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Le christianisme considère que les quatre vertus cardinales jouent un rôle charnière (d'où leur nom de « cardinales », du latin cardo : charnière, pivot) dans l'action humaine et parmi les autres vertus.
Les vertus sont des attitudes fermes, des dispositions stables, des perfections habituelles de l’intelligence et de la volonté qui règlent les actes, ordonnent les passions et guident la conduite. Elles procurent facilité, maîtrise et joie pour mener une vie moralement bonne. L’homme vertueux, c’est celui qui librement pratique le bien.
Ce groupe de quatre vertus célébré par Pythagore au retour de ses séjours proche-orientaux[réf. nécessaire] fut repris par Socrate puis mis en évidence par Platon, suivi par Aristote et les philosophes stoïciens. Il est également présent dans le judaïsme hellénisé (Philon d'Alexandrie, IVe livre des Maccabées) et chez les Pères de l'Église.
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Dans le christianisme, ce groupe de quatre vertus humaines, cardinales, est complété par trois vertus dites « théologales » (foi, espérance et charité) qui les rendent plus parfaites. Leur ensemble est parfois appelé celui des sept vertus catholiques.
Dans la perspective chrétienne, les vertus humaines acquises par l’éducation, par des actes délibérés et par une persévérance toujours reprise dans l’effort, sont purifiées et élevées par la grâce divine. Avec l’aide de Dieu, elles forgent le caractère et donnent aisance dans la pratique du bien. L’homme vertueux est heureux de les pratiquer. Les vertus sont les fruits et les germes des actes moralement bons ; elles disposent toutes les puissances de l’être humain à communier à l’amour divin.
Vertu cardinale, la justice est appelée « vertu de religion » quand il s'agit de justice envers Dieu.
Saint Paul rappelle que les vertus théologales ne sont pas toutes trois destinées à durer éternellement. À la fin des temps selon le christianisme, le retour de Dieu sera une évidence – et la foi n'aura donc plus de raison d'être, aucun doute ne pouvant subsister sur ce dont on est en permanence témoin. L'espérance, ne sera pas davantage de mise puisque, tout étant accompli, il n'y aura plus lieu d'espérer quoi que ce soit de supplémentaire. Seule subsistera donc, dit-il, la charité – ou amour[1].
Elles sont directement évoquées dans le Livre de la Sagesse (8,7), livre tardif de rédaction grecque de l'Ancien Testament, non inclus au canon juif ni à celui protestant :
Aime-t-on la rectitude ? Les vertus sont les fruits de ses travaux, car elle enseigne tempérance et prudence, justice et force.
Dans les œuvres littéraires et les œuvres d'art du Moyen Âge et de la Renaissance, les vertus sont généralement représentées sous les traits de femmes.
Les vertus sont représentées avec des attributs symboliques, qui varient selon les artistes et les auteurs. Néanmoins certains attributs donnent lieu à de nombreux réemplois, par exemple :
À la Renaissance, certains ouvrages se sont attachés à normaliser ces attributs ou à les rencenser tout en fournissant des explications sur leur origine et leur symbolique. Le plus connu est l' Iconologia (1593) de Cesare Ripa, qui sera suivi de nombreux autres livres d'emblèmes.
L'Espérance, la Justice et la Force, Cathédrale Notre-Dame de Saint-Bertrand-de-Comminges
La Prudence, Hôtel de Ville de La Rochelle
La Force, Hôtel de Ville de La Rochelle
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