Le logo de Wikipédia représente un globe composé de glyphes issus de différents systèmes d'écriture. |
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| URL | Wikipedia.org |
|---|---|
| Slogan | L'encyclopédie libre |
| Commercial | Non |
| Publicité | Non |
| Type de site | Encyclopédie en ligne |
| Langue(s) | 270 versions actives (282 au total) |
| Inscription | Gratuite et optionnelle |
| Propriétaire | Wikimedia Foundation |
| Lancement | 15 janvier 2001 |
| État actuel | En activité |
Wikipédia est une encyclopédie multilingue, universelle et librement diffusable. Depuis son lancement officiel par Jimmy Wales et Larry Sanger le 15 janvier 2001[1], elle est consultable sous forme de wiki sous le nom de domaine wikipedia.org, où elle est en grande partie modifiable par la plupart de ses lecteurs. Plusieurs autres moyens de consulter l'encyclopédie ont ensuite vu le jour, tels que des sites Web miroirs, des applications pour smartphone ou un appareil électronique dédié. Les mêmes principes fondateurs de rédaction sont partagés par les différentes versions linguistiques, mais les pratiques d'écriture sont convenues indépendamment par les internautes pour chacune d'elles. Le nom de domaine wikipedia.org est devenu en quelques années l'un des plus consultés au monde. Les serveurs hébergeant le nom de domaine wikipedia.org sont financés par une fondation américaine, la Wikimedia Foundation.
Lors du 5e Symposium international sur le journalisme en ligne, Jonathan Dee, du New York Times[2], et Andrew Lih[3] ont mentionné l'importance de Wikipédia, non seulement comme une encyclopédie de référence mais aussi comme une ressource d'actualités très fréquemment mise à jour. L'attention a cependant été attirée à de nombreuses reprises sur des problèmes éditoriaux internes à l'encyclopédie[4]. Lorsque le magazine Time a reconnu « Vous » (You) comme personnalité de l'année 2006, en reconnaissant l'accélération de la collaboration en ligne et l'interaction de millions d'utilisateurs dans le monde, il a cité Wikipédia comme l'un des trois exemples de services Web 2.0, avec YouTube et Myspace[5].
Le terme « Wikipédia » est étymologiquement issu de la fusion de deux termes : wiki-, issu de l'hawaïen wiki, qui signifie « rapide », se référant au fait que l'encyclopédie ait toujours vocation à s'améliorer rapidement et à être constamment active de par son mode de fonctionnement, et -pédia, lui-même dérivé du mot grec παιδεία, paideia, « instruction »/« éducation ».
En mars 2000, Jimmy Wales met en ligne sur le Web Nupedia, une encyclopédie libre[1]. Il bénéficie pour cela du soutien de la société Bomis, dont il est l'actionnaire majoritaire[W 1]. Larry Sanger est engagé dans cette société au titre de rédacteur en chef. Nupedia fonctionnant avec un comité scientifique, la progression du nombre d'articles est très lente. Le 2 janvier 2001, Larry Sanger a une conversation avec le programmeur Ben Kovitz, qui lui explique le concept du wiki. À cause de la frustration occasionnée par la lenteur de la progression de Nupedia, Larry Sanger propose à Jimmy Wales la création d'un wiki afin d'accroître la vitesse de développement des articles, ce qui donne lieu au lancement formel de Wikipédia le 15 janvier 2001[1],[W 1]. Ce nouveau projet devait servir à fournir du contenu textuel selon une méthode plus souple, permettant ensuite éventuellement d'alimenter Nupedia, après un passage par le filtre d'un comité d'experts.
La version française de Wikipédia est officiellement créée le 23 mars 2001. Elle est la première version de Wikipédia dans une langue autre que l’anglais, suivie par les versions en allemand et en catalan[W 1].
À partir de ce moment, Larry Sanger travaille parallèlement sur Nupedia et Wikipédia. Il participe à l'élaboration de la plupart des règles de fonctionnement de cette dernière[W 1]. En février 2002, la rétribution de son travail pour Nupedia et Wikipédia est supprimée du budget alloué par Bomis ; en conséquence, il démissionne officiellement le 1er mars 2002 de ses fonctions sur les deux projets[note 1]. En 2003, la progression de Nupedia stagne, alors que Wikipédia se développe très rapidement. Le 26 septembre 2003, Nupedia est définitivement fermée et son contenu intégré à Wikipédia, qui poursuit son expansion. Selon Larry Sanger, Nupedia a échoué à cause d'une chaîne éditoriale trop lourde et de la difficulté à trouver des rédacteurs bénévoles[W 1].
Le 20 juin 2003, la Wikimedia Foundation est créée pour financer le soutien technique de Wikipédia.
Jimmy Wales intervient fin 2005 sur l'article « Wikipedia » de Wikipédia en anglais, pour retirer l'information selon laquelle Larry Sanger en était cofondateur, puisque Sanger a toujours été un salarié. Cet événement donne lieu à de nombreux articles dans la presse anglophone, ainsi qu'à des images humoristiques sur le sujet[note 2].
La recherche de moyens techniques et économiques permettant de rendre accessible les informations de Wikipédia par d'autres voies que le Web, est liée au projet d'une diffusion la plus large possible des connaissances. Le projet de distribution sur papier est destiné en particulier aux personnes n'ayant pas les moyens de se raccorder à Internet.
