| Varsovie Warszawa |
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Haut : centre financier. Milieu gauche : Palais royal. Milieu droit : centre historique. Bas gauche : Palais présidentiel. Bas droit : Palais de Wilanów.
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| Administration | |||
| Pays | |||
| Région | Mazovie | ||
| District | Ville-district de Varsovie | ||
| Commune | Varsovie | ||
| Code postal | 00-001 à 04-999 | ||
| Indicatif téléphonique international | +(48) | ||
| Indicatif téléphonique local | 22 | ||
| Immatriculation | WA, WB, WD, WE, WF, WH, WI, WJ, WK, WN, WT, WU, WW, WX, WY | ||
| Maire | H. Gronkiewicz-Waltz (PO) 2006- |
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| Géographie | |||
| Coordonnées | |||
| Altitude | 97 m | ||
| Superficie | 51 690 ha = 516,9 km2 | ||
| Superficie de l'agglomération | 610 043 ha = 6 100,43 km2 | ||
| Démographie | |||
| Population | 1 720 398 hab. (2011) | ||
| Densité | 3 328,3 hab./km2 | ||
| Population de l'agglomération | 2 631 902 hab. (2009) | ||
| Densité de l'agglomération | 431,4 hab./km2 | ||
| Localisation | |||
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| Internet | |||
| Site de la ville | http://www.um.warszawa.pl | ||
Varsovie, (en polonais : Warszawa
) est depuis 1596 la capitale de la Pologne et depuis 1999 le chef-lieu de la voïvodie de Mazovie. Elle est située sur la Vistule, à environ 370 km de la mer Baltique et des Carpates. Peuplée par plus d'1,7 million d'habitants (2,7 millions pour l'agglomération), la capitale de la Pologne est aussi sa plus grande ville et la 8e plus grande de l'Union européenne. Varsovie se divise en dix-huit arrondissements (dzielnice).
Varsovie est connue comme la ville phénix pour avoir réussi à renaître de ses cendres après la Seconde Guerre mondiale (au cours de laquelle 84 % de ses bâtiments ont été détruits) [1],[2]. Aujourd'hui principal pôle économique d'Europe centrale, la ville continue à se transformer et à se moderniser : elle regroupe toute une gamme d'industries et soixante-six établissements d'enseignement supérieur (dont l’Université de Varsovie). La ville est aussi un centre culturel important : elle abrite l'orchestre philharmonique et plus de trente théâtres, dont le Théâtre national et l'Opéra national.
Varsovie a donné son nom à la Confédération de Varsovie, au Pacte de Varsovie, au Duché de Varsovie, à la Convention de Varsovie, au Traité de Varsovie et à l'Insurrection de Varsovie. La Varsovienne de 1831 est largement considéré comme l'hymne officieux de Varsovie[3]. Le 9 novembre 1940, la ville de Varsovie a reçu la décoration militaire suprême pour son courage face à l'ennemi, l'Ordre militaire de Virtuti Militari, pour sa défense héroïque en 1939[4].
Sommaire |
Warszawa, le nom polonais de Varsovie, (issu des formes anciennes Warszewa et Warszowa), signifie "appartenant à Warsz", une forme abrégée du prénom masculin Warcisław[5].
L'étymologie populaire attribue le nom de la ville à un pêcheur nommé Wars et à sa femme Sawa. Selon la légende, Sawa était une sirène vivant dans la Vistule dont Wars est tombé amoureux[6]. En réalité, Warsz était un aristocrate des XIIe et XIIIe siècles qui possédait un village situé sur l'actuel site du quartier de Mariensztat.
Le nom officiel complet de la ville est ville capitale de Varsovie (en polonais : stołeczne miasto Warszawa)[7]. Les habitants de Varsovie sont appelés Varsoviens et Varsoviennes.
Les premiers édifices fortifiés construits sur le site où se trouve aujourd'hui Varsovie furent ceux de Bródno (IXe / Xe siècles) et de Jazdów (XIIe / XIIIe siècles)[8]. Après l'attaque et la destruction de Jazdów, une nouvelle colonie semblable fut créée sur le site d'un petit village de pêcheurs appelé Warszowa. Vers 1300, Boleslas II de Mazovie, prince de Płock, établit la ville actuelle de Varsovie. Au début du XIVe siècle, elle devint l'un des sièges des ducs de Mazovie, puis la capitale de la Mazovie en 1413[8]. À cette époque, l'économie de la ville reposait sur l'artisanat et le commerce.
