie, et une à l'armée.Aux habitants, il exposait qu'il avait été l'adversaire de la conquête absolue en raison des moyens humains et financiers qu'elle exigeait, mais qu'il s'y consacrerait désormais tout entier, A l'armée, il disait que son but n'était pas de faire fuir les Arabes, mais de les soumettre.

Bugeaud finit par disposer de plus de 100 000 hommes. EntourĂ© des gĂ©nĂ©raux, La Moricière, Changarnier, Bedeau, Cavaignac, Bugeaud employa de nouvelles mĂ©thodes de guerre inspirĂ©es de son expĂ©rience dans la lutte contre les partisans pendant la Guerre d'Espagne Il allĂ©gea l'Ă©quipement des soldats, remplaça les voitures par des bĂŞtes de somme, mit l'artillerie Ă  dos de mulet. Les troupes furent divisĂ©es en colonnes mobiles ; elles pourchassèrent les rĂ©sistants AlgĂ©riens par une incessante offensive et, pour les affamer, firent le vide devant eux, incendiant les villages, raflant les troupeaux. C'est la politique de la terre brulĂ©e. Il disait « Le but n'est pas de courir après les Arabes, ce qui est fort inutile ; il est d'empĂŞcher les Arabes de semer, de rĂ©colter, de pâturer, [.] de jouir de leurs champs [.] Allez tous les ans leur brĂ»ler leurs rĂ©coltes [.], ou bien exterminez-les jusqu'au dernier. Â»

La rĂ©pression en AlgĂ©rie connaitra ses Ă©pisodes les plus barbares par ce qui sera appelĂ© par les historiens "les enfumades". Des dizaines de milliers d'AlgĂ©riens qui pour la plupart n'avaient jamais entendu parler de la France, dont femmes et enfants sont enfumĂ©s ou emmurĂ©s dans les grottes. Lefeuvre : Canrobert Ă©voque un prĂ©cĂ©dent, auquel il a personnellement participĂ©, un an auparavant. "J'Ă©tais avec mon bataillon dans une colonne commandĂ©e par Cavaignac. les SbĂ©ahs venaient d'assassiner des colons et des caĂŻds nommĂ©s par les Français; nous allions les châtier. Après deux jours de course folle Ă  leur poursuite, nous arrivons devant une Ă©norme falaise Ă  pic [.] Dans la falaise est une excavation profonde formant grotte. Les Arabes y sont, et, cachĂ©s derrière les rochers de l'entrĂ©e, ils tiraillent contre nous. [.] Ă€ ce moment, comme nous nous sommes fort rapprochĂ©s, nous commençons Ă  parlementer. On promet la vie sauve aux Arabes s'ils sortent. La conversation fait cesser les coups de fusil. [.] Le capitaine Jouvencourt, sort du rocher derrière lequel il est cachĂ© et s'avance seul devant l'entrĂ©e. [.] DĂ©jĂ  il leur parle, lorsque ceux-ci font une dĂ©charge, et il tombe raide mort, atteint de plusieurs balles. Il fallait prendre d'autres moyens. On pĂ©tarda l'entrĂ©e de la grotte et on y accumula des fagots, des broussailles. Le soir, le feu fut allumĂ©. Le lendemain, quelques SbĂ©ahs se prĂ©sentaient Ă  l'entrĂ©e de la grotte demandant l'aman Ă  nos postes avancĂ©s. Leurs compagnons, les femmes et les enfants Ă©taient morts. Les mĂ©decins et les soldats offrirent aux survivants le peu d'eau qu'ils avaient et en ramenèrent plusieurs Ă  la vie; le soir les troupes rentraient Ă  OrlĂ©ansville. Telle fut la première affaire des grottes".

Ă€ OrlĂ©anville, le 11 juin 1845, Bugeaud conseille ceci Ă  ses subordonnĂ©s pour rĂ©duire la rĂ©sistance des populations de la rĂ©gion du ChĂ©lif : « Si ces gredins se retirent dans leurs cavernes, imitez Cavaignac aux SbĂ©has ! Enfumez-les Ă  outrance comme des renards. Â»

Le 18 juin 1845, le colonel Pélissier n'hésite pas à asphyxier plus de 1 000 personnes, hommes, femmes et enfants, des Ouled Riah, qui s'étaient réfugiées dans la grotte de Ghar-el-Frechih dans le Dahra (triangle Ténès, Cherchell, Miliana).