La réalisation d'une version de Wikipédia en anglais sur papier, CD-ROM ou DVD a été proposée[note 3] en août 2003 par Jimmy Wales. La version allemande de Wikipédia est vendue sur CD-ROM depuis le deuxième semestre 2004 : le nombre de 10 000 CD-ROM vendus a été franchi en avril 2005. Une diffusion sous forme de DVD est également assurée depuis le printemps 2005. Des dossiers sur support papier appelés les « wikireaders », rassemblent des articles de Wikipédia en allemand relatifs à un thème donné.
En avril 2007, une compilation d'environ 2 000 articles de la version anglaise est éditée sur CD-ROM par la société française Linterweb. À la même époque, le projet moulinWiki, initié par IESC-Geekcorps-Mali, proposa une version intégrale incluant tous les articles, sans les images, réunis sur une image disque de 554 Mo[6].
Différents logiciels permettent également de transformer le contenu de Wikipédia sous forme de fichiers consultables sur des assistants personnels, comme Webaroo avec Plucker, ou TomeRaider. L'appareil électronique WikiReader permet également la consultation hors-ligne de Wikipédia.
Wikipédia a pour slogan : « Le projet d'encyclopédie librement distribuable que chacun peut améliorer ». Ce projet est décrit par son cofondateur Jimmy Wales comme « un effort pour créer et distribuer une encyclopédie libre de la meilleure qualité possible à chaque personne sur la terre dans sa langue maternelle »[7]. Ainsi, Jimmy Wales proposa comme objectif que Wikipédia puisse atteindre un niveau de qualité au moins équivalent à celui de l’Encyclopædia Britannica.
En revanche, Wikipédia n'a pas pour but de présenter des informations inédites, elle ne vise donc qu'à exposer des connaissances déjà établies et reconnues[W 2].
« Wikipédia » est un mot-valise conçu à partir de « Wiki », un système de gestion de contenu de site web qui permet la modification du contenu par l'intermédiaire d'un navigateur Web, et de « pédia », qui provient du mot « encyclopédie », présent dans de nombreuses langues, comme l'anglais et certaines graphies latines. Les contributeurs francophones, ainsi que ceux de certaines autres versions linguistiques, utilisent un « é » aussi bien dans le nom dactylographié que dans le logo, la plupart des autres communautés s'en tenant à l'écriture « Wikipedia »[W 2].
La version en ligne est réalisée collaborativement sur Internet, grâce au système des wikis. Un wiki permet la création et la modification des pages d'un site web par tout visiteur autorisé. Wikipédia fut la première encyclopédie généraliste à ouvrir, grâce à ce système, l'édition de ses articles à tous les internautes. Toute personne modifiant le contenu de Wikipédia est censée présenter avec impartialité les principales opinions sur le sujet d'un article, en assurant la vérifiabilité des informations par l'ajout d'une référence permettant d'identifier l'auteur initial du point de vue présenté. Le contenu étant modifiable, aucun article n'est considéré comme achevé, et Wikipédia se présente comme un projet en amélioration continue. Il y a une surveillance constante, mais sans système de validation par des experts (bien que des experts puissent aussi jouer volontairement ce rôle) ; aussi l'encyclopédie est-elle l'objet de nombreuses critiques quant à l'exactitude et la vérifiabilité de son contenu[8].
Wikipédia se construit sur la base de cinq principes fondateurs, dont les trois premiers sont : Wikipédia est une encyclopédie, proposant un contenu librement réutilisable publié sous une licence libre, avec une présentation « neutre » des faits et des diverses opinions. Wikipédia étant un projet collaboratif, le quatrième principe fondateur régit les relations entre les contributeurs, exigeant un dialogue respectueux des règles de savoir vivre. Le dernier des principes fondateurs est qu'en dehors de ceux-ci, il n'y a aucune règle définitive : le fonctionnement de Wikipédia est adaptable, modifiable par ses utilisateurs.
Le projet Wikipédia vise à être encyclopédique, à refléter de manière aussi exhaustive que possible l'ensemble du savoir humain. Le projet est universel, en traitant tous les domaines de la connaissance, y compris la culture populaire[9], multilingue[10] et gratuit dans sa version en ligne, afin de favoriser l'accès du plus grand nombre à la connaissance.
Il vise à être une encyclopédie libre, ce qui signifie que chacun est libre de recopier l'encyclopédie, de la modifier et de la redistribuer. Ainsi, toutes langues confondues, des centaines de site web reprennent l'ensemble ou une partie du contenu de Wikipédia[note 4]. Cette notion de contenu libre découle de celle de logiciel libre, formulée avant Wikipédia par la Free Software Foundation. Elle signifie aussi que chacun est libre d'écrire ce qu'il veut dans sa propre copie de l'encyclopédie. En revanche, chaque site qui héberge une copie de Wikipédia a sa propre politique éditoriale ; dans wikipedia.org en particulier, l'édition est soumise à de nombreuses règles[note 5]. Jusqu'en 2009, le contenu textuel de Wikipédia était publié sous la Licence de documentation libre GNU (GFDL). À partir de 2009, il est principalement publié sous licence Creative Commons paternité-partage des conditions initiales à l'identique 3.0 (CC by-sa 3.0), la GFDL devenant une licence secondaire disponible sous certaines conditions. Les modifications apportés par les utilisateurs sont publiées sous les deux licences, et l'import de contenu uniquement sous licence Creative Commons by-sa 3.0 est autorisé, mais il entraîne l'impossibilité de réutiliser globalement les pages concernées sous licence GFDL[note 6]. Les autres médias (images, sons, vidéos, etc.) sont disponibles sous diverses licences[note 7].