Suite à l'extinction de la ligne ducale, le duché de Mazovie fut intégré à la couronne polonaise en 1526[8]. Trois ans plus tard, la Diète générale fut réunie pour la première fois à Varsovie, qui devint son siège permanent à partir de 1569[8], après avoir été brièvement occupée par les troupes alliées de la Suède et du Brandebourg durant la Première guerre du Nord.
En 1573, la ville donna son nom à la Confédération de Varsovie, établissant officiellement la liberté de religion dans la République des Deux Nations. Grâce à sa situation médiane entre les capitales de ces deux nations (Cracovie pour la Pologne et Vilnius pour la Lituanie), Varsovie devint la capitale de la République unifiée. La couronne polonaise y fut transférée en 1596, quand le roi Sigismond III Vasa déplaça la cour de Cracovie à Varsovie[8].
Dans les années qui suivirent, la ville s'étendit sur les terres de l'actuelle banlieue, sous forme de vastes domaines privés indépendants, possédés par la haute noblesse et administrés selon leurs propres lois. Entre 1655 et 1658, la ville fut assiégée trois fois et trois fois elle fut prise et pillée par les troupes suédoises, brandebourgeoises et transylvaniennes[8],[9].
En 1700, la Grande guerre du Nord éclata. La ville fut assiégée à plusieurs reprises et dut payer de fortes contributions[10].
Stanislas II, le dernier roi indépendant de la République des Deux nations, remodela l'intérieur du Château royal et fit de la ville un centre important dans le domaine artistique et culturel[11],[12], ce qui valut à Varsovie le surnom de « Paris oriental »[13].
Varsovie est restée la capitale de la République des Deux Nations jusqu'en 1795, lorsqu'elle fut incorporée au Royaume de Prusse pour devenir le chef-lieu de la province de Prusse-Méridionale (en allemand : Südpreußen). Libérée par l'armée de Napoléon en 1806, Varsovie devint la capitale du nouveau Duché de Varsovie l'année suivante.
Après le Congrès de Vienne de 1815, Varsovie devint le centre du Royaume du Congrès, une monarchie constitutionnelle liée par une « union personnelle » à l'Empereur de Russie, qui prit également de titre de « Roi de Pologne ». Durant une dizaine d'années, Varsovie connut un essor important (création de l'Université Royale et de nombreux instituts supérieurs, des bourses des marchandises et de la monnaie, de la Banque de Pologne, développement du commerce, de l'industrie et des transports...) mais l'arrivée au pouvoir de Nicolas Ier, monarque absolu ne tolérant aucune limitation à son pouvoir, marqua la fin de cette période libérale : le Tsar envoya à Varsovie son frère cadet Constantin en qualité de vice-roi de Pologne et le mécontentement des élites polonaises grandit rapidement, jusqu'à aboutir à l'Insurrection de novembre 1830. En janvier 1831, le Tsar, qui venait d'être déposé par la Diète pour avoir transgressé à de nombreuses reprises la Constitution, envoya des troupes pour mater la rébellion. Les Russes entrèrent dans Varsovie le 8 septembre 1831. La Pologne alors fut soumise à une intense russification qui aboutit à la disparition officielle du Royaume de Pologne en 1867 sous le règne de l'Empereur Alexandre II, malgré l'instauration d'un gouvernement national clandestin à Varsovie et plusieurs tentatives de soulèvement.
Varsovie a toutefois prospéré à la fin du XIXe siècle sous le maire Sokrates Starynkiewicz, un général d'origine russe nommé par le Tsar Alexandre III. Sous Starynkiewicz, Varsovie fut doté d'un réseau de distribution d'eau et d'égouts conçus et construits par l'ingénieur anglais William Lindley et par son fils, William Heerlein Lindley ; la ville bénéficia aussi de l'expansion et de la modernisation des tramways, de l'éclairage public et des usines à gaz.
