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| Vieux-Port | |||||
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| Présentation | |||||
| Type | Port de plaisance | ||||
| Construction | Port depuis le VIe siècle av. J.‑C. Quais du XVe - XVIIe siècles |
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| Statut | Régie municipale | ||||
| Tirant d'eau | 5-6 m. | ||||
| Longueur | Bateaux de 90 m. max. | ||||
| Activités | Clubs nautiques. Transport de passagers vers les îles de Marseille. Pêche artisanale et marché traditionnel aux poissons. |
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| Superficie | env. 24 hectares (800x300 m.) | ||||
| Places | 3 500 | ||||
| Equipement | Grues 6-20 t, slipway 500 t. | ||||
| Géographie | |||||
| Latitude Longitude |
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| Pays | France | ||||
| Commune | Marseille | ||||
| Localisation | |||||
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Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : Bouches-du-Rhône Géolocalisation sur la carte : Marseille |
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| Port - Port par pays | |||||
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Le Vieux-Port (en provençal lo Pòrt Vielh[1]) est le plus ancien port de Marseille, ainsi que le centre historique et culturel de la ville depuis sa fondation sur ce site durant l'Antiquité. Le port était le centre économique de Marseille jusqu'au milieu du XIXe siècle, ouvert sur le commerce de la Mer Méditerranée puis des colonies françaises. Les activités portuaires de commerce furent ensuite déplacées vers d'autres sites plus au nord : les bassins de l'actuel Grand port maritime de Marseille. Le « vieux port » est aujourd'hui un port de plaisance, le lieu de rassemblements populaires et l'emblème touristique de Marseille.
Sommaire
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Le Vieux-Port est situé au bas de la rue de la Canebière.
Depuis le large, le phare de Planier signale l'approche de la baie de Marseille. L'approche se fait ensuite en contournant l'archipel du Frioul. L’Entrée sud qui mène à l’Avant-port Joliette est située entre l'extrémité de la digue du Large et la pointe de la Désirade, toutes deux signalées par des feux latéraux. La passe Sainte-Marie qui lui fait face mène au bassin de la Joliette du Grand port maritime, réservée aux cargos et ferrys. En serrant à tribord, il faut longer l'anse du Pharo (petit chantier naval) puis le petit port de la Réserve, pour enfin arriver dans le Vieux-Port. Le bureau du port (capitainerie) est située à l'entrée, côté tribord.
En 600 av. J.-C. les Phocéens débarquèrent dans la calanque du Lacydon, qui forme aujourd’hui le Vieux-Port.
Ils s’installent sur la rive nord du port et construisent des temples, un théâtre, une agora. La ville est protégée par des remparts dont certaines parties sont encore visibles au jardin des vestiges situé au centre Bourse. Pour faire face à l’augmentation de la population, le tracé des remparts évoluera jusqu’au XVIIe siècle.
Le fond du port est occupé par des marais qui sont asséchés progressivement dès l’occupation grecque ainsi que l’ont montré les fouilles archéologiques effectuées, avant la construction d’un parc de stationnement souterrain, place du Général-de-Gaulle.
La rive sud est occupée par des carrières d'où sont extraits les pierres qui servent à l'édification des remparts. C'est également, la cité des morts, le lieu où sont inhumés les morts.
Légende du Plan : 1. Jardin des vestiges, 2. Musée d'Histoire de Marseille, 3. Palais de la Bourse, 4. Église des Augustins, 5. Place du Général-de-Gaulle, 6. Opéra, 7. Palais de justice, 8. Fort Saint-Nicolas, 9. Palais du Pharo, 10. Fort Saint-Jean, 11. Église Saint-Laurent, 12. Hôtel de ville, 13. Place Jules-Verne, 14. Hôtel Daviel, 15. Église Notre-Dame-des-Accoules, 16. Place de Lenche, 17. Place des Moulins, 18. Hôtel-Dieu, 19. Église Saint-Cannat, 20. La Vieille Charité, 21. Cathédrale Sainte-Marie-Majeure de Marseille.