Le contenu encyclopédique se veut respectueux de la « neutralité de point de vue », définie par Jimmy Wales comme le fait de « décrire le débat plutôt que d’y participer[11] ». Dans la mesure du possible, toute contribution à Wikipédia doit se garder de prendre parti dans une discussion argumentée. La neutralité de point de vue consiste à présenter objectivement les idées et les faits rapportés par des sources extérieures vérifiables et notoires, indépendamment des préjugés des rédacteurs des articles. Sur Wikipédia, les règles d'écriture visent à convenir aux personnes rationnelles, même si celles-ci ne sont pas toujours du même avis. La politique de neutralité de Wikipédia stipule que les articles doivent évoquer toutes les facettes d'une question controversée, et ne pas déclarer ni insinuer que l'un ou l'autre des points de vue est a priori le bon. La neutralité de point de vue n'implique pas cependant une représentation égalitaire de toutes les opinions. Wikipédia accorde plus de place aux opinions les plus répandues, notamment chez les spécialistes, et les mieux étayées, qu'à celles de groupes minoritaires.
Par ses objectifs et son fonctionnement, le projet Wikipédia s'inscrit dans une série de filiations culturelles[W 1] :
En revanche, Wikipédia est assez éloignée de l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers par sa volonté de présenter des informations neutres, alors que l'ouvrage conçu par Denis Diderot et Jean le Rond D'Alembert se caractérisait au contraire par son fort engagement contre l'obscurantisme[14]. L'historien du livre Roger Chartier souligne cependant que Wikipédia « repose sur les contributions multiples d'une sorte de société de gens de lettres invisibles » même si « Diderot n'aurait sûrement pas accepté la simple juxtaposition des articles, sans arbre des connaissances ni ordre raisonné, qui [la] caractérise »[15].
Le succès de Wikipédia a poussé la Wikimedia Foundation à développer d'autres sites en reprenant ses mécanismes de fonctionnement : Wiktionary, un dictionnaire et thésaurus créé le 12 décembre 2002 ; Wikiquote, un recueil de citations (27 juin 2003) ; Wikibooks, un annuaire des livres électroniques destinés aux étudiants (10 juillet 2003) ; Wikisource, un recueil de textes dans le domaine public (23 novembre 2003) ; Wikinews, un site d'informations (décembre 2004) ; Wikispecies, un répertoire du vivant (2004) ; et Wikiversity, une communauté pédagogique créée en 2006. Créé en 2001, Meta-Wiki est un wiki utilisé pour coordonner tous ces projets, et servir à la communication entre les communautés linguistiques de Wikipédia, celles des projets frères, et la Wikimedia Foundation.
À ceux-ci vient s'ajouter en particulier Wikimedia Commons, une bibliothèque multimédia proposant uniquement un contenu libre, publié soit sous licence libre[note 10], soit dans le domaine public aux États-Unis, dans le pays d'origine de l'œuvre, et dans celui du contributeur l'ajoutant au site. Cette banque de données regroupe la majeure partie des schémas, photos, vidéos et sons libres qui servent à illustrer les articles de Wikipédia dans ses différentes versions linguistiques. Créée le 7 septembre 2004, Wikimedia Commons dispose de plus de 7 069 689 fichiers à la date du 28 juillet 2010.
Wikimedia Commons collabore aussi avec d'autres médiathèques afin de diffuser plus largement leurs fonds d'images libres, à travers Wikipédia notamment. En décembre 2008, les archives fédérales du Bundestag ont ainsi téléchargé 80 000 images vers ce site[note 11], puis en avril la librairie du Land de Saxe fait un don de 250 000 images[note 12], et en novembre 2009, le musée ethnographique d’Amsterdam Tropenmuseum a téléchargé 35 000 images concernant l'Indonésie[16]. Ces images, dont beaucoup ont une valeur historique, servent ensuite d'illustrations à des articles de Wikipédia, des sites web et des journaux en ligne. Ce type de collaboration assure à ces bibliothèques et musées une plus grande diffusion de leur fonds d'images, et une révision de ces fonds par les internautes qui signalent les erreurs comme des descriptions incorrectes ou des confusions entre auteurs homonymes, et permettent la correction des autorités, les biographies succinctes identifiant les auteurs dans une collection d'archive.
Wikipédia est organisée afin de regrouper les articles rédigés dans la même langue, qui forment la version de Wikipédia dans cette langue.
Les pages de Wikipédia sont regroupées dans différents espaces de noms, tels que « Principal », « Discussion », « Aide » ou encore « Utilisateur »[note 13]. L'espace « Principal » contient les articles encyclopédiques, et à chacun d'eux est rattachée une page de discussion permettant aux rédacteurs et lecteurs de discuter de la rédaction de l'article. Les pages peuvent être rangées dans une ou plusieurs catégories, et ces catégories peuvent être organisées selon une hiérarchisation arborescente et thématique (par exemple « Pays d'Europe », puis « Italie », puis « Ville d'Italie »)[note 14].
Elles sont en outre reliées les unes aux autres par des hyperliens internes mettant un mot d'un article en bleu, et un clic de souris sur ce mot permet au lecteur de se déplacer vers l'article correspondant au concept abordé[note 15]. Des hyperliens permettent également de naviguer entre les différentes versions linguistiques de Wikipédia, ou de conduire vers ses projets frères, par exemple pour fournir une définition d'un mot sur le wiktionnaire ou une galerie d'images sur Wikimedia Commons. Un clic de souris sur les illustrations de Wikipédia conduit à une page de description du fichier multimédia indiquant notamment le nom de l'auteur et la licence sous laquelle il est publié.
