Villard-de-Lans
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| Villard-de-Lans | |
|---|---|
La maison du Villard-de-Lans. |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Rhône-Alpes |
| Département | Isère |
| Arrondissement | Grenoble |
| Canton | Villard-de-Lans (chef-lieu) |
| Code commune | 38548 |
| Code postal | 38250 |
| Maire Mandat en cours |
Chantal Carlioz 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du massif du Vercors |
| Site web | www.villard-de-lans.fr |
| Démographie | |
| Population | 4 035 hab. (2008) |
| Densité | 60 hab./km2 |
| Gentilé | Villardiens |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 720 m — maxi. 2 286 m |
| Superficie | 67,20 km2 |
Villard-de-Lans est une commune française, située dans le département de l'Isère, en région Rhône-Alpes.
Sommaire |
Villard-de-Lans appartient au parc naturel régional du Vercors. La commune est située au pied de la Grande Moucherolle, 2e sommet du Vercors, point culminant à 2285 m.
Le sol karstique de Villard-de-Lans favorise l’infiltration de l’eau, d’où l’absence de lacs naturels. Toutefois, Villard-de-Lans possède un étang saisonnier, le lac du Lauzet, qui se remplit par capillarité à la fonte des neiges.
La commune est parcourue par quatre rivières : la Bourne, la Fauge et sa cascade, le Corrençonnais, le Méaudret.
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Villard-de-Lans est situé[1] à environ 34 km de Grenoble.
La commune est desservie par la route départementale 215c qui relie le lieu-dit Le clos de la Balme (Corrençon-en-Vercors) au lieu-dit Les Sables (Villard-de-Lans), par la route départementale 215b, qui relie la RD 215c au Balcon de Villard, et par la route départementale 531, qui relie Saint-Just-de-Claix à Sassenage.
La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Grenoble, située à environ 35 km de la commune.
La commune est desservie par :
L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Grenoble-Isère situé à environ 70 km.
Le territoire communal est traversé par :
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D'or à un ours en pied d'argent ombré de sable dans sa partie inférieure, chaussé d'azur chargé à dextre d'un sapin d'argent et à sénestre d'un sapin de sable *. |
Fondé au XIe siècle, le territoire du Villard de Lans se structura en hameaux au gré des fronts de défrichements qui définirent les terroirs cultivables. Le bourg fut fondé au croisement de deux chemins existant depuis la République romaine, celui de Cassenatico (Sassenage) à Dea Augusta (Die) et celui qui reliait le Royans au Col Vert.
Sous suzeraineté des seigneurs de Sassenage, Villard de Lans fut cité pour la première fois en 1080 dans le cartulaire de Saint Hugues sous le vocable de Sancti Boniti di Vilar juxta Lanz, mais on ignore encore la raison du choix de ce saint patron. Le terme « du Villard » désigne dès sa fondation un ensemble d'habitats, un bourg, burgum dépendant alors du château de Corrençon.
Au cours de son histoire, la paroisse resta la plus peuplée du massif du Vercors. Le 21 septembre 1145, une bulle papale confirme l'église Sancti Boniti di Vilari dans le diocèse de Grenoble (l'héritage antique situait la délimitation plus au nord, entre le col de l'Arc et la Bourne). Le « mandement du Villard de Lans », englobant les hameaux de Corrençon et de Méaudret apparaît à ce moment. Le mandement de Lans, son voisin, exerçait sa domination sur les paroisses de Méaudre et Autrans. L'ensemble était réuni sous la désignation des « Quatre Montagnes ».
Bourg commercial particulièrement actif et prospère, le Villard se voit octroyer à l'occasion de la charte des franchises de 1338 un article lui reconnaissant le monopole commercial de son marché sur l'ensemble des Quatre Montagnes. Sous l'épisode co-seigneurial de 1243-1360, le bourg est élevé au statut de capitale de la baronnie au même titre que Sassenage. Il devient un enjeu d'influence par le biais de transactions et de procédures juridiques.
Paroisse forestière, la communauté dudit lieu sut tirer avantage de ses forêts de résineux dès le XIIIe siècle en déployant un vaste réseau marchand réputé. En 1265, la première scie à eau du Vercors est mentionnée sur le domaine féodal de la Bessia (Les Blachons) ; au XVe siècle, quatre scieries fonctionnent et centralisent la transformation du bois des Quatre Montagnes.
Objet de toutes les attentions, la paroisse voit ses prérogatives augmenter au XVIe siècle. Le commerce du bois et l'agriculture céréalière garantissant la plus grande part des revenus de la baronnie de Sassenage.
Les guerres de religion et la faillite financière des barons au cours de la deuxième moitié du XVIe siècle entraîna la rupture des liens privilégiés entre le Villard et Sassenage.