Sur la rive sud, entre les IIIe et IXe siècles, est édifié la très puissante Abbaye de Saint-Victor de Marseille.
| Coordonnées sur le plan : |
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| Position : B4-D5 |
À l’est de l’abbaye, on trouve des salines dès le VIe siècle. Elles font partie de la donation du comte Teutbert à l’abbé de Saint-Victor au Xe siècle. Possessions de l’abbaye jusqu’à ce que celle-ci les vende en 1512 pour l’extension des tercenaux du roi Louis XII.
Les tercenaux sont établis en 1488, sur ordre de Charles VIII afin d’abriter les galères du roi.
Dès le Xe siècle, les marais asséchés de la rive est du port prennent le nom de plan Fourmiguier. Y sont installés des entrepôts, des chantiers de charpente et un chantier communal de constructions navales. Des cordiers s’y installent également et travaillent le chanvre pour la fabrication des élingues et cordages. C’est de ce chanvre, canebe en provençal que vient le nom de Canebière.
En 1265, le comte de Provence, Charles Ier commande aux armateurs de la ville, une trentaine de galères complètement équipées. En 1291, Charles II aménage au sud-ouest du port un embarcadère militaire. En 1296, il obtient de la ville une concession sur le 'plan Fourmiguier afin d’y installer des chantiers navals. C’est l’origine de l’arsenal des galères.
Les quais furent construits sous Louis XII et Louis XIII, entre le XVe et le XVIIe siècle.
En 1423 des galères espagnoles virent attaquer le port et la tour Saint-Jean et repartirent avec, notamment en trophée, la chaîne barrant l'entrée du Vieux-Port. Cette dernière se trouverait sur le mur de la Cathédrale de Valence (Espagne)[3].
À la fin du XVIe sont construites les deux plus vieilles maisons de Marseille, l’hôtel de Cabre et la Maison Diamantée. La loge des marchands, créée en 1599 fait construire la maison de Ville, l’actuelle mairie de Marseille. L’édifice est construit par les architectes Gaspard Puget et Mathieu Portal. Curiosité du bâtiment, il a deux niveaux mais l'escalier se trouve dans le bâtiment d’à-côté. En 1666, le roi Louis XIV ordonne l’extension de la ville. Les remparts sont détruits, la ville s’étend sur toutes les rives du Vieux-Port.
Sur le plan Fourmiguier, le port militaire installé par Charles II est agrandi et englobe le chantier communal. C'est l’arsenal des Galères dont il reste aujourd'hui un pavillon sur le cours Estienne d'Orves. À la sortie du port, l’antique tour du roi René et l’hôpital de l’ordre hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem sont intégrés dans le nouveau fort qui, construit par le chevalier de Clerville, prend le nom de fort Saint-Jean. Sur l'autre rive, le fort Saint-Nicolas est construit autour de la chapelle de Saint-Nicolas par le même architecte.
Devant le fort Saint-Jean est construit, en 1719, la consigne sanitaire qui vient compléter le dispositif de quarantaine du Frioul. Ce dispositif sera impuissant à empêcher la peste de Marseille en 1720. Un deuxième bâtiment sera construit à l'identique en 1862.
L'extension du port était envisagée depuis longtemps, mais au début du XIXe siècle les projets ne se concrétisent pas, comme par exemple le projet de 1805 de construire un nouveau bassin vers le sud. Les seuls travaux sont des consolidations, la construction d'un bassin de carénage en 1829 (avec sa machine à vapeur en 1836). En 1833, l'ingénieur Poirel débute la construction de la digue d'Alger avec la nouvelle technique de grands blocs de béton, qui sont moins coûteux et bien plus résistants aux vagues que les anciens ouvrages de maçonnerie[4].
Dans les années 1840, le trafic devient trop intense pour les capacités du port (encombrement, capacité d'accueil), et une extension paraît indispensable. Le trafic passe de 1 374 067 tonneaux en 1830 à 2 932 005 tonneaux en 1847[4]. Des projets modestes d'extension se succèdent.
Deuxième port de France, l'enjeu devient trop important et la décision échappe à la ville ; par la loi du 5 août 1944 le gouvernement ordonne la construction du bassin de la Joliette, au nord du port, à travers un ambitieux chantier (18 millions de francs). La construction de la digue du Large reprend les techniques de blocs de béton. Les infrastructures de la Joliette commencent à être utilisée dès 1847, le bassin est achevé en 1853. Le port auxiliaire du Frioul est également agrandi. L'extension du port continue avec la loi du 10 juin 1954 et du décret du 23 novembre 1956 qui ordonnent la constructions des bassins du Lazaret et d'Arenc, puis la construction du bassin Napoléon (1859)[4]. Pour relier l’ancien et le nouveau port, la rue Impériale est tracée.