Des hyperliens externes permettent aux lecteurs de consulter des sources d'information en ligne lorsqu'une référence soutenant une information dans un article est présente sur le Web[note 16]. Les articles proposent aussi souvent des liens externes vers de la documentation en ligne permettant d'approfondir le sujet. Ces liens sont classés en no follow (« ne pas suivre ») pour les robots d'indexation des moteurs de recherche, afin de décourager l'insertion de liens dans un but publicitaire[17].
Sur chaque page, un onglet permet d'accéder à son code source au format Wiki, permettant sa modification. En plus de la page de discussion attachée à un article, un historique permet de lister les auteurs et d'observer chacune des modifications successives de l'article par ses rédacteurs.
Les modifications de chaque page sont identifiées par l'adresse IP du rédacteur ou par son pseudonyme s'il s'est préalablement identifié[W 2]. Les différentes communautés linguistiques de rédacteurs de Wikipédia élaborent des règles, des conventions et des principes guidant la rédaction des articles qui leur sont propres. Une part significative du site est constituée par d'autres pages que les articles, qui permettent aux utilisateurs de communiquer et collaborer autour de la rédaction des articles.
Des analyses statistiques, menées par des chercheurs de l'université Carnegie Mellon et du Palo Alto research center, étudient l'état de la couverture thématique de Wikipédia en anglais en janvier 2008[18].
La répartition montre une nette prédominance des articles culturels. Les pourcentages qui suivent sont ceux de janvier 2008, les variations entre parenthèses représentent leur évolution depuis juillet 2006. Dans l'intervalle, le nombre de pages et de catégories a plus que doublé :
La Wikimedia Foundation permet aux différentes versions linguistiques de Wikipédia d'héberger directement du contenu multimédia : elle incite néanmoins les différentes communautés à déplacer le contenu libre vers Commons, et à se doter de critères spécifiques et d'une doctrine réglementant l'hébergement de contenu non libre comme des illustrations protégées par le droit d'auteur mais publiées grâce à des exceptions présentes dans certaines législations, comme le fair use (« usage raisonnable », en français) aux États-Unis par exemple[note 17].
Il existe 281 éditions de Wikipédia localisées par langue au 14 juin 2011[10]. Le nombre total d'articles de l'ensemble des éditions de Wikipédia a dépassé les 15 millions le 15 février 2010.
Une page actualisée régulièrement est disponible en anglais : List of Wikipedias
| Langue | Nombre d’articles | Nombre de pages | Nombre de modifications | Nombre d’utilisateurs enregistrés |
|---|---|---|---|---|
| allemande | 1 169 728 | 3 307 006 | 86 591 800 | 1 135 259 |
| anglaise | 3 518 340 | 22 746 280 | 435 415 815 | 13 680 179 |
| catalane | 301 286 | 712 491 | 6 680 990 | 76 500 |
| chinoise | 338 778 | 1 175 174 | 15 517 348 | 938 643 |
| espagnole | 692 853 | 3 115 008 | 45 559 130 | 1 690 069 |
| finnoise | 258 529 | 699 897 | 9 856 823 | 166 693 |
| française | 1 050 608 | 4 233 323 | 64 498 990 | 968 726 |
| italienne | 760 282 | 2 367 094 | 40 878 135 | 585 245 |
| japonaise | 725 275 | 1 916 974 | 36 284 528 | 482 024 |
| néerlandaise | 663 287 | 1 586 974 | 23 888 315 | 359 540 |
| norvégienne | 285 833 | 694 553 | 8 533 571 | 183 233 |
| polonaise | 762 875 | 1 375 410 | 26 053 650 | 405 803 |
| portugaise | 664 185 | 2 487 166 | 23 599 111 | 814 080 |
| russe | 643 647 | 2 262 229 | 32 204 014 | 594 880 |
| suédoise | 381 593 | 1 116 142 | 13 724 829 | 205 472 |
| ukrainienne | 251 816 | 793 940 | 5 685 020 | 89 378 |
Il existe également un classement qualitatif fondé sur l'existence et la taille des articles d'une liste arbitraire d'environ 1 000 articles que toute édition de Wikipédia devrait avoir[note 19].
Le projet Wikipédia ne se limite pas aux langues vivantes comptant un très grand nombre de locuteurs, officielles ou attachées à un pays. Des encyclopédies sont aussi rédigées dans les langues corse, occitane, bretonne, picarde, basque, catalane, latine, en espéranto, ou en anglais simplifié.
Neuf versions linguistiques de l'encyclopédie recourent à l'orthographe et à la typographie « Wikipédia » (avec l'accent aigu) pour désigner l'encyclopédie :
Les trois éditions de Wikipédia les plus consultées mi 2010 sont, d'après le site d'Alexa Internet, la version en anglais avec 54 % du trafic, la version en japonais avec 10,3 % du trafic, et la version en allemand avec 8,1 % du trafic.
Tout lecteur de Wikipédia est un rédacteur ou correcteur potentiel. Fin 2008, un sondage est effectué par la Wikimedia Foundation et UNU-MERIT. Environ 130 000 lecteurs et contributeurs de Wikipédia y ont répondu, principalement en langues anglaise, allemande et espagnole. La moyenne d'âge des sondés est d'environ 26 ans. Une fois les résultats lissés, environ 65 % d'entre eux se déclaraient seulement lecteurs, et 35 % contributeurs. Parmi les contributeurs, 48 % d'entre eux avaient fait des études supérieures, et 20 % obtenu un master ou plus. Ces contributeurs passent en moyenne 4,3 heures par semaine sur Wikipédia, et leurs motivations principales sont de partager le savoir et de corriger les erreurs[19].