Un soldat Ă©crit : « Les grottes sont immenses ; on a comptĂ© 760 cadavres ; une soixantaine d'individus seulement sont sortis, aux trois quart morts ; quarante n'ont pu survivre ; dix sont Ă  l'ambulance, dangereusement malades ; les dix derniers, qui peuvent se traĂ®ner encore, ont Ă©tĂ© mis en libertĂ© pour retourner dans leurs tribus ; ils n'ont plus qu'Ă  pleurer sur des ruines. Â»

Après ce massacre, PĂ©lissier fait mine de consciences inquiètes : « La peau d'un seul de mes tambours avait plus de prix que la vie de tous ces misĂ©rables. Â»

Le 12 aoĂ»t 1845, Saint-Arnaud Ă  son tour, près de TĂ©nès, transforme d'autres grottes « en un vaste cimetière Â», « cinq cents brigands Â» y furent enterrĂ©s.

Ă€ Paris, on s'indigne lorsqu'on apprend les « enfumades Â» des grottes du Dahra. Le prince de la Moskowa, fils du MarĂ©chal Ney, fait une interpellation Ă  la Chambre des Pairs. Le gĂ©nĂ©ral Bugeaud, interpellĂ©, en assume la responsabilitĂ© et rĂ©pond au ministre : « Et moi, je considère que le respect des règles humanitaires fera que la guerre en Afrique risque de se prolonger indĂ©finiment Â».

Sur le terrain également les méthodes de "contre-guérilla" préconisées par Bugeaud sont contestées par certains de ses subordonnés, en particulier Eugène Dubern.

Grand croix de la Légion d'honneur le 9 avril 1843 puis Maréchal de France en juillet 1843, il obtient la permission d'attaquer le Maroc, qui aidait l'émir Abd El-Kader qui continue sa résistance. Le 14 août 1844, les troupes marocaines sont surprises par Bugeaud sur l'oued Isly, non loin de la frontière. La victoire des français obligera le roi du Maroc à changer de politique vis-à-vis de la résistance algérienne.

Cette victoire lui vaut le titre de duc d'Isly ; il traque ensuite Abd El-Kader, qui doit se rendre en 1847.

La préoccupation constante de Bugeaud fut d'associer l'armée à la colonisation " L'armée est tout en Afrique, disait-il; elle seule a détruit, elle seule peut édifier. Elle seule a conquis le sol, elle seule le fécondera par la culture et pourra par les grands travaux publics le préparer à recevoir une nombreuse population civile. "

L'occupation se double d'un effort de colonisation agricole avec la crĂ©ation des bureaux arabes. Il reste toute sa vie fidèle Ă  sa devise Ense et Aratro, « par l'Ă©pĂ©e et par la charrue Â».

En raison du diffĂ©rend entre Guizot et lui, nĂ© de l'expĂ©dition en Kabylie et de leurs conceptions divergentes de la colonisation, il fut remplacĂ© par le duc d'Aumale, ce qui lui « permettrait Â», selon l'expression de Guizot, « de venir jouir de sa gloire en France Â».

Selon C. Mullié, le maréchal Bugeaud était un original et un homme d'esprit. Sa finesse et son habileté se cachaient, comme celles d'Henri IV, sous les apparences de la bonhomie et de la gaîté.