De 1905 à 1945, le pont transbordeur permettait la traversée. Entre la rive sud et la rive nord, en 1905, Ferdinand Arnodin propose la construction d’un pont transbordeur sous réserves d’une concession de 75 ans. Une nacelle suspendue sous le tablier du pont permet de traverser entre le fort Saint-Jean et le bassin de Carenage, à côté du fort Saint-Nicolas.
Sur la rive sud, en 1909, est créée la halle aux poissons qui restera en activité jusqu’en 1975. Elle est alors convertie en théâtre (La Criée), et abrite deux salles de spectacle. Sa façade a été préservée.
La Seconde Guerre mondiale bouleverse le cadre du Vieux Port : le vieux quartier sur la rive nord est dynamité par les occupants nazis avec l’aide de la police française durant la « rafle de Marseille ».
Entre le 22 et le 24 janvier 1943, 30 000 personnes habitant les vieux quartiers sont expulsées. Le vendredi 22 débute une rafle qui vise la population juive des quartiers du Vieux-Port : plusieurs milliers de personnes sont arrêtées, dont plusieurs centaines de Juifs qui sont envoyés vers les camps d'internement français puis les camps d'extermination [5]. Maison par maison, les 1 500 immeubles du Vieux-Port sont ensuite dynamités, laissant un champ de ruines. Le Pont transbordeur est détruit en 1944.
Le quartier rive nord est reconstruit par l’architecte Fernand Pouillon en 1948. À cette occasion, des dolia datant de l’époque romaine sont trouvés et sont exposés in situ dans le Musée des docks romains.
En 1976, toutes les activités de pêche et La Criée aux poissons sont transférés dans le port de Saumaty. Le trafic de passagers et de marchandises est effectué au Grand port maritime de Marseille (ancien Port autonome) dans les bassins situés au nord du Vieux-Port, ou bien du côté de Fos-sur-Mer. Le Vieux-Port est aujourd'hui essentiellement un port de plaisance municipal, complété dans cette fonction par les ports de La Pointe Rouge, du Frioul et de L'Estaque. La seule activité de passagers correspond aux navettes touristiques à destination du Château d'If, des Iles du Frioul et des calanques de Marseille.
Jusqu’au XXe siècle, la traversée du Vieux Port se faisait sur de petites embarcations qui transportent les passagers d’une rive à l’autre à la rame.
Le ferry-boat (prononcé par certains feri-boate à Marseille) permet la traversée du Vieux-Port, de la Mairie à la Place aux Huiles. Cette ligne existe depuis 1880. Exploitée de 1953 à 2008 par le célèbre César (bateau apparu notamment dans "Marius" de Marcel Pagnol), le bateau a été remplacé début 2010 par un nouveau ferry-boat electro-solaire pour assurer cette célèbre traversée, présentée par les Marseillais comme la plus courte liaison maritime du monde (283 m, la largeur du Vieux-Port).
A hauteur des forts Saint-Jean et Saint-Nicolas, un tunnel permet la circulation des véhicules depuis 1967. Il permet de relier les rives nord et sud du port. Il est en fait composé de deux tunnels — Est et Ouest — à deux voies chacun et réservés aux véhicules légers. Sa longueur est de 600 mètres.
Il fait partie aujourd'hui d'un axe Nord-Sud important permettant de traverser la ville, reliant via le tunnel Prado-Carénage au nord à l'autoroute A55 (Autoroute du Littoral) et au sud à l'autoroute A50 (Autoroute Est).
Marius, Fanny et César, la Trilogie marseillaise de Marcel Pagnol avec Raimu dont l'action se passe sur le vieux port de Marseille traditionnel d'entre deux guerres
Bateau de pêche traditionnelle pointu Mareillais
Entrée du Vieux-Port en 1695
Le Vieux Port 2006
Vue du quai de l'Hôtel de Ville vers 1820
Le vieux port par Paul Signac (1918)
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