Les rédacteurs se répartissent généralement par communauté linguistique concentrée sur la rédaction de la version de Wikipédia correspondante, mais interviennent aussi souvent ponctuellement sur les versions de Wikipédia en d'autres langues, ou les projets frères de la Wikimedia Foundation. Depuis 2008, les comptes enregistrés peuvent être unifiés : un seul compte sert ainsi à identifier l'utilisateur sur tous les projets de la Wikimedia Foundation.
Un rédacteur peut être identifié par son adresse IP, ou par son pseudonyme s'il l'a enregistré sur le site.
Au sein de Wikipédia, les comptes utilisateurs disposent de différents statuts techniques gérés par le logiciel MediaWiki et contrôlant les actions qui leur sont permises[note 20]. Les critères pour acquérir un statut et la façon de se servir des capacités fournies sont fixés indépendamment par chaque communauté. Parmi ces statuts, les principaux sont :
Wikimedia Foundation fournit des statistiques mensuelles sur son site[note 22]. On trouve notamment la somme des nombres de contributeurs ayant fait au moins 100 modifications pour l'ensemble des éditions[20] :
On trouve également la somme des nombres de contributeurs ayant fait au moins 5 modifications pour l'ensemble des éditions[21] :
On trouve également le nombre de pages vues pour l'ensemble des éditions[22] :
Les modifications apportées aux articles font l'objet de plusieurs niveaux de surveillance a posteriori, qui permettent de corriger les erreurs les plus évidentes. Selon Le Figaro, son cofondateur, Jimmy Wales, affirme ainsi qu'« en général, la correction d'une erreur ou d'une information fallacieuse a lieu en quelques heures, voire en quelques minutes[23] ». Une étude de l'université du Minnesota affirme que jusqu'en 2006, sur deux millions de modifications problématiques, 42 % ont été réparées dans un temps qui rend peu probable leur lecture par un visiteur, alors qu'environ 11 % des vandalismes détectés persistaient après avoir été vus cent fois. De la même manière, la grande majorité des vandalismes détectés avaient été corrigés après 15 révisions au plus[24].
À un premier niveau, tous les changements sont accessibles en temps réel sur une page récapitulant les « modifications récentes. » Ce flux est scruté en permanence par des volontaires, ainsi que par quelques automates[25]. Les vandalismes les plus évidents (écrasements de pages entières, messages d'insulte, graffiti) sont généralement détectés à ce stade, et corrigés dans les minutes qui suivent par un retour à la version précédente. Ce premier niveau de contrôle porte essentiellement sur la forme. Les surveillants volontaires peuvent également corriger des problèmes évidents d'orthographe ou de style, et éventuellement effectuer un contrôle de cohérence rapide sur un ajout particulièrement suspect. En 2006, 60 % des vandalismes étaient détectés facilement par des humains (modifications dénuées de sens, offensantes ou encore suppressions massives), mais certaines catégories de modifications semblaient plus délicates à repérer : désinformation, suppression partielle, spam et autres[24].
Le deuxième niveau de contrôle consiste, pour un rédacteur inscrit, à examiner périodiquement les modifications faites récemment sur l'ensemble de sa « liste de suivi ». Cet examen permet de détecter et corriger assez rapidement les principaux problèmes de fond : erreurs manifestes, ajouts hors sujet, ou manque d'objectivité ou de neutralité dans la formulation. Les coauteurs de l'article peuvent ainsi contrôler de manière plus approfondie les ajouts suspects, si nécessaire en s'appuyant sur des sources de référence. Le délai de réaction est cette fois-ci typiquement de l'ordre de la journée.[réf. nécessaire]
Quand ces deux premiers niveaux de contrôle conduisent à des corrections, le correcteur volontaire peut examiner ensuite l'ensemble des ajouts effectués par l'intervenant fautif, ce qui peut lui permettre de rattraper des modifications ayant échappé aux deux premiers niveaux de contrôle. Quand il apparaît qu'un contributeur « à problème » a trop souvent une contribution négative sur Wikipédia, il peut se faire interdire d'écriture sur toute l'encyclopédie : « Les administrateurs, élus parmi les contributeurs, ont le pouvoir de supprimer ou de protéger des pages, de bloquer ou d'exclure un contributeur suite à une décision du comité d'arbitrage, lui aussi composé de membres choisis par la communauté »[23].
Les erreurs qui échappent à ces premiers niveaux de contrôle sont des erreurs peu évidentes, ou qui portent sur des articles marginaux, de faible avancement, et peu surveillés. Ces erreurs peuvent rester des mois dans l'article, et restent d'autant plus longtemps que l'article est peu lu et peu édité[23]. Elles peuvent être corrigées spontanément par un lecteur. De plus, à la faveur d'une nouvelle modification, l'article repasse par les contrôles précédents, et les correcteurs volontaires peuvent décider à cette occasion de le relire en intégralité pour corriger d'éventuelles erreurs anciennes.
Le dernier niveau de contrôle, collectif, est formé par les projets d'amélioration d'articles rattachés à un thème donné, organisé autour d'un « portail ». Dans ce cadre, les articles sont systématiquement relus, complétés et corrigés, par des équipes de volontaires passionnées par ce thème. Les articles qui bénéficient de ces relectures sont initialement corrigés, et continuent généralement à être suivis par l'équipe du « portail » .[réf. nécessaire]
Chaque communauté établit aussi des procédures pour labelliser les articles en fonctions de critères spécifiques, ce processus conduit par exemple à deux catégories d'articles : « bon article »[note 23] (good article sur Wikipédia en anglais) et « article de qualité »[note 24] (Featured article sur Wikipédia en anglais).