Le recensement de l'Empire russe de 1897 dénombrait 626 000 personnes vivant à Varsovie, ce qui en faisait alors la troisième plus grande ville de l'Empire, après Saint-Pétersbourg et Moscou.
Durant la Première Guerre mondiale, les troupes de l'Empire allemand échouèrent à prendre Varsovie lors de la bataille de la Vistule de septembre-octobre 1914, mais ils y parvinrent un an plus tard suite à la défaite de l'armée russe à la bataille de Varsovie d'août-septembre 1915.
Le 3 mars 1918, la toute nouvelle République socialiste fédérative soviétique de Russie abandonna la Pologne aux mains des Allemands par la signature du Traité de Brest-Litovsk qui mettait fin aux hostilités germano-russes. Six mois plus tard, à la faveur de la Révolution allemande de novembre 1918 qui précipitera la fin de la guerre, le maréchal Józef Piłsudski et le général Kazimierz Sosnkowski furent libérés de la forteresse de Magdebourg où ils étaient emprisonnés ; ils arrivèrent à Varsovie le 10 novembre 1918. Le lendemain 11 novembre 1918, alors que le nouveau pouvoir allemand signait l'Armistice avec la France et l'Angleterre dans la clairière de Rethondes, le Conseil de Régence polonais transmit les pleins pouvoirs à Piłsudski, personnage hautement charismatique qui apparaissait comme l'homme providentiel de la Pologne ressuscitée. Varsovie redevint capitale le jour même avec l'instauration de la Deuxième République de Pologne immédiatement proclamée par Piłsudski.
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L'histoire contemporaine de la civilisation connaît peu d'événements d'une importance plus grande que celle de la bataille de Varsovie de 1920 et aucune dont l'importance est moins appréciée. |
| Edgar Vincent d'Abernon[14],[15] |
Au cours de la Guerre russo-polonaise de 1920 qui suivit, l'immense bataille de Varsovie fut menée dans la banlieue est de la ville et la capitale fut défendue avec succès contre l'Armée rouge[16]. En remportant cette victoire, la Pologne porta un coup sérieux à l'idéologie d'« exportation de la Révolution » qui prévalait alors en Union soviétique.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Pologne centrale, qui comprenait Varsovie, passe sous le contrôle du « Gouvernement général » établi à Cracovie et administré par le Reichsleiter Hans Frank. Tous les établissements d'enseignement supérieurs furent fermés et la population juive de Varsovie - plusieurs centaines de milliers, environ 30 % de la population de la ville - parqués dans le ghetto de Varsovie[18]. Quand l'ordre est venu d'anéantir le ghetto dans le cadre de la « Solution finale », le 19 avril 1943, les combattants juifs lancèrent l'insurrection du ghetto de Varsovie[19]. Malgré la faible puissance de feu l'infériorité numérique, le ghetto tint pendant près d'un mois[19]. Lors de la fin des combats, presque tous les survivants furent massacrés, seuls quelques-uns réussirent à s'échapper ou à se cacher[19],[20]. La population juive, qui était la plus nombreuse de toute l'Europe avant 1939, a été entièrement décimée par les nazis. Aujourd'hui, de nombreux touristes, surtout ceux de la diaspora, visitent le cimetière de Powązki et le cimetière juif de Varsovie.
La résistance polonaise s'est également soulevée lors de l'Insurrection de Varsovie le 1er août 1944 : sachant que Staline était hostile à l'idée d'une Pologne indépendante, le gouvernement polonais en exil à Londres ordonna à l'Armée de l'intérieur (AK) de prendre le contrôle de Varsovie avant l'arrivée de l'Armée rouge[22]. La résistance parvint à prendre le contrôle de quelques quartiers situés à l'ouest de la Vistule au cours des quatre premiers jours, puis dut rapidement se replier pour tenter de tenir ses positions face à la riposte allemande, qui fut d'une sauvagerie effroyable jusqu'à la fin septembre, fusillant sur place les combattants, tuant les blessés et les soignants. L'insurrection dura au total 63 jours, les troupes soviétiques qui se trouvèrent aux portes de la ville dès le 10 septembre n'ayant rien tenté pour soutenir le mouvement des insurgés. Après la capitulation des dernières poches de résistance, Hitler ordonna de raser entièrement la ville et de transporter les collections des bibliothèques et des musées en Allemagne, ou plus simplement de les brûler. Les monuments et les édifices publics furent dynamités par les troupes allemandes spéciales connues sous le nom Verbrennungs- und Vernichtungskommando (détachement d'incendie et de destruction), tandis que toute la population civile a été expulsée[22].