Autonome, la communauté augmenta massivement l'exploitation forestière au cours du XVIIe siècle, permettant à quelques familles locales d'en tirer des profits considérables (Ravix-Delors, Gaillard, Lavallonne). Lié économiquement au Pont en Royans, le Villard de Lans utilisa sa position au cœur des montagnes pour s'instaurer comme un carrefour marchand incontournable. Le « Breuil » ou champ de foire, issu du Moyen Âge, devint un marché référent pour l'ensemble du Vercors.
Le XVIIIe siècle vit le florissement des domaines agricoles particuliers, chaque hameau dépendant la plupart du temps d'une famille « châtelaine » exploitant des fermiers. L'état du couvert forestier, dévasté par la surexploitation privée pose problème dès 1700 et il apparut nécessaire d'inverser ce phénomène.
En 1780, les premières mesures furent prises avec la saisie des fustes (grumes) dans les six scieries de la paroisse. En 1782, pendant trois jours, les commissaires enquêteurs saisirent plus de 5 000 fustes malgré l'opposition de la population. La destruction de certaines scieries fut ordonnée.
La Révolution française, suivie avec enthousiasme par les Villardiens, fit surgir des « querelles de clochers » lors de l'effondrement des mandements seigneuriaux. Chaque commune réclamant son autonomie. Lans et Le Villard se disputèrent le titre de chef-lieu de canton, finalement obtenu par le Villard qui avait su conserver l'intégrité de son mandement. Néanmoins, une scission apparut en 1808 avec le hameau de Corrençon, réclamant la part de ses droits féodaux sur les bois noirs de Corrençon et une partie de la forêt de Charpennel.
En 1812, le dernier grand incendie qui dévasta la majeure partie du bourg, dont la maison bourgeoise de Mme de Lavallonne (les précédents eurent lieu en 1649 et 1763), obligea les habitants à investir dans les toitures en tuiles et la création d'un embryon de protection contre les incendies avec la réforme de l'ancien chemin de ronde médiéval pour la surveillance des incendies. La dispersion des biens seigneuriaux permit l'investissement de certaines familles, issues des anciens notables du XVIIIe siècle, qui surent tirer profit des nouveaux liens avec les places financières. Rapidement, le bourg du Villard-de-Lans fut ceinturé de maisons de maîtres, propriétés de familles de notaires ou notables (Bertrand-Jullien, Jourdan, Lavallonne, Achard-Piccard, Nicollet, Cocat, etc.). Cette même année, le bourg accueillit sa première école.
En 1857, après près de 50 ans de procès et de négociations, le hameau de Corrençon se détacha de la commune du Villard-de-Lans et s'érigea en commune indépendante.
En 1888, Villard-de-Lans devient une des premières communes de France électrifiée grâce à l'ingénieur Séraphin Achard-Picard.
Après la Première Guerre mondiale, de 1920 à 1938, Villard-de-Lans fut accessible de Grenoble par le Tramway Grenoble - Villard-de-Lans.
Villard-de-Lans prévoyait de se doter d'une ligne de chemin de fer à crémaillère, la Patache, à l'horizon 2008. La ligne de 6 km devait passer par l'ouest du village, partant du parking de la combe Fichetaire pour rejoindre les Sagnes, l’Essarton, desservir la Maison médicale, la colline des Bains, le lycée, et relier la Côte 2000 puis les Charpennes avec plus de 2 000 voyageurs en une heure et par tous les temps. Le matériel roulant devait être récupéré du métro Ouchy à Lausanne. Suite aux élections municipales de 2008, le projet a été annulé par la nouvelle équipe, le jugeant trop coûteux.
Le ski, jusqu'alors moyen de transport, devient un outil économique. Certains Villardiens s'y adonnent et deviennent champions. Parallèlement, Villard-de-Lans fait de son climat un atout tant sur le plan touristique que sur celui de la santé. Le village connaîtra alors jusqu'à la fin des années 1970 la grande période du climatisme. L'air pur des montagnes sera bénéfique à de nombreux enfants. Dès lors, Villard devient une station climatique renommée dans toute la France. La station est alors fréquentée par les grands du monde : l'impératrice austro-hongroise Zita, le roi du Maroc Hassan II, Georges Guétary, Fernandel, Hugues Auffray, Brigitte Bardot, Henri Cochet, Georges Perec.
Durant la Seconde Guerre mondiale, Villard-de-Lans accueille le seul lycée polonais de l'Europe occupée, installé dans les bâtiments de l'hôtel du Parc et du château.
Le 9 juin 1944, quelques jours après le débarquement des troupes anglo-américano-canadiennes en Normandie, l'immense majorité des hommes valides de Villard-de-Lans rejoignent le maquis en réquisitionnant tous les cars et toutes les voitures de la compagnie Huillier. Grâce à un stratagème (faux enlèvement), les gendarmes de la commune rejoignent le maquis.