D'autres procédures sont développées et testées par les différentes communautés de langue, comme le projet Wikitrust, des filtres automatiques contrôlant le texte proposé à la publication, ou des versions de travail nécessitant une relecture avant d'être incorporés à la version publiée (Flagged revision)[réf. souhaitée].
L'étude menée par des chercheurs de l'université Carnegie Mellon et du Palo Alto Research Center[18] s'intéresse également à la contribution des différents thèmes de l'encyclopédie aux conflits, en décomptant le nombre d'annulations de modification, ramené à la taille de la catégorie correspondant au thème. Les pourcentages qui suivent sont ceux de janvier 2008.
Le statut de Wikipédia en tant que source de référence est un sujet de controverses, en particulier à cause de son système de rédaction ouvert à tous. L’audience grandissante de Wikipédia a conduit un grand nombre de personnes à formuler des avis critiques sur la fiabilité des informations présentées dans cette encyclopédie. Ces critiques étant récurrentes, une page spéciale de Wikipédia est consacrée aux réponses de participants à Wikipédia aux objections les plus fréquentes[note 25].
Les principales critiques portent sur :
Les critiques de Wikipédia l'accusent d'incohérences, de partialité systémique et d'une forme d'anti-élitisme[26], et d'avoir une politique favorisant trop le consensus dans son processus éditorial[27]. La fiabilité et la précision de Wikipédia sont aussi des questions débattues[28]. D'autres critiques portent essentiellement sur sa sensibilité au vandalisme et à l'ajout de fausses informations, non vérifiées ou fausses[29], bien que des travaux aient suggéré que le vandalisme est généralement de courte durée[30],[24].
D'autres critiques se révèlent plutôt positives. Ainsi, en juin 2009, le philosophe français Bernard Stiegler estime que Wikipédia, « passage obligé pour tout utilisateur d'Internet », est un « exemple frappant d'économie de la contribution » et que l'encyclopédie « a conçu un système d'intelligence collective en réseau »[31].
Des études ont été menées sur la qualité du contenu proposée par Wikipédia, et des comparaisons effectuées avec d'autres encyclopédies. Ces évaluations fournissent généralement des conclusions positives pour Wikipédia, mais ces résultats font aussi l'objet de critiques.[réf. nécessaire]
Wikipédia et ses projets parallèles sont des wikis libres. Le premier wiki est créé en 1995 par Ward Cunningham, qui l'appelle WikiWikiWeb[note 26]. Un wiki est un site Web dynamique, dont les visiteurs autorisés peuvent modifier les pages qu'ils lisent avec leur navigateur Web. Sur Wikipédia, par exemple, la syntaxe utilisée pour modifier une page est beaucoup plus simple que celle du Hypertext Markup Language, et elle est censée permettre un apprentissage rapide.
Le fonctionnement de Wikipédia est assuré par le logiciel libre MediaWiki, une plate-forme wiki adaptée à Wikipédia, écrite en PHP et utilisant une base de donnée MySQL. MediaWiki est sous licence GNU GPL et est en 2010 utilisé par tous les projets Wikimedia ainsi que par de nombreux autres sites wikis. À l'origine, Wikipédia utilisait le logiciel UseModWiki, développé par Clifford Adams en Perl, et requérant l'usage du CamelCase pour la création de liens entre les articles. À partir de janvier 2002, la version en anglais de Wikipédia utilise un logiciel développé par Magnus Manske, écrit en PHP — les versions dans les autres langues étant restées sous le logiciel UseModWiki —. À partir de l'été 2002, tous les sites sont progressivement migrés vers MediaWiki.
Les informations contenues dans Wikipédia, toutes langues confondues, sont conservées dans une base de données et peuvent être téléchargées[note 27].
Le succès croissant de Wikipédia nécessite l'emploi d'un grand nombre de serveurs informatiques qui fonctionnent tous avec un système d'exploitation GNU/Linux (principalement Ubuntu)[32]. Ces installations sont présentes à Tampa en Floride, à Amsterdam aux Pays-Bas, et dans le site sud-coréen d'hébergement de Yahoo! qui accueille 23 serveurs[Quand ?] de la Wikimedia Foundation.
Les serveurs sont organisés en trois couches :
Plusieurs sites web, comme Ganglia[note 28], permettent de consulter diverses informations sur le fonctionnement des serveurs, notamment la charge des processeurs, la mémoire occupée, etc.
Une description précise de l'architecture des serveurs est difficile, car elle change très fréquemment en raison des améliorations régulièrement apportées pour répondre au très fort trafic engendré par la consultation de Wikipédia. Cet aspect de Wikipédia est géré par le personnel technique de la Wikimedia Foundation.
La Wikimedia Foundation possède les différentes marques (Wikipedia, Wikimedia, etc.), les serveurs, les sites web, et agit comme hébergeur web.
Des associations nationales, ayant pour but de promouvoir Wikipédia et le libre partage des connaissances, existent dans plusieurs pays. Elles reprennent généralement l'intitulé « Wikimedia » (Wikimédia France[note 29], Wikimédia Suisse[note 30], etc.). Ces associations sont reconnues comme associations locales par la Wikimedia Foundation, mais n'y sont pas juridiquement ou financièrement liées, et n'ont aucune responsabilité sur le contenu de Wikipédia. Elles sont généralement désignées comme le chapter (chapitre) pour un pays donné. Des associations de ce type sont présentes en Angleterre, Allemagne, Argentine, Australie, Autriche, France, Hong-Kong, Israël, Italie, Pays-Bas, Pologne, République tchèque, Russie, Serbie, Suède, Suisse, et Taïwan[W 3].