Staline laissa ses troupes attendre plusieurs mois l'écrasement complet du soulèvement et la destruction de la ville avant d'y pénétrer, laissant près de 200 000 Polonais se faire massacrer, civils pour la plupart[23]. Les troupes de l'Armée rouge finirent par « libérer » Varsovie le 17 janvier 1945 (en réalité, ils ne libérèrent que sa banlieue car la ville, détruite à 85 %, avait été complètement désertée, les 350 000 survivants ayant été contraints à l'exode ou déportés en Allemagne)[21]. "City of ruins" exprime de manière suggestive l'horreur et l'ampleur des destructions de la capitale après la Seconde Guerre mondiale. Musée de l'Insurrection de Varsovie.
Dès le 5 novembre 1944, avant même que la ville ne soit libérée, la Société des architectes de la République de Pologne s'était réunie à Lublin pour envisager la reconstruction de la ville de Varsovie. Le nouveau régime communiste mis en place par les Soviétiques décida de lancer de grands projets de construction de logements préfabriqués pour remédier à la pénurie de logements, ainsi que d'autres bâtiments typiques d'une ville du Bloc de l'Est, tels que le Palais de la culture et de la science. La ville reprit peu à peu son rôle de capitale politique et économique.
Les travaux de reconstruction de la Vieille ville débutèrent immédiatement, et la première phase des travaux fut achevée dès 1953. Deux ans plus tard, la cathédrale et plusieurs églises furent à leur tour achevées. La décision de reconstruire le château royal ne fut prise qu'en 1971 et les derniers travaux durèrent jusqu'en 1988. Si la Vieille ville fut entièrement reconstruite à l'identique, tout comme de nombreux édifices publics, palais, hôtels particuliers et églises, également restaurés ou reconstruits sous leur forme originelle, certains des bâtiments du XIXe siècle conservés au lendemain de la guerre dans un état qui aurait pu laisser envisager une reconstruction ont néanmoins été détruits dans les années 1950 et 1960 (c'est le cas du Palais de Léopold Kronenberg, par exemple)[24].
En 1979, moins d'un an après être devenu pape, Jean-Paul II célébra une messe sur la place de la Victoire et termina son sermon par ces mots : "Et je crie, moi, fils de la terre polonaise, et en même temps moi, le pape Jean-Paul II, je crie du plus profond de ce millénaire, je crie la veille de la Pentecôte : Que descende ton Esprit ! Que descende ton Esprit ! Et qu’il renouvelle la face de la terre de cette terre [25]!. Ces mots ont été compris par les Polonais comme une incitation aux changements démocratiques auxquels aspiraient la société polonaise et comme un soutien au syndicat clandestin Solidarność[25].
L'immense travail de restauration de la Vieille ville de Varsovie lui valut d'être inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco en 1980[26].
Varsovie bénéficie d'un climat continental humide de type dfb selon la classification de Köppen.
