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Transparence a plusieurs significations en fonction du contexte.
Un matériau ou un objet est qualifié de transparent lorsqu'il se laisse traverser par la lumière. Cette notion dépend de la longueur d'onde de la lumière : ainsi, le verre est transparent dans le visible (on voit à travers), mais il bloque les rayons ultra-violets (ce qui explique notamment qu'on ne puisse pas bronzer derrière une vitre). Plus précisément, aucun matériau n'est totalement transparent : il absorbe plus ou moins en fonction de la longueur d'onde. Voir aussi Absorbance à ce sujet. Plus l'absorbance d'un matériau est faible à une longueur d'onde donnée, plus il est transparent pour cette longueur d'onde.
La notion de transparence trouve de nombreuses applications physiques. Par exemple, la silice est particulièrement peu absorbante autour de 1,55 µm (atténuation de 0,2 dB/km pour une bonne fibre optique), par conséquent on utilise cette longueur d'onde pour les télécommunications transmises par fibre optique. On doit également s'en préoccuper lorsqu'on s'intéresse à l'imagerie médicale, en effet, on doit gérer les différences de transparence des différents organes. Les milieux biologiques étant généralement très aqueux, on tente d'utiliser des sources de lumière dans la fenêtre de transparence de l'eau.
Dans certains contextes, la transparence est le fait, pour un être humain en particulier, de voir nettement ce qui est « de l'autre côté » du matériau ou de l'objet. Par exemple : « la transparence du mica permet de voir la fusion du verre dans le four ».
Le terme de transparence – par analogie ou métaphore – est employé pour qualifier soit une pratique sociale soit pour qualifier un objet de recherche dans différentes disciplines s’occupant des affaires humaines, les pragmata (Études de la micro-économie et de la macroéconomie et des finances, études du juridique et du fiscal, littérature, études des NTIC, philosophie, sciences politiques, études du religieux.).
Par ailleurs, nombre de chercheurs observent que le concept du « tout montrer-tout voir » est observable dans des espaces très disjoints (du système expert à la télé-réalité). En outre, on peut faire transparence de tout mais pas avec tout le monde. Et enfin, la transparence peut être apposée à la "mise à plat" avant de braquer les projecteurs.
Le travail dans le domaine de l’intelligence artificielle comporte comme pré-requis une transparence de la pensée humaine dont certains éléments peuvent faire l’objet d’une modélisation.
Réaliser par exemple un système-expert nécessite d’avoir eu accès aux stratégies cognitives et de décision de l’expert modélisé.
Le mouvement dit du « knowledge management » (gestion des connaissances, gestion du savoir) a comme condition préalable la possibilité d’accéder aux manières d’apprendre et de gérer le savoir des acteurs de l’entreprise ou de l’institution.
La transparence financière est révélatrice de la gestion d'une entreprise ou d'un marché. Une mauvaise transparence peut cacher des réticences à communiquer les mauvais résultats d'une entreprise (Enron), ou peut cacher des pratiques illicites. Les marchés organisés font traditionnellement preuve de plus de transparence que les marchés de gré à gré.
Des considérations de prévention et de sanction des actes délictueux dans l’espace urbain amène la mise en place de systèmes de vidéo-transmission et vidéo-enregistrement.
Acteurs de la vie politique, du spectacle, du sport, etc. voient leur vie présente et passée mise sous le feu des caméras.
On demande de plus en plus souvent aux décideurs politiques et des entreprises la transparence sur les décisions qu'ils prennent, sur leur motivation et leur gestion, pas seulement sur des questions financières ou de lutte contre la corruption.
En cas de problèmes de sécurité, pouvant avoir un impact sur la santé humaine, sur l'emploi, sur l'environnement, sur les riverains, etc. on demande aux entreprises de rendre compte des conséquences de leurs activités. Les modèles dans lesquels les décisions sont prises en consultant quelques experts avec peu de concertation, sont de plus en critiqués. C'est la raison pour laquelle le concept de responsabilité sociétale émerge depuis quelques années. La transparence n'est pas exactement synonyme de communication, et encore moins de concertation. Elle cible des parties prenantes selon leurs intérêts, afin de montrer que les décideurs agissent d'une façon responsable, socialement, économiquement et environnementalement. Des motifs sécuritaires ou économiques sont mis en avant pour justifier le contrôle des communications entrant et sortant de l’entreprise. Pour permettre une bonne transparence, il faut que le système de décision présente des caractéristiques d'imputabilité.
Ainsi, Glasnost, le mouvement lancé par Mikhaïl Gorbatchev, qui a conduit à la fin du rideau de fer, a été traduit du Russe par « transparence ».
Par exemple, à l’entrée d’une salle d’activités physiques on trouvera un écran montrant les activités dans les salles de travail. Ailleurs, un « événement » sportif amateur sera relaté dans les médias locaux.
À partir de motifs de sécurité et de prophylaxie, les dossiers médicaux, psychologiques, socio-économiques des élèves connaîtront une diffusion plus ou moins large selon les établissements, régions ou pays.
Des services spécialisés ou généraux enregistrent des données sur des citoyens susceptibles de troubler l’ordre public.
La télé-réalité et d’autres pratiques similaires amènent des personnes à exposer des pans plus où moins importants de leur vie via un média.
Des chercheurs observent qu’à plusieurs titres la transparence n’est pas réelle. Du côté de la médiatisation, il y a mise en scène de soi et mise en scène par le média. Du côté de la réalité c’est justement parce que dans la réalité quelque chose est impossible – par exemple avouer à son entourage un penchant sexuel sans représailles – que cela va se jouer dans la « non-réalité » médiatique.
Certains estiment que l’augmentation des intentions et des pratiques de transparence est « proportionnelle » à la disponibilité d’équipements pour capter, enregistrer et/ou diffuser l’information.[réf. nécessaire]
En France, la loi définit « la transparence en matière nucléaire » comme « l'ensemble des dispositions prises pour garantir le droit du public à une information fiable et accessible en matière de sécurité nucléaire »[1].
La transparence est la pierre angulaire des élections selon l'OSCE, organisation internationale qui, entre autres, organise des missions d'observation des élections dans de nombreux pays. Sans en donner une définition formelle, cet organisme note que le simple déplacement des urnes depuis les bureaux de vote vers un centre de dépouillement centralisé est susceptible d'affecter le principe de transparence[2].
Des procédés de vote électronique sont apparus ces dernières années. L'enregistrement et le décompte des voix y sont effectués par des logiciels dont le fonctionnement intime échappe aux électeurs et aux organisateurs des élections du fait de l'obligatoire respect du principe d'anonymat. Ces procédés de vote sont considérés comme non transparents[3].
Transparence radicale, un outil de gestion
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