Les différentes communautés linguistiques et la Wikimedia Foundation s'accordent pour publier Wikipédia et ses projets frères sans recourir à un financement publicitaire[réf. nécessaire]. Soutenue uniquement par des dons des lecteurs, de mécènes et de fondations, la Wikimedia Foundation emploie une trentaine de personnes[note 31], principalement des techniciens gérant les serveurs hébergeant les différents sites. Pour l'année fiscale 2007-2008, elle a reçu 6,4 millions de dollars US[note 32] de dons, et son budget est annuellement examiné par le comité d'audit KPMG.
D'après le site Alexa, Wikipédia fait partie en 2008 des dix sites les plus visités du World Wide Web. La même année, le nombre d'articles a dépassé les 11 millions, dont plus de 2 400 000 dans Wikipédia en anglais, plus de 700 000 dans Wikipédia en allemand et Wikipédia en français. Dans un communiqué de presse du 10 novembre 2009, Wikimedia Foundation annonce recevoir plus de 320 millions de visiteurs par mois pour Wikipédia et ses projets frères, d'après comScore Media Metrix[33].
De nombreux projets d'encyclopédie existent (ou ont déjà existé) sur Internet. Certains, tels que la Stanford Encyclopedia of Philosophy[note 33] ou la défunte Nupedia, ont adopté une politique éditoriale traditionnelle, avec par exemple un seul auteur par article. La forte fréquentation de Wikipédia, combinée aux critiques sur son principe de fonctionnement, ont également poussé au développement de projets concurrents. Citizendium est par exemple une encyclopédie en ligne en anglais dirigée par Larry Sanger et publiée sous licence libre. Elle se distingue notamment par l'obligation pour les rédacteurs d'indiquer leur nom et de préciser leurs diplômes. Le 5 décembre 2009, Citizendium propose 12 790 articles, dont 121 ont été approuvés par son système de sélection. À titre de comparaison et à la même date, Wikipédia en anglais propose 3 116 306 articles, dont 2 710 sont présentés comme articles de qualité (featured articles).
L'exemple de Wikipédia a aussi suscité la création de projets plus spécialisés, comme l'encyclopédie thématique Memory Alpha, dédiée à l'univers de Star Trek, ou le site parodique Désencyclopédie. Également inspirée de Wikipédia[34], Wikimini offre un dessein pédagogique à ces nouveaux wikis en proposant aux enfants et adolescents de construire leur propre encyclopédie en ligne[35]. D'autres, tels que Susning[note 34] et l'Enciclopedia Libre, sont des wikis dans lesquels les articles sont écrits par divers collaborateurs sans processus formel de révision. Conservapedia est une encyclopédie collaborative en ligne en anglais, conservatrice et créationniste, construite en réaction à la neutralité de point de vue de Wikipédia en anglais, jugée trop « gauchiste » et « liberal » (au sens américain du terme)[36].
Influencées par le positionnement de Wikipédia sur internet, les Éditions Larousse ont ouvert en mai 2008 le site de leur encyclopédie en ligne à un accès public et gratuit, et développé un espace dédié à des articles rédigés par les internautes[37]. L'encyclopædia Universalis propose aussi une version consultable en ligne, sur un modèle payant par abonnement et reposant sur l'érudition de ses auteurs assumant un parti pris éclairé dans la rédaction des articles. En octobre 2009, un comparatif du magazine Clubic portant sur six encyclopédies en ligne francophones, concluait à la prédominance de Wikipédia dans l'exhaustivité et l'actualisation de ses informations, et d'Universalis dans la pertinence. L'encyclopédie Larousse était perçue comme un compromis viable, mais cumulant aussi les défauts des deux autres modèles[38].
En Chine, le moteur de recherche Baidu a ouvert l'encyclopédie en ligne Baidu Baike le 20 avril 2006. Le contenu, 1,7 million d'articles en juillet 2009, est rédigé par les internautes sinophones qui cèdent leurs droits d'auteur à Baidu. Hudong est une autre encyclopédie en ligne en chinois : reposant sur une technologie Wiki, elle contient, en septembre 2009, 3,23 millions d'articles placés sous copyright. Des systèmes de contrôle assurent sur ces deux sites que des informations jugées inappropriées par le gouvernement de la République populaire de Chine ne sont pas publiées. À titre de comparaison, Wikipédia en chinois contient 270 000 articles en septembre 2009, et son site web a été fréquemment bloqué en Chine populaire, notamment parce qu'elle présentait des articles sur des sujets sensibles comme les manifestations de la place Tian'anmen, le Falun Gong, ou le dalaï-lama.[réf. nécessaire]
Wikipédia a remporté deux prix en mai 2004[note 35]. Le premier était un Golden Nica pour les communautés numériques, qui fut remis par Ars Electronica avec la somme de 10 000 € et une invitation à se présenter au PAE Cyberarts Festival en Autriche, plus tard dans l'année. Le deuxième était un Webby Award dans la catégorie « communauté », remis par l'International Academy of Digital Arts and Sciences, basée à New-York[39]. Wikipédia a également été proposée pour un Webby Award dans la catégorie « meilleures pratiques ». En septembre 2004, la version japonaise de Wikipédia a reçu le Web Creation Award de la part de l'Association des publicitaires japonais. Cette récompense, normalement donnée à des personnes réelles pour de grandes contributions sur le web en japonais, fut acceptée par un contributeur de longue date du projet japonais.