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | -4 | -4 | 0 | 2 | 8 | 11 | 12 | 12 | 8 | 4 | 0 | -2 | 3,9 |
| Température moyenne (°C) | -1 | -1 | 2 | 7 | 13 | 16 | 17 | 17 | 13 | 8 | 2 | 0 | 7,8 |
| Température maximale moyenne (°C) | 0 | 1 | 6 | 12 | 18 | 21 | 24 | 23 | 17 | 12 | 5 | 2 | 11,7 |
| Précipitations (mm) | 20 | 23 | 31 | 34 | 55 | 62 | 79 | 75 | 46 | 40 | 37 | 32 | 534 |
| Record de froid (°C) | -30 | -24 | -20 | -5 | -1 | 2 | 5 | 3 | -2 | -8 | -16 | -21 | -30 |
| Record de chaleur (°C) | 13 | 17 | 22 | 27 | 31 | 32 | 33 | 37 | 28 | 24 | 16 | 13 | 37 |
Varsovie s'est portée candidate au titre de « Capitale européenne de la Culture » pour l'année 2016. Le mélange de styles architecturaux qui font sa spécificité reflète l'histoire mouvementée de la ville et du pays : la reconstruction qui s'est faite à la Libération est un curieux compromis entre reconstitution du patrimoine historique et volonté de bâtir une ville totalement nouvelle, typique de l'architecture stalinienne qui prévalait alors dans tout le bloc de l'Est. Tout proche, le quartier d'affaires de Varsovie, qui a commencé à se développer dans les années 1990 (après la chute du communisme) est parmi les plus modernes d'Europe et tout le centre-ville est en train d'être complètement remodelé. Les onze plus grands gratte-ciel de Pologne se situent à Varsovie, et neuf d'entre eux ont une fonction financière, ce qui réaffirme la position de Varsovie comme capitale économique. Le paysage urbain actuel de Varsovie est l'un des plus remarquables de l'architecture moderne et contemporaine.
Des palais, églises et maisons de la ville affichent une richesse de couleurs et de détails architecturaux. Les bâtiments sont des représentants de presque tous les styles d'architecture européenne et période historique. La ville a de merveilleux exemples de l'architecture du gothique, renaissance, baroque et néoclassique, qui sont tous situés près du centre-ville.
L'architecture gothique est représentée dans les églises majestueuses, mais aussi dans les maisons bourgeoises et des fortifications. Les bâtiments les plus importants sont la cathédrale de Saint Jean (XIVe siècle), le temple est un exemple typique du style gothique que l'on appelle «Mazovien», l'église de Notre Dame (1411), une maison de ville de la famille Burbach (XIVe siècle)[27], Tour de la Poudre (après 1379) et la Curia Maior du Château Royal (1407-1410). Les exemples les plus remarquables de l'architecture Renaissance de la ville sont la maison de famille de marchands Baryczko (1562), bâtiment appelé «Le nègre» (début du XVIIe siècle) et l'immeuble de rapport appelé « Salwator » (1632). Les exemples les plus intéressants de l'architecture maniériste sont le Château Royal (1596-1619) et l'église des Jésuites (1609-1626) situé à la Vieille ville. Parmi les premières structures du début du baroque les plus importantes sont l'église de Saint-Hyacinthe (1603-1639) et la Colonne de Sigismond (1644).
L'activité du bâtiment s'est produite dans de nombreux palais et églises, pendant les dernières décennies du XVIIe siècle. Un des meilleurs exemples de cette architecture sont le Palais Krasiński (1677-1683), Palais de Wilanów (1677-1696) et l'église de Saint-Casimir (1688-1692). Les exemples les plus impressionnants de l'architecture rococo sont le Palais Czapski (1712-1721), Palais des Quatre Vents (1730) et l'église des Visitandines (façade de 1728 à 1761). L'architecture néoclassique à Varsovie peut être décrit par la simplicité des formes géométriques équipe avec une grande inspiration de l'époque romaine. Certains des meilleurs exemples du style néoclassique sont le Palais sur l'eau reconstruit de 1775 à 1795 (dans le parc Łazienki ou Łazienkowski), Królikarnia (1782-1786), l'église des Carmélites (façade de 1761 à 1783) et l'église évangélique de la Sainte-Trinité (1777-1782). La croissance économique au cours des premières années de la Royaume du Congrès a provoqué une augmentation rapide de l'architecture. Le renouveau néoclassique touché tous les aspects de l'architecture, les plus remarquables sont le Grand Théâtre (1825-1833) et de bâtiments situé à Place de la Banque (1825-1828).