Peu après la proclamation de la république du Vercors, le 14 juillet, Villard-de-Lans est occupé. Le 23 juillet, le hameau de Valchevrière, ainsi que les fermes de Roche et Mistri, sont incendiés. La population villardienne et le maquis paieront un lourd tribu.
Malgré les conséquences de la guerre, le village continue son expansion. Le projet d'aménagement de la côte 2000 se concrétise avec la construction de la première télécabine en 1951. La station accueille alors les championnats de France de ski en 1953 et 1969. En 1964, le lycée climatique Jean Prévost accueille ses premiers élèves.
Les Jeux Olympiques de 1968 renforcent la notoriété de Villard-de-lans et du plateau des Quatre Montagnes et permettent le développement des voies d'accès au plateau du Vercors. Villard-de-Lans a l'honneur d'accueillir les épreuves de luge sur les pentes de la Balmette.
Si le tourisme reste de nos jours l'activité principale du village, l'agriculture et l'exploitation forestière demeurent des incontournables qui ont, depuis toujours, joué un rôle primordial dans la vie des Villardiens.
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1789 | 1790 | Claude Mazet | ||
| 1790 | 1792 | Pierre Nicollet | ||
| 1792 | 1794 | Pierre Allard | ||
| 1794 | 1794 | Jean Achard | ||
| 1794 | 1800 | |||
| 1800 | 1805 | Joseph Aimard | ||
| 1805 | 1810 | Jean Baptiste Joseph Aimard | ||
| 1810 | 1817 | Jean Baptiste Joseph Gabriel Jullien | ||
| 1817 | 1822 | Jean Baptiste Allard | ||
| 1822 | 1835 | Jean Baptiste Joseph Gabriel Jullien | ||
| 1835 | 1836 | Pierre Antoine Roux-Fouillet | ||
| 1836 | 1837 | Jean Baptiste Allard | ||
| 1837 | 1838 | Félix Eusébe Eugéne Bertrand | ||
| 1838 | 1840 | Jean Baptiste Allard | ||
| 1840 | 1848 | Joseph Peyronnet | ||
| 1848 | 1852 | Julien Roux-Fouillet | ||
| 1852 | 1878 | Jean Claude Achard-Picard | ||
| 1878 | 1884 | Jean Séraphin Jourdan | ||
| 1884 | 1895 | Antoine Roux-Fouillet | ||
| 1895 | 1907 | Jean Cocat | ||
| 1907 | 1929 | Jules Masson | ||
| 1929 | 1935 | Paul Pouteil-Noble | ||
| 1935 | 1961 | René Mure-Ravaud | ||
| 1961 | 1970 | Roger Lefrançois | ||
| 1970 | 1971 | Gaston Rey | ||
| 1971 | 1977 | André Ravix | ||
| 1977 | 1983 | Albert Orcel | PS | |
| 1983 | 1989 | Marcel Bonnard | ||
| 1989 | 1995 | Albert Orcel | PS | |
| 1995 | 2001 | Michel Daudens | ||
| 2001 | 2008 | Jean-Pierre Bouvier | SE | |
| 2008 | En cours | Chantal Carlioz[2] | DVD | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
La commune dispose des services suivants :
En 2008, Villard-de-Lans comptait 4 035 habitants (soit une augmentation de 6 % par rapport à 1999). La commune occupait le 2 490e rang au niveau national, alors qu'elle était au 2 464e en 1999, et le 61e au niveau départemental sur 533 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Villard-de-Lans depuis 1793.
Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par loi du 27 février 2002, dite loi de démocratie de proximité[5], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises.
Pour les communes dont la population est inférieure à 10 000 habitants, les enquêtes sont exhaustives et ont lieu chaque année par roulement au cours d'une période de cinq ans[6]. Pour Villard-de-Lans, le premier recensement a été fait en 2006[7], les suivants étant en 2011, 2016, etc. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1e janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006, qui, pour Villard-de-Lans, est un recensement exhaustif[8].
Le maximum de la population a été atteint en 2006 avec 4 088 habitants.

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (19,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
L'économie de Villard-de-Lans repose essentiellement sur le tourisme, avec de nombreux commerces ouverts toute l'année, ainsi que les équipements suivants :
Villard-de-Lans a toujours été reconnu pour son agriculture. Une race bovine porte son nom (la Villard-de-Lans ou Villarde). Cette commune du Vercors fait partie de l'AOC Bleu du Vercors-Sassenage. De plus la bière[14] du Vercors biologique est élaborée à Villard-de-Lans depuis le printemps 2009.
Le bourg est un centre économique sur le plateau des quatre montagnes. Ses commerces permettent d'éviter à de nombreux habitants de se rendre à Grenoble pour y trouver les produits du quotidien. Une zone d'activités commerciales se trouve au hameau des Geymonds, et un centre de télétravail au cœur du village accueille de nombreux salariés du tertiaire.
La commune possède[15] :
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