Le 26 janvier 2007, « Wikipédia » a aussi été nommée quatrième meilleure marque par les lecteurs de brandchannel.com, recevant 15 % des voix en réponse à la question « Quelle marque a le plus d'impact sur nos vies en 2006 ? »[40].
En septembre 2008, Wikipédia a reçu le prix Quadriga 2008, également attribué à Boris Tadić, Eckart Höfling et Peter Gabriel. Le prix a été décerné à Jimmy Wales par David Weinberger (en)[41].
En 2009, les Webby Awards classent la création de Wikipédia en 2001 comme l'un des « moments les plus importants de la vie du web ces dix dernières années[42]. »
Selon comScore (en), Wikipédia a acquis une influence mondiale[43]. Selon comScore et Alexa Internet, Wikipédia figure en 2007 et 2008 parmi les dix sites les plus visités dans le monde entier. Parmi ces dix premiers, Wikipédia est l'un des deux sites à but non lucratif avec celui de la Fondation Mozilla[44].
La croissance de Wikipédia a été favorisée par son classement dans les résultats d'une recherche sur Google[45], environ 50 % du trafic des moteurs de recherche vers Wikipédia provenant de Google[46], dont une grande partie est liée à la recherche académique[47].
En avril 2007, le Pew Internet and American Life Project a constaté que le tiers des internautes américains consultaient Wikipédia[48]. En octobre 2006, le site a été estimé à une valeur de marché hypothétique de 580 millions de dollars US s'il y avait des publicités[49].
En juillet 2007, Wikipédia a fait l'objet d'un documentaire de 30 minutes sur la BBC Radio 4[50], qui affirmait que « Wikipédia » était devenu un terme connu par tout le monde, au même titre que « Google », « Facebook » et « YouTube ». Le cinéaste néerlandais IJsbrand van Veelen a créé un documentaire télévisé de 45 minutes en avril 2008, The Truth According to Wikipedia[51].
Le contenu de Wikipédia est utilisé sur des sites webs, dans des devoirs scolaires, dans des études universitaires, des livres, des conférences et des affaires judiciaires[52]. De nombreux sites internet, comme les blogs, les sites officiels ou journalistiques, peuvent proposer des liens complémentaires vers des articles de Wikipédia pour approfondir un sujet. Le contenu figurant sur Wikipédia a également été cité comme une source de référence dans certains rapports de l'Intelligence Community[53].
Certaines réutilisations ont été jugées inappropriées. Aux États-Unis, deux jugements ont été cassés en appel parce qu'un des partis avait présenté du contenu de l’encyclopédie Wikipédia pour soutenir une information : le contenu des articles a été jugé trop volatile pour servir de référence, sans prévaloir de l'exactitude ou non de l'information présentée[54],[55],[56]. Wikipédia est aussi utilisée comme source pour des articles de presse[57], provoquant des polémiques lorsqu'une information erronée et non supportée par une note de référence indiquant sa source, est repris sans vérification par les journalistes[58],[59]. Plusieurs journalistes ont été licenciés pour plagiat de Wikipédia[60],[61],[62].
Wikipédia est devenue un sujet d'actualité, de débat, et de satire dans de nombreux pays. Certaines sources médiatiques font sa satire en insistant sur le manque de fiabilité de Wikipédia, comme par exemple le journal satirique The Onion[63]. D'autres critiquent le fait que tout le monde peut modifier Wikipédia, comme un épisode de The Office, où Michael Scott déclare que « Wikipédia est la meilleure chose de tous les temps. N'importe qui dans le monde peut écrire n'importe quoi sur n'importe quel sujet. ». Des émissions radiophoniques ou télévisées, comme le The Colbert Report par exemple, ont plusieurs fois incités les téléspectateurs à modifier les pages de Wikipédia, parfois pour y inclure des informations volontairement erronées ou fantaisistes. Inversement, l'illustration Protestataire wikipédien de xkcd s'amuse de l'obsession des Wikipédiens à fournir des sources à toutes les affirmations, et dénonce la démagogie des politiques, où dans une foule assistant à un discours politique, un individu brandit une pancarte mettant en doute l'assertion de l'homme politique, et demandant une référence.
La politique de Wikipédia de diffuser du contenu libre, y compris pour nombre de ses illustrations, a eu une petite influence en Italie sur le débat parlementaire relatif aux libertés et à la protection du droit d'auteur. Le 28 septembre 2007, l'homme politique italien Franco Grillini a soulevé une question parlementaire adressée à la ministre des Ressources culturelles et des activités, sur la nécessité d'introduire dans la législation italienne la liberté de panorama telle qu'elle existe dans d'autres pays européens. Il a affirmé que l'absence de cette liberté forçait Wikipédia, « le septième site le plus consulté », à interdire toutes les images de bâtiments modernes et d'art moderne italien, et a déclaré que c'était très handicapant pour les recettes touristiques[64].
Le 16 septembre 2007, The Washington Post a déclaré que Wikipédia était devenue un point central de la campagne électorale de 2008 des États-Unis, en précisant : « Tapez un nom de candidat sur Google et l'un des premiers résultats est une page de Wikipédia, ce qui rend les visites sans doute aussi importantes que les publicités pour définir un candidat. La page des présidentielles est visitée, modifiée, disséquée et débattue de nombreuses fois par jour[65]. » Un article d'octobre 2007 de l'agence Reuters indiquait qu'avoir un article sur Wikipédia commençait à prouver la notoriété d'une personne[66].
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