Des exemples exceptionnels de l'architecture bourgeoise des périodes suivantes n'ont pas été restaurés par les autorités communistes après la guerre (comme mentionné Palais Kronenberg et l'immeuble de Compagnie d'Assurance - «Rosja») ou ils ont été reconstruits dans le style du réalisme socialiste (comme l'édifice de la Philharmonie de Varsovie initialement inspiré par le Palais Garnier à Paris). Parmi les immeubles préservés, le bâtiment de l'Université technique de Varsovie (1899-1902)[28], est le plus intéressante de l'architecture du XIXe siècle. Plusieurs bâtiments du XIXe siècle ont été restaurés à Praga (rive droite de la Vistule). Les autorités de Varsovie ont décidé de reconstruire le Palais Brühl et le Palais de Saxe, les bâtiments les plus distinctifs de Varsovie d'avant-guerre[29].
Après l'élargissement de la zone de Varsovie en 1916 de nouveaux voisinage des travailleurs entrées en existence. Parmi les exemples notables de l'architecture contemporaine, on peut citer chronologiquement le Palais de la culture et de la science (1952-1955), un gratte-ciel Soc-réaliste situé dans le centre-ville, et la Place de la Constitution avec son architecture monumentale de réalisme socialiste (voisinage MDM)[30]. La partie centrale de la rive droite (est) de l'arrondissement Praga c'est un endroit où les maisons très délabrés stand juste à côté des immeubles modernes et des centres commerciaux.
Comme dans tous les pays ex-communistes, le paysage est dominé par des blocs d'appartements massifs. Ils ont été construits entre 1960 et 1985, principalement dans les zones constituées en 1951[31]. Le plus grand sont : Ursynów-Natolin, Bródno, Wawrzyszew (proche de l'industrie sidérurgique), Bemowo, Gocław (sur la rive droite, entre les ponts Łazienkowski et Siekierkowski), Stegny (nord-ouest de Wilanów), Tarchomin (au nord de la rue Toruńska).
L'architecture moderne à Varsovie est représenté par le Metropolitan Building à Place Pilsudski par Lord Foster[32], Bibliothèque de l'Université de Varsovie (BUW) par Marek Budzyński et Zbigniew Badowski, disposant d'un jardin sur le toit et vue sur la Vistule, le Rondo I-B bâtiment conçu par Skidmore, Owings and Merrill, le Terrasses d'or, centre commerciale composé de sept dômes.
L'aéroport Frédéric Chopin, le plus grand de Pologne, est situé au sud-ouest de la ville, à Okęcie. Il assure des vols directs vers plus de 50 pays sur 4 continents et une dizaine de vols intérieurs. Le nouveau Terminal 2 a été ouvert récemment.
Le transport en commun est de très bonne qualité. La société de transport de Varsovie (Zarząd Transportu Miejskiego) se divise en quatre branches : autobus, tramways, métro et train de banlieue. D'autres services sont assurés par des transporteurs privés et la société nationale de chemins de fer (PKP). Il existe aussi trois lignes de tramway spécifiquement conçues pour les touristes. Les autobus desservent quotidiennement 176 lignes en journée. Entre minuit et 5 heures du matin, 14 lignes d'autobus nocturnes prennent le relais. La première ligne de tramway a été ouverte en 1866 ; Varsovie est actuellement desservie par 29 lignes quotidiennes sur 470 kilomètres de trajet. Les trolleybus ont desservi Varsovie jusqu'en 1995, quand deux dernières lignes ont été fermées. La première ligne de métro a été mise en service en 1995 : 17 stations desservent surtout le centre-ville et les arrondissement du sud de la ville. Des travaux sont en cours pour prolonger cette ligne et pour en construire une deuxième. La construction d'une troisième ligne est également planifiée. Les trains de banlieue desservent les arrondissements situés à l'est et à l'ouest de la ville ainsi que les banlieues. Ils desservent également les principales gares de la ville.
Varsovie ne possède pas encore d'autoroute circulaire (seuls certains tronçons sont mis en service) et la majeure partie de la circulation s'effectue par le centre-ville. Actuellement, deux routes circulaires sont en construction. La première, Obwodnica Etapowa Warszawy, éloignée d'approximativement 10 km du centre-ville, permettra d'alléger le trafic, surtout avec la construction de deux nouveaux ponts au nord de la ville. La deuxième passera par l'arrondissement Ursynów au sud de la ville ; elle fera partie de la route européenne 30, laquelle emprunte l’autoroute polonaise A2 sur toute la traversée longitudinale du pays, et de la S-7 (qui traverse verticalement le pays en reliant Gdańsk à Cracovie) .
