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Le mot vertu vient du mot latin virtus, lui-même dérivé du mot vir, d'où nous viennent les mots « viril » et « virilité ». Tandis que vir sert à nommer l'individu humain de sexe masculin, virtus désigne la force virile et, par extension, la « valeur », la « discipline » opposée au « courage », synonyme quant à lui d'« impulsivité », « défaut » considéré comme essentiellement barbare, illustré par Caius Marius : « La vertu est la clef de voûte de l'empire (romain), faisant de chaque seconde de la vie du citoyen, une préparation minutieuse aux dures réalités de la guerre, et de chaque bataille rien d'autre qu'un sanglant entrainement ».
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On définit habituellement la vertu comme un « habitus de la volonté, acquis par répétition des actes, et qui habilite l'homme à agir bien ».
Cette définition vaut pour les vertus morales, et en particulier pour la justice, qui a effectivement son siège dans la volonté. Par ailleurs, il s'agit d'une définition découlant des quatre causes :
Les vertus humaines se divisent en vertus morales et intellectuelles. Toutes deux sont acquises et ordonnées à un bien proprement humain.
Par opposition à ces dernières, les vertus théologales (Foi, Espérance et Charité) sont infuses et ordonnées à un bien proprement divin.
Les vertus cardinales, enfin, regroupent les vertus morales de Courage, de Tempérance et de Justice, ainsi que la vertu intellectuelle de Prudence. Ce sont celles autour desquelles toutes les autres vertus morales gravitent et se rattachent.
Les vertus morales sont des valeurs qui incitent à agir bien dans une sphère d'activité donnée. Ainsi :
Chacune des quatre vertus cardinales que nous venons de nommer trouve son siège dans la sensibilité de l'homme.
Les vertus intellectuelles sont des valeurs qui incitent à chercher des vérités dans une sphère donnée. Aussi trouvent-elles leur siège dans la raison. On dénombre habituellement cinq vertus intellectuelles : intelligence, science et sagesse d'une part, et art et prudence d'autre part. Les premières sont « spéculatives », alors que les deux autres sont « pratiques ».
La première lettre de chacune des 5(?) vertus intellectuelles peut servir à forger le mot latin sapis, qui vaut pour sagesse. Ce qui se présente comme suit :
La vertu est une notion à l'intersection des ensembles de la philosophie, de la religion et du politique, qui est encapsulée à notre époque par le politiquement correct, et était définie autrefois comme l'humain vertueux, c'est-à-dire celui qui tire parti des circonstances pour agir avec toujours le plus de noblesse possible et qui a un bon pli moral.
En philosophie classique, reprise par le judaïsme hellénisé et le christianisme, on distingue parmi toutes les vertus quatre vertus cardinales (du latin cardo, pivot) : la prudence, la tempérance, la force et la justice. On parle en outre de trois vertus théologales (Foi, Espérance, Charité) dans le christianisme.
On parle par ailleurs de trois vertus maçonniques, à savoir la tolérance, la bienfaisance et la solidarité ; ou encore des trois vertus principales du scout, à savoir la franchise, le dévouement et la pureté.
On parle aussi des 7 vertus des compagnons du devoir qui sont : la fidélité, l'honnêteté, la fraternité, le courage, la générosité, la discipline et la patience.
Dans sa Somme Théologique, saint Thomas d'Aquin rappelle que la Justice est la seule vertu qui implique autrui, toutes les autres pouvant se pratiquer seul.
Dans La Pensée chinoise de Marcel Granet, la vertu a une signification et une valeur différentes de celles attribuées par la pensée occidentale.
Ethique de la vertu - Platon Aristote - Cynisme - Stoïcisme - Nietzsche
Platon évoque la vertu dans le Ménon : pour Socrate, l'inexistence de maîtres de vertu lui prouve que celle-ci n'est pas une science, car elle ne peut s'enseigner; la vertu est alors tenue comme une opinion vraie. Elle proviendrait d'une sorte de grâce divine, d'une inspiration qui permet de bien agir.
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