Selon Olivier Le Cour Grandmaison Coloniser Exterminer, de Olivier Le Cour Grandmaison aux Ă©ditions Fayard, 2005, la colonisation de l'AlgĂ©rie s'est traduite par l'extermination du tiers de la population, dont les causes sont multiples, massacres, dĂ©portations, famines ou encore Ă©pidĂ©mies, mais Ă©troitement liĂ©es entre elles. Ce qui interdit de tenir les deux dernières pour des phĂ©nomènes naturels sans rapport avec la pacification meurtrière de ce territoire et tĂ©moigne de la dimension exterminatrice de l'entreprise. Ces affirmations restent cependant sujettes Ă  polĂ©mique, l'Ă©crivain et historien Daniel Lefeuvre rappelant que des famines et Ă©pidĂ©mies similaires ont eu lieu Ă  la mĂŞme pĂ©riode en Tunisie et au Maroc voisins alors que ces pays n'Ă©taient pas soumis Ă  l'Ĺ“uvre de pacification françaisePour en finir avec la repentance coloniale, de Daniel Lefeuvre aux Ă©ditions Flammarion, 2006,p.66-67 "Au mĂŞme moment que l'AlgĂ©rie et pour les mĂŞmes raisons, le Maroc subit une crise dĂ©mographique d'une ampleur comparable : de 2.652.000 habitants en 1866, la population du royaume tombe Ă  2.125.000 habitants en 1872, soit un recul de 527.000 hsbitants.

[modifier] La Révolution de 1848

Au moment de la Révolution de février 1848, il reçoit le commandement de l'armée.

Le 23 à midi, suivi des généraux Rulhières, Bedeau, La Moricière, de Salles, Saint-Arnaud et d'autres, il alla au quartier général des Tuileries où il fut officiellement investi du haut commandement par le duc de Nemours. Il rappela aux officiers présents que celui qui allait les diriger contre les révolutionnaires parisiens " n'avait jamais été battu, que ce soit sur le champ de bataille ou dans les insurrections ", et que, cette fois encore, il promettait d'en finir rapidement avec " cette canaille rebelle ".

Pendant ce temps, les nouvelles de sa nomination contribuèrent largement Ă  donner aux affaires un tour dĂ©cisif. La garde nationale encore plus irritĂ©e par sa nomination au haut commandement, cria : " A bas Bugeaud ! " "A bas l'homme de la rue Transnonain! " et refusa absolument d'obĂ©ir Ă  ses ordres.

EffrayĂ© par cette manifestation, Louis-Philippe retira ses ordres, et passa la journĂ©e du 23 en vaines nĂ©gociations. Le 24 fĂ©vrier, seul du Conseil de Louis-Philippe, Bugeaud poussait encore Ă  la guerre jusqu'au bout ; mais le roi considĂ©rait dĂ©jĂ  que sacrifier le marĂ©chal serait un moyen de faire la paix avec la garde nationale. Le haut commandement fut donc placĂ© en d'autres mains, et Bugeaud dĂ©missionna[5]. Deux jours après, mais en vain, il offrait son Ă©pĂ©e au service du gouvernement provisoire.

Il est portĂ© Ă  la Constituante par une Ă©lection partielle Ă  l'automne de 1848 ; les conservateurs songent Ă  lui pour une candidature Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique, mais il se dĂ©siste en faveur de Louis-NapolĂ©on Bonaparte. Celui-ci, Ă©lu prĂ©sident, le nomme commandant en chef de l'armĂ©e des Alpes. Il venait d'ĂŞtre Ă©lu par la Charente-Inferieure Ă  la LĂ©gislative, lorsqu'il mourut du cholĂ©ra.

Le corps du marĂ©chal Bugeaud a Ă©tĂ© dĂ©posĂ© dans une chapelle sĂ©pulcrale de l'HĂ´tel des Invalides ; il se trouve placĂ© au-dessus du cercueil de l'amiral DuperrĂ©, tout près de celui du gĂ©nĂ©ral Duvivier.

[modifier] Hommages posthumes

En août 1852, un monument lui fut élevé à Alger et un autre dans sa ville natale. La statue d'Alger fut rapatriée en 1962 et installée dans le village d'Excideuil[6] en 1999, le sculpteur est Auguste Dumont. Son nom fut donné à un village de la province de Constantine (au Sud-Ouest de Bône).

Pendant la Guerre d'AlgĂ©rie, une promotion de l'École spĂ©ciale militaire de Saint-Cyr a adoptĂ© le nom de « MarĂ©chal Bugeaud Â» (no 145, 1958-1960).

[modifier] Publications

Il publia diverses productions littéraires traitant principalement de l'Algérie. On a de lui quelques écrits sur l'Algérie, sur l'art militaire, contre le socialisme[7], et une relation de la bataille d'Isly (dans la Revue des Deux Mondes).