Les liaisons ferroviaires nationales et internationales sont assurées par la société nationale de chemins de fer (PKP). Le premier chemin de fer a été ouvert en 1845. Actuellement, on peut se rendre directement de Varsovie vers tous les coins de la Pologne mais également vers de nombreuses capitales européennes : Berlin, Cologne, Francfort, Prague, Bratislava, Budapest, Kiev, Minsk, Moscou et Vienne. Il y a au total 44 gares de voyageurs et haltes sur le territoire de la ville de Varsovie, cependant seulement 6 jouent un rôle important.
Varsovie accueille certains des meilleurs établissements d'enseignement supérieur en Pologne. La ville compte quatre grandes universités et plus de 62 petites écoles de l'enseignement supérieur[34]. Le nombre total d'étudiants à Varsovie avoisine 500 000 (29,2% de la population de la ville; 2002). Le nombre d'étudiants universitaires dépasse 280.000[35]. La plupart des universités renommées sont publiques, mais les dernières années il a également eu une recrudescence du nombre d'universités privées.
L'Université de Varsovie a été créée en 1816, lorsque les partitions de la Pologne ont séparés Varsovie du centre universitaires polonais le plus ancien et le plus influent, à Cracovie[36]. L'École polytechnique de Varsovie, qui emploie 2.000 professeurs, est la seconde école d'enseignement de technologie dans le pays, et l'un des plus importants en Europe centrale[37]. D'autres institutions d'enseignement supérieur sont l'Université de Médecine de Varsovie, la plus grande école de médecine en Pologne et l'un des plus prestigieux, l'Université de la Défense nationale, la plus haute institution militaire universitaire en Pologne, l'Académie de Musique Frédéric Chopin, l'école de musique la plus ancienne et importante en Pologne, et l'un des plus grands d'Europe[38], l'École des hautes études commerciales de Varsovie (SGH), la grande école d'économie et de commerce la plus ancienne et la plus renommée dans le pays[39], et l'Université des sciences de la vie de Varsovie la plus importante grande école d'agronomie et agriculture, fondée en 1818[40].
La ville possède de nombreuses bibliothèques, dont beaucoup contiennent de vastes collections de documents historiques. La bibliothèque la plus importante en termes de collections de documents historiques est la Bibliothèque nationale de Pologne. Bibliothèque détient 8,2 millions volumes de sa collection[41]. Créé en 1928[42]. se considère comme un successeur à la Bibliothèque Załuski, le plus grand en Pologne et un des premiers et des plus grandes bibliothèques dans le monde[42],[43].
Une autre importante bibliothèque - la bibliothèque universitaire, fondée en 1816[44], est à la maison à plus de deux millions d'articles[45]. Le bâtiment a été conçu par les architectes Marek Budzyński et Zbigniew Badowski et ouvert le 15 décembre 1999[46]. Il est entouré de verdure. Le jardin de la bibliothèque, conçue par Irena Bajerska, a été ouvert le 12 juin 2002. Le jardin installé sur le toit de la bibliothèque est l'un des plus grands et des plus beaux d'Europe avec une superficie de plus de 10 000 m2, et les plantes couvre 5 111 m2[47]. Le jardin est ouvert au public tous les jours[47].
Varsovie a été désignée « Capitale Européenne du Sport » pour l'année 2008[48].
Le Stade national, un projet de stade de football de 56 000 places, est actuellement en construction sur le site de l'ancien stade du 10e anniversaire[49]. Le stade national doit accueillir le match d'ouverture (un match de groupe), 2 matches de groupe, un quart de finale, et une demi-finale du Championnat d'Europe de football 2012 organisé conjointement par la Pologne et l'Ukraine[50].
Beaucoup d'installations sportives (piscines, salles de sport...) ont été construites dans les dernières années. L'enceinte sportive principale est la halle Torwar, utilisée pour toutes sortes de sports d'intérieur. Le meilleur des centres de natation de la ville est à Wodny Park Warszawianka, où l'on trouve une piscine de taille olympique, ainsi que des glissades d'eau et des espaces réservés aux enfants[51].