[modifier] Références

[modifier] Source partielle

« Thomas-Robert Bugeaud Â», dans Charles MulliĂ©, Biographie des cĂ©lĂ©britĂ©s militaires des armĂ©es de terre et de mer de 1789 Ă  1850, 1852 [dĂ©tail de l’édition] (Wikisource)

[modifier] Notes et références

  1. ↑ Dans une marche forcĂ©e, sous une chaleur ardente, le marĂ©chal aperçoit un tirailleur sans kĂ©pi car il l'a laissĂ©, dans un engagement, Ă  des Kabyles qui voulaient lui couper le moule. — Tu as bien fait, lui dit le marĂ©chal, ta tĂŞte est bonne Ă  garder, et il lui cède sa propre casquette. — Mais vous, marĂ©chal, s'Ă©crie le soldat confus, vous allez attraper un coup de soleil. — Non pas, mon ami ; car tu m'apporteras le burnous d'un des premiers Arabes qui nous attaqueront. Le tirailleur fait mieux : il enlève un drapeau ennemi au lieu d'un burnous. Le marĂ©chal reprend sa casquette et donne la croix au tirailleur. Une autre explication serait que le marĂ©chal rĂ©veillĂ© en sursaut lors d'une attaque nocturne de son campement soit sorti coiffĂ© de son bonnet de nuit de sa tente, cette anecdote est illustrĂ©e dans un recueil de chansons enfantines
  2. ↑ Amis, dit-il, nous sommes 1 700 chasseurs contre 10 000 lapins, la proportion est excellente et la chasse sera bonne : c'est 3 000 pièces de gibier Ă  laisser sur le carreau. Â» Il ne se trompait que de 40; 2 960 Autrichiens restèrent morts ou vifs en son pouvoir.
  3. ↑ La façon dont il s'acquitta de sa mission ne lui valut aucun honneur ; il fut ensuite connu sous le nom de « ex-geĂ´lier de Blaye Â». Pour d'autres, comme C. MulliĂ©, on sait qu'il s'acquitta très scrupuleusement de ces fonctions, mais aussi très honorablement, quoi qu'en aient dit quelques biographes : une lettre que lui Ă©crivit la duchesse en fait foi.
  4. ↑ C'était le 27 janvier 1834. Dulong eut le crâne fracassé.
  5. ↑ Le 24 fĂ©vrier 1848, lorsque Louis-Philippe lui retira ses pouvoirs de commandant en chef : — Sire, lui dit-il laconiquement, Votre MajestĂ© est fichue.
  6. ↑ Dans cette commune, le maréchal obtint des fonds pour la construction d'un fontaine qui, depuis porte son nom. Ces crédits lui furent alloués en récompense de son action délicate auprès de la duchesse de Berry.
  7. ↑ C. MulliĂ© rapporte qu'un montagnard soutenait un jour, dans une rĂ©union ministĂ©rielle, le droit, qu'il s'arrogeait de s'Ă©crier :
    Vive la rĂ©publique dĂ©mocratique et sociale !
    — « Ă€ quoi bon ? repartit le marĂ©chal Bugeaud; la rĂ©publique dĂ©mocratique, vous l'avez ; la rĂ©publique sociale , vous ne l'aurez jamais! C'est moi qui vous le dis, prenez-en note. Â»

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

[modifier] Bibliographie

Le contenu de cette page (Thomas-Robert Bugeaud) est un minuscule extrait de l'encyclopiédie gratuite en ligne WIKIPEDIA le webmaster de ce site n'est pas l'auteur de cet article (Thomas-Robert Bugeaud). Vous pouvez retrouver l'original de cet article (Thomas-Robert Bugeaud) à cette adresse et la liste des auteurs ici Vous pouvez modifier ou compléter cet article mais également discuter de son contenu (Thomas-Robert Bugeaud) sur le site de WIKIPEDIA France - Contenu (Thomas-Robert Bugeaud) disponible sous GNU Free Documentation License.

Protection des données  A propos de Recherche.fr  Conditions d´utilisation  Recherche.fr en page d'accueil
Partenaires : Cartes postales  Rencontres gratuites   Nom de domaine gratuit  Encyclopedia