Le KP Legia Varsovie et le KP Polonia Varsovie sont les principaux clubs de football de la ville : le Legia Varsovie est le club de l'Armée polonaise, il réside au stade de l'armée polonaise. Fondé en 1916, il a remporté huit fois le championnat national et treize fois la Coupe de Pologne ; son principal rival, le Polonia Varsovie, a gagné le Championnat d'Ekstraklasa en 2000.
Depuis 1989, Varsovie vit un boom économique, accéléré avec l'entrée de la Pologne dans l'Union européenne en 2004. Les industries traditionnelles et celles des nouvelles technologies y sont fortement implantées. Le PIB par habitant est de loin le plus haut de Pologne, et le taux de chômage y est bien moindre, ce qui provoque une profonde fracture économique entre la capitale et le reste du pays. De nouveaux immeubles de grande hauteur continuent d'être bâtis pour répondre aux besoins des sociétés cherchant des espaces de bureaux : la capitale attire des investissements conséquents (le foncier y est beaucoup plus cher que dans le reste du pays), de sorte que la ville a acquis une toute nouvelle place en Europe. Plusieurs entreprises et agences de dimension internationale ont choisi Varsovie comme lieu d'implantation pour leurs investissements en Europe centrale : la ville est désormais la huitième plus grande métropole de l'Union Européenne et produit plus de 15 % du PIB de la Pologne.
La ville de Varsovie a le statut de powiat et est divisée en 18 arrondissements (polonais : dzielnice) chacun ayant leur propre maire d'arrondissement et un conseil de quartier (élu). Chacun de ces arrondissements se divise d'une façon officielle ou non-officielle (selon l'arrondissement) en quartiers dont les plus connus sont Stare Miasto (l'Ancienne-ville) et Nowe Miasto (la Nouvelle-ville) faisant partie de l'arrondissement Śródmieście
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La banlieue de Varsovie joue un rôle presque exclusivement résidentiel et continue à se développer, accroissant les besoins de transport. La majorité des banlieusards travaillent à Varsovie et l'activité économique y a généralement un caractère local. Après la chute du bloc soviétique, les réseaux de mafia de Pruszków et de Wołomin rivalisaient entre eux pour le contrôle du marché de prostitution illégale et du trafic de drogue autant dans les banlieues qu'à Varsovie. Ces réseaux furent démantelés par la police vers 1998 et avec la mise en place d'un code criminel plus sévère n'ont pas resurgi. En raison de l'augmentation brutale des prix du foncier et de l'immobilier depuis quelques années, beaucoup de salariés varsoviens déménagent en banlieue pour y construire des maisons individuelles, augmentant la population des banlieues. Les banlieues du nord-est Ząbki et Marki ainsi que du sud : Piaseczno vivent un véritable boom de la construction.
| Nom de la ville | Population | Superficie |
|---|---|---|
| Pruszków | 54 968 | 19,15 km2 |
| Legionowo | 50 600 | 13,56 km2 |
| Otwock | 44 300 | 47 km2 |
| Wołomin | 37 000 | 59,52 km2 |
| Piaseczno | 32 978 | 16,3 km2 |
| Piastów | 25 170 | 5,8 km2 |
| Ząbki | 23 277 | 11,13 km2 |
| Marki | 21 150 | 26,03 km2 |
| Łomianki | 19 463 | 38,06 km2 |
| Ożarów Mazowiecki | 19 137 | 71,34 km2 |
| Sulejówek | 18 414 | 19,51 km2 |
| Kobyłka | 17 586 | 20,05 km2 |
| Józefów | 17 117 | 24 km2 |
| Zielonka | 17 075 | 79,23 km2 |
| Konstancin-Jeziorna | 23 694 | 78 km2 |
| Karczew | 10 600 | 81 km2 |
| Total | 422 541 | 721,38 km2 |
La ville de Varsovie est jumelée avec[57] :
Des accords de partenariat ont également été conclus avec Paris et Londres[réf. nécessaire].
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